Découvre la Conférence de Suicide Red – Harimaru qui à eu lieu à la Japan expo !

Pendant la Japan expo, on a eu l’occasion de suivre la conférence qui parlait du manga Suicide Red et de son auteur Harimaru !
On va suivre la création de Suicide Red mais aussi de Harimaru avec son parcours atypique puisqu’il a été l’assistante de Yusuke Murata avec One punch man , une oeuvre mondialement connue depuis plus de 10 ans !
Pourriez-vous vous présenter en quelques mots et expliquer nous votre intérêt pour le manga , et le plaisir d’en faire votre métier. Est ce que ça a toujours été une évidence pour vous ou c’est arriver sur le tas ?
J’ai été entourer de mangas depuis mon enfance mais je ne pensais pas devenir mangaka puisqu’il faut penser à trop de choses pour faire un manga , penser a éventuellement au scénario , au dessin, au découpage , je ne m’en sentais pas capable a l’époque par contre j’avais l’impression que je pouvais devenir bon en dessin donc au début je voulais bosser dessus et devenir illustrateur.
Quand j’ai finis l’université, le problème c’est qu’on était en pleine crise économique et il était impossible de trouver un travail d’illustrateurs mais j’ai eu l’occasion de devenir assistant mangaka grâce à une de mes connaissances et c’est comme ça que j’ai intégré un studio a l’époque ce qui m’a permis de voir comment fonctionnait le dessin d’un manga de A à Z . Je me sentais toujours pas capable de tout faire mais en tout cas je me suis dis si ça se trouve j’arriverais à faire un dessin d’un manga.
Avec toutes ces expériences on m’a dit que vous étiez assistant de Yusuke Murata sur One punch Man est ce que vous pourriez nous expliquer comment cette opportunité s’est présenté et en quoi consistait votre travail ?
J’ai finis par travailler avec food wars et au moment où je cherchais un autre travail dans un atelier , une opportunité s’est présentée à moi avec une petite annonce de Yusuke Murata pour avoir une assistance pour One punch Man , je me rappelle très bien car sa petite annonce disait » devenons les plus fort du monde tous ensemble » , grâce à mon expérience pour Food wars qui était quand même une série hebdomadaire avec un fort niveau graphique j’étais pas très inquiet sur ma capacité a travailler sur une autre série à fort potentiel et j’ai posé ma candidature sans hésitation.
Au début j’ai vraiment fait les tâches typique des assistants c’est à dire les décors, les personnages en fond mais il y a environ deux ans après mon début de collaboration avec Murata Yusuke , il m’a avoué qu’il avait du mal à prendre du temps d’éduquer les nouveaux venus dans son studio , il était trop occupé pour ça et il habitait dans une région trop trop loin du Koshin du Japon. J’ai donc décidé de déménagé pour me rapprocher de lui et de pouvoir l’aider d’une manière physique parce qu’on travaillait à distance ensemble. Il me manquait juste de m’intégrer a l’équipe et d’aller tous ensemble au travail mais au fil du temps j’ai finis par m’appliquer de plus en plus dans ma correction et les explications aux nouveaux assistants qui avaient peu d’expérience et ça a fait que je suis devenus une sorte d’enseignant vétéran pour le studio tout entier.
Est ce que actuellement vous travaillez encore pour Yusuke Murata ?
Alors c’est vrai que maintenant que j’ai mon propre manga , je l’aide moins souvent mais quand il a besoin de moi j’y vais et en gros je passe tous les mois donner des coups de mains sur One punch Man.
Cet enseignement, cette expérience auprès de Yusuke Murata est ce que ces enseignements vous servent encore aujourd’hui pour votre propre manga ?
Ah oui ça m’a énormément appris, par exemple tout ce qui est des immeubles qui s’effondrent ce sont des scènes qui arrivent très souvent dans One punch Man qui sont utilisés et que j’utilise actuellement dans mon propre manga.
Je me demandais d’ailleurs est ce que avec Yusuke Murata vous échangez sur le manga étant donner que vous êtes toujours son assistant ?
Oui, en fait il m’a donné un excellent conseil quand je lui ai montré le chapitre 1 de Suicide Red. À la base, dans mon manga, il y avait deux sorte de cases qui montraient les émotions et expliquait la situation. C’est vrai qu’en tant qu’assistant, j’étais très investi dans les cases de situation, c’est-à-dire les décors qui montrent où se trouvent les personnages, mais avec pas mal de ruptures , ce sont des cases qui demandent un gros niveau technique. C’était pour moi une certaine façon de montrer mon niveau que d’en reproduire beaucoup dans mon storyboard, et du coup on se sentait moins proche du personnage et on ressentait moins ses émotions. Il m’a donc fortement conseillé d’augmenter le nombre de cases en gros plan sur le visage des personnages, justement pour être plus impliqué dans l’histoire à leurs côtés. Ça m’a semblé tellement pertinent que je fais maintenant en sorte d’y trouver un équilibre.
Comment est né Suicide Red ? Le tome 1 vient tout juste de sortir chez Ki-oon mais pouvez vous me dire depuis quand vous travaillez sur ce projet ?
Enfaite l’idée première du manga est lié a ma vie personnelle. Ma grand mère est décédé elle a laissé en héritage à ma mère et ma petite soeur un kimono traditionnelle qui est utilisé pour la cérémonie de la majorité au Japon et ça m’a beaucoup fait réfléchir à la force des sentiments dans ces objets qu’on hérite dans de diverses situations.
La première étape pour moi ça a été d’en faire une histoire courte qui avait pour thème non seulement cette histoire d’héritage mais aussi de contraintes et de libération à une thématique qui me parle beaucoup pour moi c’est comme l’image d’une bombe ou il y a des évènements qui sont comprimés comprimés comprimés mais un jour avec une étincelle paf ça se libére d’un coup et j’imagine un personnage et une situation qui puissent répondre à cette image que c’est à ça que se réfère Madoka qui a la fois à travers son pouvoir quelle ne maîtrise pas bien et aussi a travers sa situation, elle n’a pas ce qu’elle veut.
Vous avez été apparemment approché par différents éditeurs japonais pour éditer votre histoire mais vous avez pourtant choisis Ki-oon qui est un éditeur français, pourquoi avoir choisis Ki-oon ?
Suicide red a commencé comme une histoire courte que j’avais posté sur un site qui permet de matcher les éditeurs donc on peux recevoir les avis de pleins d’editoriaux et j’ai eu dessus des retours et aussi des offres de pas mal d’éditeurs et de maison d’édition diverses mais seul Ki-oon m’a approché par la voix de deux éditrices en l’occurrence, en même temps ils m’ont donner l’impression d’être le seul éditeur a être motivé de travailler avec moi et en plus les avis de la part de Ki-oon reçu à ce moment là m’ont sembler très pertinent et me donnait une idée de ce qu’il me manquait pour rendre mon manga encore + intéressant. L’important pour moi c’est de m’améliorer et de donner le maximum et grâce à leur regard j’ai sentis que je pouvais donner + que ce que j’aurais pu faire.
Votre manga est déjà disponible sur l’application Manga nova, Êtes vous attentif aux commentaires des lecteurs de votre manga ? Est ce que ça influence la suite de votre histoire ?
Je regarde tous, tous les commentaires et ça me donne une motivation supplémentaire pour moi , s’il vous en plaît mettez en le plus possible pour moi , pour les autres auteurs avant et aussi les japonais , sans ça on a un manque de la réalité et on se rend pas compte , ça devient une sorte d’expérience virtuel et ça nous permet d’être relié à vous et d’être moins anxieux dans notre création.



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