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17 ans Une chronique du mal Tome 4 : L’heure du verdict pour un fait divers qui a marqué l'histoire

17 ans Une chronique du mal Tome 4 : L’heure du verdict pour un fait divers qui a marqué l’histoire

Nous y voilà. Après trois volumes d’une intensité psychologique presque insoutenable, l’heure est venue de refermer l’une des œuvres les plus marquantes et indispensables du catalogue de naBan Éditions. Avec ce quatrième et dernier tome, le duo Seiji Fujii et Yôji Kamata mène à son terme son effroyable autopsie de la cruauté humaine et de la lâcheté collective. Si les précédents opus nous plongeaient dans le huis clos étouffant de la séquestration, ce grand final déplace ses enjeux pour nous confronter à une autre réalité, tout aussi glaçante : celle de l’après, de la confrontation avec la vérité et du regard d’une société tout entière sur ses propres failles. C’est un dénouement lourd de sens, brut et sans concessions, qui ne cherche jamais à ménager son lectorat mais s’impose, jusqu’à sa toute dernière page, comme un ultime et salutaire cri d’alerte contre l’indifférence.

Dans le tome 4 de 17 ans : une chronique du mal, l’intrigue atteint son paroxysme alors que le climat de terreur instauré par Miyamoto se retourne contre le gang lui-même, poussant Kazuya à violenter ses propres parents pour maintenir le secret de la séquestration. Alors que l’état de Sachiko devient critique, la quête désespérée de sa sœur jumelle Miki touche enfin à son terme et brise le mur du silence collectif. Ce volume final déplace alors son focus vers la confrontation judiciaire : l’enquête policière s’emballe, les coupables doivent rendre des comptes et les tribunaux entrent en scène pour acter le verdict, ouvrant un nouveau chapitre douloureux mais indispensable pour la reconstruction de la famille de la victime.

Ce tome 4 offre une conclusion magistrale, glaçante et d’une honnêteté remarquable à cette série éprouvante. Le récit dissèque avec une précision l’attitude des bourreaux face à leurs responsabilités, oscillant entre lâcheté, déni et prises de conscience tardives. La tension ne faiblit jamais, portée par le deuil impossible de la famille et la reconstitution des faits, qui renvoient la société et les institutions à leur propre faillite collective face au calvaire de la victime.En refermant ce quatrième opus, on prend pleinement conscience de la portée d’utilité publique de 17 ans : une chronique du mal.

Loin d’être un simple fait divers romancé, l’œuvre s’impose comme un réquisitoire indispensable contre l’indifférence et la passivité. Le final, d’une sobriété bouleversante, refuse les raccourcis moralisateurs ou les élans de vengeance pour se concentrer sur la dure réalité du verdict et le long chemin vers la reconstruction. C’est une lecture profondément marquante, moralement bousculante et d’une puissance narrative, qui s’inscrit définitivement parmi les plus grands chocs du catalogue de naBan Éditions.

Lectrices assidue depuis très longtemps qui lit de tout ! Je lis aussi du Webtoon ! 🫶