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[Test] Metal Gear Solid 4: Guns of the Patriots – Master Collection – Près de 20 ans après, Snake n’a toujours pas dit son dernier mot

Metal Gear Solid 4: Guns of the Patriots: Metal Gear Solid 4: Guns of the Patriots reste une aventure qui m’a fait énormément plaisir à retrouver. Oui, le jeu accuse forcément le poids des années sur certains aspects. Oui, son histoire demande de connaître la saga et ses longues cinématiques ne conviendront clairement pas à tout le monde. Mais pour quelqu’un qui connaît Metal Gear Solid et qui accepte de replonger dans son univers, MGS4 conserve une vraie force. Manga by Will

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von 10
2026-09-23T02:52:38+02:00
Les +
  • Une histoire toujours aussi prenante
  • Une bande-son exceptionnelle
  • Des personnages et des boss particulièrement marquants
  • Un gameplay d’infiltration toujours efficace
  • Une aventure qui reste impressionnante près de 20 ans après sa sortie
Les –
  • Une qualité d’image qui accuse son âge
  • Des cinématiques parfois extrêmement longues
  • Une histoire très liée aux précédents épisodes

Il y a des jeux qu’on termine une fois, puis qu’on range dans un coin de sa mémoire. Et puis il y a ceux qu’on retrouve des années plus tard avec cette petite appréhension : est-ce que ça va toujours fonctionner aujourd’hui ?

Metal Gear Solid 4: Guns of the Patriots fait clairement partie de la deuxième catégorie pour moi. J’avais découvert le jeu sur PS3 à sa sortie en 2008, et je l’avais déjà terminé plusieurs fois à l’époque. Mais depuis, je n’y avais plus vraiment touché. Le jeu n’était jamais arrivé sur PS4 ou PS5, et avec les années, forcément, certains souvenirs avaient commencé à disparaître.

Alors quand j’ai enfin eu l’occasion de replonger dans MGS4 avec cette Master Collection, j’étais forcément curieux de voir ce que j’allais ressentir. Et après cette nouvelle partie, une chose est certaine : malgré ses presque vingt ans, le jeu m’a encore une fois embarqué.

Et surtout, je ne l’ai pas redécouvert exactement de la même manière.

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Une redécouverte qui fait vraiment plaisir

Revenir dans Metal Gear Solid 4 après autant de temps, c’est un peu comme rouvrir un vieux dossier dont on connaît déjà le contenu, mais dont on a oublié une bonne partie des détails.

Je savais évidemment où j’allais, je connaissais les personnages principaux et plusieurs événements importants. Mais entre ma première partie et aujourd’hui, énormément de choses avaient été oubliées. Certains personnages, certaines situations, certains enjeux… tout ça était beaucoup moins clair dans ma tête.

Et finalement, c’est presque ce qui m’a le plus plu dans cette nouvelle partie.

J’ai eu l’impression de redécouvrir le jeu tout en retrouvant une histoire que j’avais déjà aimée. Les briefings avant les missions participent beaucoup à cette sensation. Ils permettent de remettre les événements en place, de comprendre ce qui est en train de se passer et surtout de replacer Snake dans tout ce gigantesque conflit.

C’est un jeu qui demande de l’attention, mais cette fois, j’étais beaucoup plus concentré sur ce qu’il racontait.

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Une histoire toujours aussi prenante

L’histoire de MGS4 reste, pour moi, l’une de ses grandes forces.

On retrouve un Snake vieillissant, marqué physiquement par les années, dans un monde où la guerre a énormément évolué. Les conflits ne ressemblent plus vraiment à ceux qu’on connaissait auparavant et les intérêts militaires, économiques et politiques sont devenus complètement liés.

Le scénario est évidemment très connecté aux épisodes précédents. On retrouve énormément de personnages, de situations et de références qui prennent encore plus de sens lorsqu’on connaît la saga.

Et justement, cette nouvelle partie m’a permis de réaliser à quel point j’avais oublié certaines choses.

Il y a des passages que je regardais probablement différemment quand j’étais plus jeune. Je voyais surtout l’action, Snake, les combats et les personnages que j’aimais. Aujourd’hui, je me suis beaucoup plus attardé sur ce que le jeu essayait réellement de raconter derrière tout ça.

Et ça m’a permis de profiter de l’histoire d’une manière différente.

Une dimension politique que je comprends beaucoup mieux aujourd’hui

C’est probablement l’un des aspects qui m’a le plus marqué pendant cette redécouverte.

