Après le jeu de plateau du tome 17, Dandadan montre ses dents avec un dix-huitième volume bien plus sombre. Yukinobu Tatsu, publié en France par Crunchyroll Manga, y fait basculer un récit jusque-là ludique vers un affrontement où les enjeux deviennent réels. C’est un tome qui joue sur le retournement : ce qui ressemblait à une simple épreuve cache une menace bien plus ancienne. Pour les lecteurs de la série, c’est l’occasion de voir le groupe mis en difficulté comme rarement, sans que l’humour disparaisse totalement.

Le diorama en forme de jeu de plateau que Momo et Zuma ont terminé pour être libérés se révèle être une malle en osier maudite, qui retient prisonnier un yōkai maléfique, la Carte de Conte de Fées. Celui-ci prend aussitôt possession de Zuma et puise dans toute la puissance de Brella Boy pour s’en prendre à Okarun et aux autres, blessant gravement Momo. Alors que tout semble perdu, Rokuro surgit… accompagné de la police ?!

Ce tome 18 réussit un beau changement de ton. La révélation sur la vraie nature du diorama est bien amenée et donne du sens à tout ce qui précède, tout en relançant le danger de façon efficace. L’attaque de Zuma possédé crée une vraie tension, d’autant qu’on avait appris à l’apprécier le temps de son alliance avec Momo. Le fait de voir l’héroïne grièvement blessée donne un poids réel à l’affrontement et rappelle que la série sait aussi être dramatique quand il le faut.


