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[Chronique Manga] Mashle !

[Chronique Manga] Mashle !

Et si la force brute pouvait tout simplement écraser la magie ? C’est le pari totalement décomplexé que fait Hajime Kōmoto avec Mashle: Magic and Muscles, une série qui a su se tailler une place de choix dans le paysage shōnen ces dernières années. Entre son humour absurde, son rythme effréné et son twist aussi simple que redoutablement efficace, le manga a rapidement conquis un public bien au-delà des amateurs de comédie pure. Alors, recette ou véritable pépite du genre ? On vous dit tout dans cette chronique.

En France, Mashle: Magic and Muscles est publié depuis avril 2021 par Kazé, label qui devient ensuite Crunchyroll en cours de série, avec une sortie du premier tome le 7 avril 2021. La série complète compte 18 tomes, parus jusqu’en 2023, et s’accompagne de plusieurs déclinaisons éditoriales : coffrets découverte (tomes 1 à 3), éditions collector avec goodies (stands acryliques, posters, badges, jaquettes réversibles) pour certains volumes comme les tomes 11, 14 ou 18, ainsi que des romans annexes tirés de l’univers (comme Mash Burnedead et le livre des aventures), parfois proposés en coffret avec le tome correspondant. L’ensemble est classé shōnen, recommandé à partir de 12 ans, et reste porté par les mêmes genres qui font le sel de la série : action, aventure, comédie et fantastique.

Mashle: Magic and Muscles est un manga écrit et dessiné par Hajime Kōmoto, prépublié dans le Weekly Shōnen Jump, qui se déroule dans un monde où la magie détermine le statut social de chacun sauf pour Mash Burnedead, élevé isolé en forêt par son père adoptif, qui en est totalement dépourvu et a développé à la place une force physique hors norme à force d’entraînement. Découvert par les autorités, il n’a d’autre choix que d’intégrer une école de magie, où il devra dissimuler son secret et viser le titre de « Divine Visionary » réservé aux élèves d’exception, tout en affrontant magiciens rivaux et complots, prouvant qu’à défaut de sortilèges, les muscles peuvent suffire à triompher.

Un pur shot d’énergie comique qui assume totalement son concept absurde du début à la fin. Hajime Kōmoto ne cherche jamais à justifier intellectuellement son postulat what if Harry Potter rencontrait One Punch Man : il l’embrasse à fond et en tire un humour redoutablement efficace, porté par un sens du timing et de l’exagération visuelle vraiment jouissif. Le trait est dynamique, lisible, et sait autant se mettre au service du gag que des scènes d’action, qui gagnent en spectaculaire au fil des tomes sans jamais perdre leur second degré.

Ce qui surprend agréablement, c’est que sous ses airs de parodie potache, la série distille aussi des thèmes plus sombres (eugénisme, exclusion, hiérarchie sociale) sans jamais alourdir le propos ni trahir son ton principal. L’équilibre entre légèreté et fond critique est bien dosé, et le tout se lit à toute vitesse. Un vrai plaisir décomplexé pour qui cherche un shōnen qui ne se prend pas au sérieux tout en sachant où il va.

Lectrices assidue depuis très longtemps qui lit de tout ! Je lis aussi du Webtoon ! 🫶