Versus Tome 4 : Hallow au bord du gouffre !
Édité chez Pika, Versus poursuit avec ce quatrième tome son concept de science-fiction et de fantasy toujours plus ambitieux, porté par le scénario de ONE (One-Punch Man, Mob Psycho 100) et le dessin de Kyôtarô Azuma. Après trois tomes qui n’ont cessé de multiplier les fronts et les menaces, la série franchit ici un nouveau cap dans son ampleur, en élargissant encore davantage sa galerie de mondes et d’ennemis à affronter. Un tome qui confirme, une fois de plus, la radicalité de l’approche narrative de ONE, qui n’épargne ni ses personnages ni ses lecteurs.

Pour fuir le giga-kaijû, les démons et les aliens, Zeyvi est contraint d’utiliser le mégacercle de téléportation pour transporter les survivants vers une nouvelle zone… celle du monde des hors-la-loi ! Mais si les ennemis naturels de ce nouveau monde peuvent sembler plus simples à combattre que ceux rencontrés jusque-là, ils n’en ont pas moins conduit toute une planète au bord de l’extinction, et les parasites ont déjà infecté plusieurs des survivants. De son côté, Hallow, resté en arrière, se retrouve en plein chaos aux côtés de Pakkia, Groingroin et le mystérieux Bastz, leur seul refuge étant une forêt appartenant au monde de la nature sauvage.

Ce tome marque une nouvelle intensification du récit, aussi bien dans son intrigue que dans son ton général. L’univers, déjà sombre depuis le départ, devient encore plus impitoyable ici, avec des choix moraux difficiles qui pèsent sur les personnages, notamment cette question glaçante de savoir s’il faut infecter d’autres humains pour espérer survivre. ONE reste fidèle à son approche narrative sans concession, où la tension ne redescend jamais vraiment et où la survie de chacun semble constamment menacée.

La multiplication des mondes et des ennemis continue aussi de montrer l’ambition de la série, qui refuse de se reposer sur ses acquis d’un tome à l’autre. Le fait de suivre plusieurs groupes de personnages séparés, comme celui de Hallow coincé dans un tout autre environnement, permet de garder un vrai dynamisme dans le récit sans jamais tourner en rond. Un tome qui confirme que Versus n’a pas peur d’aller loin dans la noirceur, tout en gardant une vraie cohérence dans la construction de son univers.



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