Il y a 18 ans, tout le côté politique, militaire et géopolitique de Metal Gear Solid 4 était déjà présent. Je ne peux pas dire que je m’en fichais, parce que je regardais évidemment les scènes et je suivais l’histoire. Mais je n’étais clairement pas concentré dessus de la même manière.

À l’époque, certaines discussions autour de la guerre, des intérêts militaires, des sociétés privées ou du contrôle des soldats passaient beaucoup plus facilement au second plan pour moi.

Aujourd’hui, c’est complètement différent.

Cette fois, j’ai vraiment suivi le sujet de A à Z. J’ai pris le temps de comprendre ce que le jeu racontait autour de la guerre et de la manière dont celle-ci est devenue une véritable industrie. Les conflits sont liés aux intérêts économiques, les soldats sont contrôlés, les sociétés militaires privées prennent une place énorme et tout un système se met en place autour de la gestion de la guerre.

Et forcément, avec 18 années de recul et une autre manière de regarder ce genre de sujets, certains passages prennent une autre dimension.

C’est intéressant parce que le jeu, lui, n’a pas changé. C’est moi qui ai changé entre les deux parties.

Là où je pouvais autrefois regarder certaines scènes politiques en attendant simplement de retrouver Snake sur le terrain, cette fois je voulais réellement comprendre ce qui était expliqué. Je me suis beaucoup plus intéressé aux enjeux derrière les combats, aux relations entre les différents acteurs et à cette idée d’un monde dans lequel la guerre est devenue un business extrêmement contrôlé.

Et c’est probablement l’un des meilleurs exemples de ce que cette nouvelle partie m’a apporté : je n’ai pas seulement retrouvé un jeu que j’aimais, j’ai aussi découvert certaines choses que je n’avais pas forcément suffisamment regardées à l’époque.

Des cinématiques qui ne m’ont jamais dérangé

C’est probablement le point qui va diviser le plus les joueurs.

Metal Gear Solid 4 est connu pour ses très longues cinématiques, et certaines peuvent réellement durer un bon moment. Le jeu peut parfois passer énormément de temps sans te demander de jouer.

Personnellement, ça ne m’a absolument pas dérangé.

Au contraire, cette fois, j’ai presque regardé le jeu comme un film. Comme j’avais oublié beaucoup d’éléments de l’histoire, ces longues séquences m’ont permis de remettre tout le dossier Metal Gear dans ma tête.

Je comprends parfaitement que ça puisse poser problème à certains joueurs. Si on attend une expérience très centrée sur l’action et l’infiltration, rester plusieurs minutes devant une scène peut casser le rythme.

Mais dans mon cas, je n’ai jamais ressenti cette frustration.

Et même la fin en est probablement le meilleur exemple. J’ai terminé le dernier véritable combat autour de 23 heures, et le jeu ne s’est officiellement terminé qu’un peu après minuit. Il y a encore énormément de choses qui se passent après le combat final.

Personnellement, j’ai apprécié ce moment jusqu’au bout.

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Snake, Liquid et toutes ces retrouvailles

Metal Gear Solid 4 fonctionne aussi énormément grâce à ses personnages.

Retrouver Snake, évidemment, mais aussi revoir des visages connus de la saga donne constamment cette impression de conclure quelque chose qui avait commencé plusieurs années auparavant.

Et parmi toutes ces retrouvailles, il y en a une qui m’a particulièrement fait plaisir : Raiden.

J’ai toujours beaucoup aimé le personnage, et le revoir dans MGS4 après Metal Gear Solid 2 m’a vraiment fait quelque chose. Son rôle a évidemment énormément évolué depuis sa première apparition, et le voir revenir de cette manière est l’un des moments que j’ai particulièrement apprécié.

Vamp est également intéressant. Son histoire est bien développée et son passé permet de mieux comprendre le personnage. Mais personnellement, je l’ai toujours davantage associé à Raiden qu’à Snake, notamment parce que leurs affrontements sont très liés.

Et puis il y a toutes les autres rencontres qui permettent à MGS4 de fonctionner comme une sorte de point de convergence de la saga.

La Beauty and the Beast Unit, quatre boss qui marquent

Parmi les différents affrontements du jeu, les quatre membres de la Beauty and the Beast Unit m’ont particulièrement marqué.

On retrouve :

  • Laughing Octopus
  • Raging Raven
  • Crying Wolf
  • Screaming Mantis

J’ai vraiment apprécié ces quatre affrontements, notamment parce que le jeu ne s’arrête pas simplement à leur défaite.

