Une première mission loin d’être tranquille
Prendre le volant d’un camion de 40 tonnes n’est déjà pas forcément une partie de plaisir. Alors quand la route commence à se détériorer, que le vent souffle fort et que des arbres se retrouvent en travers du chemin, ça devient tout de suite une autre histoire. C’est pourtant dans ces conditions que j’ai découvert Road Kings à la Gamescom, et je dois dire que le jeu m’a beaucoup plus amusé que ce que j’imaginais.
Pendant ma session, j’ai pu parcourir deux ou trois missions, avec à chaque fois une situation différente. La première était clairement la plus spectaculaire. Une grosse tempête faisait rage, les vents étaient particulièrement violents, des arbres étaient tombés sur la route et certaines portions de la chaussée étaient carrément en train de se dégrader. Il fallait donc avancer avec énormément de prudence et surtout éviter de faire n’importe quoi avec le camion.
Ici, mieux vaut prendre son temps
C’est assez rapidement que j’ai compris le principe de Road Kings : ici, il ne faut surtout pas être pressé. Le but est bien évidemment d’emmener sa cargaison d’un point A à un point B, mais la manière dont on y arrive compte énormément. La vitesse, les dégâts subis par le camion et différents objectifs viennent notamment influencer notre progression. Plus on conduit proprement, plus on est récompensé.
La deuxième mission était beaucoup plus calme. Il fallait simplement transporter une cargaison jusqu’à sa destination, et le trajet semblait plutôt tranquille. Mais une fois arrivé près du bâtiment où je devais déposer ma cargaison, la situation s’est un peu compliquée. Le terrain était suffisamment accidenté pour faire bouger le camion dans tous les sens pendant que je devais en faire le tour. Rien de vraiment difficile à condition de rester calme, mais une nouvelle fois, le jeu me rappelait qu’un camion ne se conduit pas comme une voiture.
Et il faut aussi penser à la remorque
Et c’est encore plus évident avec la remorque. Dans les virages, il faut penser à son comportement et à l’espace dont on dispose, notamment lorsqu’on doit effectuer des manœuvres plus serrées. La dernière mission que j’ai faite consistait justement à ramener le camion à la base. Le trajet était plutôt tranquille, mais il fallait ensuite réussir à se garer en marche arrière. Ce n’est pas forcément compliqué, mais ça demande forcément un peu plus de précision quand on a plusieurs dizaines de tonnes derrière soi.
J’ai vraiment apprécié cette approche parce que le jeu pousse à être attentif en permanence. Tu peux très bien vouloir gagner du temps et prendre un virage trop rapidement, mais tu risques alors de faire des dégâts et de perdre une partie de tes points. À l’inverse, prendre son temps et bien gérer son véhicule est beaucoup plus gratifiant.

Un réalisme qui m’a agréablement surpris
Road Kings m’a aussi surpris par son réalisme général. Les routes, les conditions météo, le comportement du camion et la présence de la remorque donnent vraiment l’impression de devoir conduire un véhicule beaucoup plus imposant qu’une simple voiture. Je m’attendais à quelque chose de beaucoup plus austère, mais après ces quelques missions, j’ai trouvé l’expérience étonnamment fun.
La version complète doit aller encore plus loin avec une progression permettant de partir d’un simple chauffeur indépendant et de développer progressivement son activité de transport. Le jeu nous fera également parcourir les routes inspirées du sud des États-Unis, entre notamment la Floride et la Géorgie, avec différentes conditions et événements qui viendront perturber nos trajets.
Quelques missions auront suffi
Je n’ai finalement eu besoin que de quelques missions pour comprendre pourquoi Road Kings m’a agréablement surpris. Il faut conduire doucement, anticiper, surveiller son camion et surtout accepter que tout ne puisse pas aller aussi vite qu’on le voudrait. Avec un 40 tonnes entre les mains, vouloir jouer au plus malin sur la route n’est clairement pas la meilleure stratégie.


