[Chronique Manga] Ichi the Witch - une saga ensorcelante entre ténèbres et rédemption
Avec Ichi the Witch, Ki‑oon signe une œuvre de dark fantasy aussi poétique que brutale. À travers les trois tomes, Harimaru explore la chute et la renaissance d’Ichi, une sorcière maudite dans un monde où la peur de la magie engendre la haine.
A propos d’Ichi the Witch
Il affole tout le Japon depuis plusieurs mois : à peine 25 chapitres publiés et déjà 3 couvertures du Shonen Jump à son actif, ses deux premiers tomes reliés enchaînent les réimpressions… Rien n’arrête Ichi the Witch qui est arrivé aux éditions Ki-oon le 12 février.



Attention, majiks : la chasse aux sortilèges est ouverte !
Les majiks : des sortilèges qui se matérialisent sous la forme de mystérieuses créatures vivantes… Seules les femmes sont capables de les traquer et d’accomplir les rituels périlleux nécessaires pour les acquérir. Elles deviennent ainsi des sorcières, protectrices de l’humanité, dotées du don de maîtriser et de déchaîner le pouvoir de ces majiks. Après avoir été abandonné à six ans dans la montagne où il vit maintenant en solitaire, le jeune Ichi a développé un exceptionnel instinct de chasseur. La lutte pour la survie est une seconde nature chez lui, et il n’aime rien tant que remporter des duels à mort dans un milieu hostile. Alors, quand le majik maléfique Uroro menace le village voisin, il saute sur l’occasion de défier cette proie surpuissante ! Contre toute attente, il remporte le combat et devient ainsi le premier sorcier de l’Histoire… Mais un homme peut-il contrôler un tel pouvoir ? La magie ne s’apprend pas, elle se mérite ! Entrez dans l’univers d’Ichi the Witch, où les sorts sont des créatures extraordinaires et les sorcières d’intrépides aventurières !
Résumé, éditions Ki-oon
Les trois premiers tomes d’Ichi the Witch sont disponibles en librairie, via les différents sites marchands au prix de 7,20 €/l’unité.
Chronique réalisée à partir de versions presse fournies par l’éditeur que je remercie.
Un héros tourmentée
Tout débute dans un monde où les majiks : des sortilèges qui se matérialisent sous la forme de mystérieuses créatures vivantes, sont un véritable fléau pour les différents villages. Seules les femmes sont en mesure d’éradiquer cette menace et de s’emparer de leur don surnaturel. Mais tout bascule lors de l’apparition du roi Uroro, le majik royal qui leur donne du fil à retordre.
.
Alors que tout espoir semble perdu, Ichi, un jeune vagabond, fait irruption et terrasse la bête. Le souci ? Il a, de ce fait, absorbé son don, qui lui permet de maîtriser n’importe quel don. Un problème de taille pour les protectrices du royaume. Alors que l’équilibre ancestral s’apprête à être brisé, Ichi parviendra-t-il à trouver sa place dans ce monde qui n’est pas le sien ?



Au fil des pages, on prend plaisir à suivre l’évolution d’Ichi en compagnie des sorcières. Abandonné à l’âge de six ans, il a évolué seul avec un simple couteau pour l’aider à survivre. Son côté solitaire n’est pas rappeler la jeunesse de Goku dans Dragon Ball tout comme cet humour décapant qui fait mouche à chaque fois. Un périple touchant humainement, tout comme le fait qu’il parvienne à trouver sa place au sein d’un village et auprès de la communauté des sorcières qui est surprise par son évolution hors-normes en si peu de temps…



Les trois premiers tomes d’Ichi the Witch forment une entrée en matière d’une rare intensité. Harimaru construit une dark fantasy à la fois brutale et profondément humaine, portée par une héroïne brisée qui cherche sa place dans un monde qui la rejette. La narration alterne moments de rage, de douceur et de solitude, tandis que le dessin — nerveux, contrasté, expressif — donne une puissance viscérale à chaque scène. Une trilogie d’ouverture qui frappe fort, tant par son ambiance que par la sensibilité de son personnage principal. Il me tarde découvrir la suite des aventures d’Ichi cet été… Pas vous ?



Laisser un commentaire
Vous devez vous connecter pour publier un commentaire.