Après chaque combat, on découvre une partie de leur histoire et de ce qu’elles ont vécu. Et forcément, ça change la manière dont on regarde ces personnages.

Ce ne sont plus simplement quatre boss que l’on doit battre pour avancer.

On comprend progressivement comment elles ont été amenées jusqu’ici et pourquoi elles sont devenues ce qu’elles sont. Ça donne davantage de poids à ces rencontres et ça les rend beaucoup plus mémorables.

J’ai d’ailleurs davantage apprécié ces quatre personnages que Vamp, justement parce que le jeu prend davantage le temps de raconter leur passé après les affrontements.

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Un dernier combat qui porte bien son nom

Et évidemment, impossible de parler de MGS4 sans parler de son affrontement final contre Liquid Ocelot.

J’ai vraiment aimé ce combat.

Déjà parce qu’il arrive après tout ce que le jeu vient de nous faire traverser, mais aussi parce que le combat est construit en plusieurs étapes.

Il y a quatre phases, et chacune fait référence à un épisode différent de la saga.

La première renvoie à Metal Gear Solid premier du nom. La deuxième fait référence à Metal Gear Solid 2. La troisième reprend l’identité de Metal Gear Solid 3, avant que la quatrième ne revienne sur Metal Gear Solid 4.

Et ce détail musical fonctionne vraiment bien.

On a presque l’impression de parcourir toute l’histoire de la saga à travers ce dernier affrontement. Mais ce n’est pas uniquement une référence faite pour les fans : l’évolution du combat accompagne aussi la difficulté.

Les premières phases deviennent progressivement plus compliquées, jusqu’à arriver à la dernière.

Et cette quatrième partie est justement très différente. Snake et Liquid sont complètement épuisés. On n’est plus vraiment dans un combat classique avec toutes les mécaniques précédentes. On arrive plutôt sur un dernier face-à-face entre deux hommes qui n’ont pratiquement plus rien à donner.

J’ai trouvé cette construction particulièrement réussie.

La musique, les références aux épisodes précédents, l’évolution de la difficulté et l’état des deux personnages donnent à ce combat une vraie sensation de conclusion.

Une infiltration qui fonctionne encore

Malgré son âge, Metal Gear Solid 4 reste très agréable à jouer.

Les mécaniques d’infiltration fonctionnent toujours bien, et j’ai notamment apprécié pouvoir jouer en essayant de ne tuer personne.

C’est d’ailleurs comme ça que j’ai abordé une bonne partie de mon aventure.

Certaines situations deviennent forcément plus compliquées quand on cherche à éviter les éliminations. La rencontre avec Meryl et son équipe, notamment, m’a donné quelques passages assez tendus avec les Raven Troopers.

Les contrôles montrent leur âge, ça ne fait aucun doute. On sent que le jeu vient d’une autre époque et qu’il a été pensé autour de mécaniques qui ont depuis beaucoup évolué.

Mais je n’ai jamais eu l’impression que le gameplay était mauvais ou injouable aujourd’hui.

Il faut simplement accepter qu’on joue à un jeu de 2008.

Et comme je suis directement parti sur la difficulté la plus élevée disponible, je n’ai évidemment pas eu l’impression que le jeu me laissait complètement tranquille.

Je ne peux pas non plus tirer de conclusions sur tous les comportements de l’intelligence artificielle selon les différents niveaux de difficulté, puisque je n’ai pas fait le jeu dans toutes ces conditions. Mais dans ma partie, les situations où je cherchais réellement à éviter les ennemis pouvaient devenir assez tendues.

Une bande-son qui reste exceptionnelle

S’il y a bien un domaine dans lequel MGS4 continue de me mettre d’accord immédiatement, c’est la musique.

La bande-son est monstrueuse.

Je suis complètement fan de l’ambiance musicale de Metal Gear Solid et ce quatrième épisode possède énormément de morceaux qui accompagnent parfaitement les différentes situations.

La musique sait être présente pendant les phases d’infiltration, pendant les moments plus calmes, dans les scènes importantes et évidemment pendant les affrontements.

Et j’ai aussi beaucoup aimé retrouver l’iPod de Snake.

Pouvoir récupérer différentes musiques et les écouter pendant l’aventure est un petit ajout que j’apprécie toujours autant. Ça permet aussi de retrouver certains morceaux de la saga tout en jouant.

Et avec le recul, certains passages musicaux prennent même encore plus de sens, notamment ce combat final qui traverse musicalement plusieurs épisodes de Metal Gear Solid.

Sur ce point, je n’ai vraiment pas grand-chose à reprocher au jeu.

