Mulan : Une version plus sérieuse et plus guerrière de la légende chinoise

Mulan : Une version plus sérieuse et plus guerrière de la légende chinoise

Après La Belle et la Bête et Aladdin, Disney s’attaque à un autre de ses grands classiques des années 90 avec Mulan, réalisé par Niki Caro. Prévu d’abord en salles, le film a vu sa sortie bousculée en 2020 et s’est retrouvé sur Disney+, ce qui a beaucoup fait parler de lui. Liu Yifei y tient le rôle principal, entourée de noms connus comme Donnie Yen, Jet Li et Gong Li. Le film prend un pari clair : oublier le ton léger du dessin animé pour raconter la légende de façon plus sérieuse, plus proche du film d’aventure et d’arts martiaux.

Depuis toute petite, Mulan a une énergie et une force qui font d’elle une enfant à part, mais dans son village, on attend d’une jeune fille qu’elle reste discrète et qu’elle trouve un bon mari. Quand l’Empereur ordonne que chaque famille envoie un homme rejoindre l’armée pour repousser une invasion venue du nord, son père, déjà âgé et blessé, est appelé à partir. Pour lui éviter une mort quasi certaine, Mulan prend en secret son épée et son armure, et part à sa place en se faisant passer pour un homme. Elle doit alors apprendre à se battre au milieu de ses camarades, sans jamais dévoiler qui elle est.

Sur le plan visuel, Mulan est une vraie réussite. Les paysages sont superbes, les costumes très soignés et les scènes de combat ont de l’allure, avec des mouvements fluides qui rappellent le cinéma d’arts martiaux chinois. Liu Yifei est convaincante dans les scènes d’action, et la présence de Donnie Yen ou de Gong Li donne du poids à l’ensemble. On sent aussi une vraie envie de traiter le sujet avec respect, et certaines séquences, comme les batailles dans la neige, sont très marquantes.

Le film souffre pourtant d’un vrai manque de chaleur. Sans chansons, sans humour et sans le petit compagnon qui faisait sourire dans le dessin animé, il devient un peu froid, et on s’attache moins à Mulan que ce que l’on aurait voulu. Le personnage est presque trop douée dès le départ, ce qui enlève une partie de la tension et de l’évolution. Les méchants, eux, manquent de relief, et l’idée du « qi » qui donne à l’héroïne une force spéciale tombe un peu à plat. C’est un beau spectacle à voir pour l’image et l’action, mais il ne fera pas oublier la version de 1998 pour ceux qui l’ont aimée.

By atris

Lectrices assidue depuis très longtemps qui lit de tout ! Je lis aussi du Webtoon ! 🫶

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