The Walking Dead: Streets of Survival: J’ai vraiment apprécié The Walking Dead: Streets of Survival. Son gameplay arcade, ses combats contre les rôdeurs et les Sauveurs, ainsi que les différences entre les personnages m’ont permis de passer un excellent moment. Michonne reste mon choix préféré, et j’ai aimé pouvoir améliorer mes personnages pour aborder les niveaux avec davantage de possibilités. – Manga by Will
- Un gameplay arcade très plaisant.
- Des personnages aux styles de combat bien différenciés.
- Un arbre de compétences utile et une progression satisfaisante.
- La Fosse des marcheurs, un défi supplémentaire appréciable.
- Une histoire qui se termine assez rapidement.
- Quelques imprécisions dans la maniabilité pendant les combats.
- Un style en pixel art qui ne conviendra pas à tous les joueurs.
Les beat ’em up en 2D ont ce petit quelque chose qui me plaît : des combats nerveux, des hordes d’ennemis à repousser et une prise en main qui permet d’entrer rapidement dans l’action. Avec The Walking Dead: Streets of Survival, on retrouve cette formule dans l’univers de la célèbre série télévisée, avec des graphismes en pixel art et des affrontements contre les rôdeurs et les hommes de Negan.
De mon côté, j’ai passé un très bon moment. J’aime ce type de jeu et j’ai rapidement accroché à son gameplay. Tout n’est pas parfait, notamment du côté de la maniabilité et de la durée de vie, mais le plaisir est bien présent.
Une histoire qui reprend le fil de la série
Le jeu nous plonge dans l’arc narratif de la Guerre Totale, qui oppose les survivants aux Sauveurs. L’aventure commence après la mort de Carl, à la suite de la morsure qu’il a subie. Les survivants doivent quitter Alexandria, et l’on prend rapidement les commandes de Daryl dans des passages qui ressemblent à des égouts.
Dès les premières minutes, le ton est donné : les combats s’enchaînent contre les hommes de Negan et les rôdeurs. On retrouve ensuite plusieurs lieux emblématiques de la série, dont la décharge où vit le groupe de Jadis. Le jeu reprend ainsi des éléments familiers pour les personnes qui connaissent déjà cet univers.
J’ai apprécié la façon dont l’histoire progresse. Comme j’ai suivi la série, j’ai trouvé la conclusion cohérente avec les événements racontés à l’écran. Le scénario ne cherche pas à réinventer l’univers, mais il offre un fil conducteur qui fonctionne bien avec le format arcade. Je préfère éviter de dévoiler les détails de la fin pour laisser aux joueurs le plaisir de la découvrir.

Des combats à l’ancienne qui fonctionnent bien
Le cœur du jeu repose sur des affrontements en 2D où il faut gérer les ennemis qui arrivent de plusieurs côtés. On alterne les attaques au corps à corps et les armes à distance, tout en faisant attention aux adversaires capables de nous attaquer de loin.
Même en mode normal, il ne faut pas foncer tête baissée. Si l’on ne fait pas attention à son placement ou aux ennemis qui nous entourent, on peut rapidement se retrouver en difficulté. J’ai trouvé cette exigence plutôt agréable, car elle oblige à rester attentif sans transformer chaque combat en épreuve insurmontable.
Le jeu souffre toutefois de quelques imprécisions dans les commandes. Il m’est arrivé de vouloir effectuer une roulade ou frapper un adversaire, puis de me retrouver dans une mauvaise position, parfois derrière lui, sans réussir à enchaîner l’attaque comme prévu. Ce n’est pas catastrophique, mais dans un jeu où le placement est important, ces petites maladresses peuvent casser le rythme.
Quatre personnages, plusieurs façons de se battre
L’un des aspects que j’ai le plus appréciés concerne les différences entre les personnages jouables. Rick, Daryl et Michonne ne se jouent pas de la même manière, et ce n’est pas simplement une question d’apparence.
Michonne est rapidement devenue ma préférée. Son katana permet de privilégier le combat au corps à corps, avec une portée qui m’a semblé plus importante que celle des autres attaques rapprochées. En contrepartie, elle ne peut pas utiliser les autres armes de poing. Comme j’aime être au contact des ennemis, son style me correspondait parfaitement.

Rick se montre plus polyvalent, avec un équilibre entre les attaques rapprochées et les armes à distance. Daryl, de son côté, mise davantage sur le tir grâce à son arbalète, avec suffisamment de flèches pour en faire une véritable option de combat.