Une image qui montre forcément son âge

C’est probablement le principal élément qui risque de poser problème à quelqu’un qui découvre MGS4 aujourd’hui.

Même avec cette version adaptée aux plateformes modernes, on voit très clairement que le jeu vient de 2008.

Les textures, les modèles, certaines animations et plus généralement la qualité de l’image ont forcément pris un coup avec les années.

Pour quelqu’un qui est habitué aux productions actuelles, le choc peut être assez important.

Personnellement, ça ne m’a pas empêché de profiter du jeu. Je savais parfaitement dans quoi je me lançais et, connaissant déjà MGS4, je suis beaucoup plus attaché à ce qu’il raconte qu’à son rendu technique.

Mais il faut quand même le dire : visuellement, le poids des années est bien présent.

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Une aventure qui demande de connaître Metal Gear

C’est à la fois une force et une difficulté pour ce quatrième épisode.

MGS4 est tellement connecté aux jeux précédents qu’une personne qui débarque directement ici risque forcément de se retrouver avec énormément d’informations à assimiler.

Personnages, relations, événements passés, organisations, conflits, références… le jeu part du principe qu’on possède déjà une bonne partie des connaissances nécessaires.

Pour moi, c’est évidemment l’inverse.

Connaître la saga m’a permis de profiter énormément de toutes ces retrouvailles. Chaque personnage que je reconnaissais, chaque référence à un épisode précédent ou chaque élément qui revenait dans l’histoire avait une importance particulière.

Mais pour quelqu’un qui découvre Metal Gear avec MGS4, l’expérience peut être beaucoup plus compliquée.

Et c’est probablement l’un des rares cas où le fait d’avoir autant de connaissances sur la saga change réellement la manière dont on profite du jeu.

Une aventure qui impressionne encore aujourd’hui

Après environ 22 heures passées sur cette nouvelle partie, mon impression reste extrêmement positive.

Je savais que j’aimais Metal Gear Solid 4 avant de commencer cette redécouverte. J’avais déjà terminé le jeu plusieurs fois et j’en gardais forcément de très bons souvenirs.

Mais ce qui m’a surpris, c’est de voir à quel point le jeu arrivait encore à m’embarquer aujourd’hui.

Il y a évidemment des éléments qui montrent son âge. L’image n’est plus au niveau des productions actuelles, les contrôles ont vieilli et les cinématiques peuvent être extrêmement longues pour certains joueurs.

Mais derrière ça, il reste une aventure particulièrement ambitieuse.

Une histoire dense, des personnages marquants, des affrontements qui restent en tête, une bande-son exceptionnelle et cette volonté permanente de faire le lien avec tout ce qui s’est passé avant.

Et surtout, cette nouvelle partie m’a permis de regarder MGS4 avec un œil différent.

Il y a 18 ans, je regardais surtout le jeu comme un énorme épisode de Metal Gear Solid avec Snake, ses combats, ses personnages et ses moments forts.

Aujourd’hui, j’ai beaucoup plus regardé tout ce qu’il y avait derrière. La guerre, les intérêts économiques, le contrôle des soldats, les enjeux politiques et militaires… des éléments que je voyais déjà à l’époque, mais auxquels je n’accordais clairement pas la même attention.

Et c’est probablement ce que je retiendrai le plus de cette redécouverte.

Le jeu n’a pas changé.

Mais moi, oui.

Verdict

Metal Gear Solid 4: Guns of the Patriots reste une aventure qui m’a fait énormément plaisir à retrouver.

Oui, le jeu accuse forcément le poids des années sur certains aspects. Oui, son histoire demande de connaître la saga et ses longues cinématiques ne conviendront clairement pas à tout le monde.

Mais pour quelqu’un qui connaît Metal Gear Solid et qui accepte de replonger dans son univers, MGS4 conserve une vraie force.

Cette nouvelle partie m’a surtout permis de redécouvrir un jeu que je pensais déjà connaître par cœur. Certains personnages m’ont de nouveau marqué, certains combats m’ont encore fait plaisir et plusieurs éléments de l’histoire ont pris une autre dimension avec mon regard d’aujourd’hui.

Et après presque 20 ans, retrouver Snake dans cette aventure avec autant de plaisir, c’est déjà quelque chose.

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Venu d’un autre univers afin d’acquérir de nouvelles pièces pour sa gigantesque collection d’objets précieux, Will est arrivé parmi nous depuis 36 ans environ. Attention à son œil d’expert qui ne laisse rien passer, il voit tout!