Les Carnets de l’Apothicaire Tome 12 : Critique d’un tome entre culpabilité, souvenirs et frissons

Les Carnets de l'Apothicaire Tome 12 : Critique d'un tome entre culpabilité, souvenirs et frissons

Dans Les Carnets de l’Apothicaire, certaines enquêtes se résolvent avec un poison et un peu de logique, et d’autres touchent à quelque chose de beaucoup plus intime. Ce tome 12 fait partie de la seconde catégorie, et c’est ce qui lui donne un ton à part dans la série. Plutôt que de multiplier les complots de cour, Itsuki Nanao et Nekokurage, d’après l’œuvre de Natsu Hyuuga, s’intéressent ici aux souvenirs qui hantent et aux regrets qu’on porte pendant des années. Le palais reste un décor superbe et inquiétant, mais l’attention se porte surtout sur les émotions de ceux qui y vivent. Le rythme est agréable, l’humour n’est jamais loin, et l’ambiance alterne entre mélancolie et petits frissons, ce qui donne un volume varié et très plaisant à lire.

Cette fois, c’est l’impératrice douairière qui confie une nouvelle enquête à Mao Mao. La noble dame se demande si, autrefois, elle n’aurait pas jeté un sort à son époux, mort après avoir perdu la raison. Pour répondre à cette question, l’apothicaire doit se plonger dans le passé et découvre alors le lourd secret de la famille impériale, un secret qui mêle médecine, mémoire et culpabilité. Peu de temps après, Mao Mao est invitée à une étrange soirée où de jeunes filles se racontent des histoires effrayantes, dans une salle à l’atmosphère sinistre. Derrière ces récits qui font frissonner, une énigme se cache, et c’est à elle de comprendre ce qu’on attend vraiment d’elle. Entre deux mystères très différents, la jeune femme avance avec sa curiosité habituelle et son sens du raisonnement, en essayant de séparer ce qui relève du surnaturel de ce qui a une explication bien réelle.

J’ai beaucoup aimée ce tome 12, parce qu’il montre une autre facette de la série. L’enquête de l’impératrice douairière n’a rien d’un simple jeu de piste : elle touche à une peur très humaine, celle d’avoir fait du mal à quelqu’un qu’on aimait sans le savoir. Le manga traite ce sujet avec délicatesse, sans en faire trop, et on sent que le poids du passé pèse sur les personnages. J’ai trouvé cela très touchant, d’autant que Mao Mao garde sa manière unique de regarder les choses : elle ne cherche pas à consoler, mais à comprendre, et c’est justement cette honnêteté qui rend ses conclusions si fortes. Le thème du secret de famille donne aussi de la profondeur à l’histoire, et il rappelle que derrière les titres et les cérémonies du palais, il y a des gens avec leurs failles. Et pour tous ceux qui apprécient le duo Mao Mao et Jinshi, il y a aussi quelques moments qui font plaisir, sans jamais prendre le dessus sur l’enquête.

La deuxième partie du tome change complètement d’ambiance avec cette soirée d’histoires effrayantes, et c’est une très bonne idée. Elle apporte une touche plus légère et plus amusante, tout en gardant un petit côté inquiétant qui fonctionne très bien. J’ai aimé voir Mao Mao chercher une explication logique là où les autres voient des fantômes, car cela reste fidèle à son caractère et donne des scènes très vivantes. Le dessin de Nekokurage accompagne bien ces changements de ton, avec des décors et des tenues toujours très soignés, et des expressions qui rendent chaque personnage facile à comprendre. Le tome équilibre ainsi les moments sérieux et les moments plus légers, ce qui évite toute monotonie. Si vous aimez les enquêtes historiques avec du cœur, du mystère et une héroïne atypique, c’est une excellente étape dans la série.

By atris

Lectrices assidue depuis très longtemps qui lit de tout ! Je lis aussi du Webtoon ! 🫶

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