Negan se débloque après une première complétion du jeu. J’ai également essayé de le jouer, mais il ne m’a pas autant convaincu. Il frappe plus fort que les autres personnages, mais ses attaques m’ont paru un peu plus lentes. Je lui préfère donc Michonne, même si son style peut intéresser les joueurs qui aiment privilégier la puissance.

Une progression utile et quelques secrets à trouver
Chaque personnage possède son propre arbre de compétences. En gagnant des points, on peut améliorer ses capacités et rendre les combats plus faciles à gérer. J’ai constaté que cette progression avait un véritable impact sur la difficulté, au point que mon deuxième parcours en mode difficile m’a semblé beaucoup plus accessible une fois mon personnage amélioré.

En rejouant certains niveaux pour récupérer les collectibles manquants, j’ai aussi remarqué que le jeu distribuait suffisamment de points pour continuer à faire évoluer son personnage. Si un passage vous pose problème, vous pouvez donc prendre le temps de renforcer vos compétences avant de réessayer. Le mode difficile demande davantage d’attention, mais il reste tout à fait faisable avec un personnage bien développé.

Il faut également fouiller les niveaux pour trouver les objets cachés. Certaines zones secrètes nécessitent de récupérer des clés, ce qui donne une petite raison supplémentaire d’explorer au lieu de foncer systématiquement vers la sortie.
Enfin, The Walking Dead: Streets of Survival propose La Fosse des marcheurs, un mode de survie où il faut affronter des vagues successives d’ennemis. On y rencontre aussi bien des rôdeurs que des hommes de Negan équipés d’armes à feu, capables de vous tirer dessus pendant que vous êtes occupé à combattre d’autres adversaires.
J’ai tenu plus de vingt minutes, éliminé plus de 200 ennemis et traversé environ douze à treize manches. La difficulté augmente au fil de la partie, avec notamment des boss et des mini-boss, dont Negan et un rôdeur équipé de câbles électriques déjà rencontré dans le mode histoire. Ce n’est pas forcément le mode auquel j’ai le plus envie de jouer, mais il apporte un défi supplémentaire bienvenu.

Une réalisation rétro qui ne plaira pas à tout le monde
Le pixel art fait partie intégrante de l’identité du jeu. Personnellement, j’apprécie cette approche en 2D et son esthétique rétro. Elle correspond parfaitement au type de beat ’em up que j’aime retrouver de temps en temps.
Il faut toutefois reconnaître que ce choix artistique ne conviendra pas à tous les joueurs. Ceux qui recherchent des graphismes réalistes ou une réalisation visuelle très moderne risquent de rester sur leur faim. Le jeu assume son style, mais il ne faut pas s’attendre à une adaptation qui cherche à reproduire fidèlement l’apparence de la série à l’écran.
La bande-son accompagne correctement les combats et colle à l’ambiance générale. Elle m’a convenu, même si les morceaux d’ambiance risquent de moins marquer certains joueurs. Elle fait son travail sans devenir un élément majeur de l’expérience.

Une aventure trop courte quand on s’amuse autant
C’est probablement mon principal regret. Le mode histoire se termine assez rapidement, et je me suis retrouvé à la fin alors que j’aurais volontiers continué à jouer. Ce n’est pas forcément un défaut pour les personnes qui préfèrent les aventures courtes, mais quand on accroche autant à la formule, on aimerait avoir quelques niveaux supplémentaires.
Les différents personnages, les arbres de compétences, les collectibles, le mode difficile et La Fosse des marcheurs permettent tout de même de prolonger l’expérience. Il y a donc de quoi revenir après le générique, même si cela ne change pas le fait que la campagne principale m’a paru un peu courte.
Verdict : un beat ’em up très sympathique
J’ai vraiment apprécié The Walking Dead: Streets of Survival. Son gameplay arcade, ses combats contre les rôdeurs et les Sauveurs, ainsi que les différences entre les personnages m’ont permis de passer un excellent moment. Michonne reste mon choix préféré, et j’ai aimé pouvoir améliorer mes personnages pour aborder les niveaux avec davantage de possibilités.
Tout n’est pas parfait : la campagne est assez courte, certaines commandes manquent de précision et la direction artistique ne fera pas l’unanimité. Malgré cela, le jeu sait ce qu’il veut proposer et remplit bien son objectif pour les amateurs de beat ’em up rétro.
Note : 7/10



