Les Carnets de l’apothicaire Tome 3 : Un banquet, une soupe empoisonnée et Mao Mao en première ligne

Les Carnets de l'apothicaire Tome 3 : Un banquet, une soupe empoisonnée et Mao Mao en première ligne

Un grand banquet où tout le monde sourit, c’est souvent l’endroit idéal pour cacher ce qu’on ne veut pas montrer. Ce troisième volume joue justement là-dessus, en plaçant l’histoire au milieu des personnalités les plus importantes de la cour. Le rythme s’accélère, les regards deviennent plus lourds de sens et chaque invité semble avoir quelque chose à dissimuler. La série garde son charme habituel, avec ses touches d’humour et son héroïne hors du commun, mais elle montre aussi qu’elle sait créer une vraie atmosphère de huis clos. On découvre davantage le fonctionnement de la cour intérieure, ses habitudes et ses règles non écrites, ce qui rend l’univers encore plus riche et immersif.

Après avoir réussi à sauver Lifa, Mao Mao est invitée à la réception d’hiver, un grand banquet qui réunit les personnalités les plus importantes de la cour intérieure. La jeune apothicaire s’y rend à la fois comme dame de compagnie et comme goûteuse de Gyokuyo. Devant une assemblée stupéfaite, elle déguste une soupe empoisonnée, qui n’était pas destinée à sa maîtresse. La cible semble être Lishu, la cadette des quatre concubines. Quelle vérité se cache derrière cette étrange manigance ?

J’ai trouvé ce tome vraiment prenant, parce qu’il change un peu de ton par rapport au précédent. On quitte l’enquête centrée sur une patiente pour entrer dans une vraie intrigue de cour, où chaque détail compte : qui était assis où, qui a servi quoi, qui avait intérêt à agir. J’aime beaucoup la façon dont Mao Mao raisonne, toujours avec ses connaissances d’apothicaire et son sens de l’observation, sans jamais chercher à se mettre en avant. Elle reste fidèle à elle-même, entre curiosité scientifique un peu étrange et franc-parler, et ça donne des moments à la fois drôles et captivants. Le récit montre aussi très bien la pression qui pèse sur les concubines, leur rang à défendre et les rivalités qui se cachent derrière la politesse, ce qui ajoute une vraie profondeur aux personnages.

Visuellement, c’est un plaisir. Nekokurage rend le banquet très vivant, avec des tenues soignées, des ambiances de fête et des expressions qui racontent beaucoup de choses sans un mot. L’univers, inspiré de la Chine impériale, est détaillé avec précision et donne l’impression de vraiment plonger dans une cérémonie de cour. J’ai aussi apprécié le mélange entre moments de tension et petites respirations plus légères, qui évitent à l’histoire de devenir pesante. C’est un tome qui donne envie de comprendre la suite, de relire certaines scènes pour repérer les indices, et qui confirme que la série sait renouveler son suspense sans perdre ce qui la rend si attachante.

By atris

Lectrices assidue depuis très longtemps qui lit de tout ! Je lis aussi du Webtoon ! 🫶

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