[Test] Copa City – Beaucoup de gestion, pas assez de plaisir
- Un concept original
- Une approche différente des jeux de gestion classiques
- Un thème qui parlera aux amateurs de football
- Tutoriel beaucoup trop long
- Mécaniques répétitives
- Certaines explications manquent de clarté
- Peu de renouvellement dans le gameplay
- L’intérêt retombe très rapidement
Copa City: Copa City part d’une excellente idée. Malheureusement, derrière ce concept original se cache une expérience qui peine à maintenir l’intérêt sur la durée. Entre un tutoriel beaucoup trop long, des mécaniques répétitives et un manque de renouvellement constant, je me suis rapidement retrouvé à jouer par obligation plutôt que par plaisir. – Manga by Will
Synopsis
Copa City propose une idée plutôt originale : au lieu de construire une ville classique, le jeu vous demande de gérer tout ce qui entoure un grand événement sportif.
Votre objectif est de préparer la ville à accueillir des milliers de supporters en assurant leur sécurité, leur confort et leur divertissement avant le match. Restaurants, commerces, animations, transports, sécurité… tout doit être organisé pour que l’événement soit une réussite.
Sur le papier, l’idée est séduisante et se démarque immédiatement des jeux de gestion plus traditionnels.
Malheureusement, la pratique est beaucoup moins convaincante.
Une idée qui donne envie
Lorsque j’ai lancé Copa City, j’étais plutôt curieux.
J’aime le football et j’apprécie généralement les jeux de gestion. L’idée de devoir préparer une ville entière à l’arrivée de milliers de supporters avait donc tout pour me plaire.
Pour une fois, il ne s’agissait pas simplement de construire des routes ou d’agrandir une ville, mais de gérer toute l’expérience des visiteurs avant un match.
Le concept sort clairement de l’ordinaire et c’est probablement sa plus grande qualité.
Un tutoriel interminable
Le premier problème apparaît très rapidement.
Le tutoriel est beaucoup trop long.
Après plusieurs heures de jeu, j’avais encore l’impression d’être dans une phase d’apprentissage permanente. Le jeu ajoute régulièrement de nouvelles informations, de nouveaux bâtiments et de nouvelles contraintes, au point que le rythme devient particulièrement lourd.
Le pire, c’est que malgré cette durée excessive, certaines mécaniques restent finalement mal expliquées.
Je me suis retrouvé plusieurs fois bloqué simplement parce que le jeu ne m’avait pas clairement indiqué comment faire pour avancer.
Un tutoriel est censé donner envie de découvrir la suite. Ici, il a surtout réussi à épuiser ma patience.




Une boucle de gameplay trop répétitive
Le véritable problème de Copa City est là.
Très rapidement, toute la gestion tourne autour des mêmes priorités :
- la sécurité ;
- la nourriture ;
- le divertissement.
Au début, cela fonctionne plutôt bien. On découvre les systèmes, on teste différentes approches et on cherche à optimiser ses résultats.
Mais au bout d’un moment, le jeu semble incapable de se renouveler.
J’ai eu le sentiment d’avoir compris l’essentiel de la boucle de gameplay après seulement quelques dizaines de minutes. La suite consiste surtout à répéter les mêmes actions avec quelques ajustements mineurs.
Le problème n’est pas que les mécaniques soient compliquées.
Le problème est qu’elles deviennent rapidement prévisibles.
Beaucoup d’investissement pour peu de récompense
Après quatre à cinq heures de jeu, je n’avais toujours pas le sentiment que le jeu avait réellement décollé.
Chaque nouvelle étape me demandait davantage de gestion sans jamais me procurer la satisfaction que j’attends habituellement d’un jeu du genre.
Dans un bon jeu de gestion, j’aime observer les conséquences de mes décisions et voir progressivement mon projet prendre vie.
Ici, j’avais surtout l’impression de remplir des objectifs successifs sans ressentir de véritable progression.
C’est probablement ce qui m’a poussé à arrêter avant même d’atteindre le premier match.
Non pas parce que le jeu était difficile.
Simplement parce que je n’avais plus envie de continuer.



Une bonne idée qui manque de profondeur
C’est probablement ce qui résume le mieux mon expérience.
On sent que les développeurs ont cherché à proposer quelque chose de différent.
L’idée de gérer l’environnement d’un événement sportif plutôt que le match lui-même est intéressante et mérite d’être saluée.
Mais le jeu peine à exploiter pleinement son concept.
À force de répéter les mêmes tâches et de tourner autour des mêmes mécaniques, l’expérience finit par devenir monotone bien plus rapidement qu’elle ne le devrait.
Verdict
Copa City part d’une excellente idée.
Malheureusement, derrière ce concept original se cache une expérience qui peine à maintenir l’intérêt sur la durée.
Entre un tutoriel beaucoup trop long, des mécaniques répétitives et un manque de renouvellement constant, je me suis rapidement retrouvé à jouer par obligation plutôt que par plaisir.
J’avais envie d’aimer ce jeu. J’avais même l’impression qu’il avait du potentiel.
Mais après plusieurs heures passées dessus, je n’avais plus aucune envie de découvrir la suite.
Une bonne idée de départ ne suffit pas toujours à faire un bon jeu.
Note : 3/10





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