World Trigger tome 5 : les nouvelles recrues font trembler le Border
Après avoir posé les bases de son univers et de ses personnages, World Trigger de Daisuke Ashihara, publié en France chez Kazé, entre dans le vif du sujet avec ce cinquième tome. L’arrivée de nouvelles recrues au sein du Border ne passe pas inaperçue, et c’est peut-être précisément parce qu’Osamu Mikumo n’a rien d’un prodige que son parcours intrigue autant. Entre duels imposés par des agents de rang A et convocation auprès des huiles de l’organisation, ce volume multiplie les occasions de mettre en lumière ses jeunes héros, quitte à parfois trop en faire.

L’arrivée de Yûma et Chika au sein du Border fait grand bruit, mais c’est finalement Osamu Mikumo qui attire le plus l’attention lorsqu’un agent de rang A le met au défi de l’affronter en duel. Loin d’être en reste, Yûma se retrouve à son tour confronté à un autre combattant chevronné, désireux de tester ses capacités hors normes. Entre ces défis à répétition et une convocation impromptue auprès des hauts gradés de l’organisation, ce cinquième tome multiplie les occasions pour ses jeunes héros de faire leurs preuves, quitte à parfois susciter une attention un peu trop appuyée.

Ce cinquième tome confirme la solidité de la construction narrative d’Ashihara, qui prend le temps d’installer ses personnages avant de les confronter à l’épreuve du combat. Le choix de faire d’Osamu, loin d’être le prodige typique du shônen, le centre de l’attention est particulièrement judicieux : sa progression tient davantage de la stratégie et de la ténacité que du talent brut, ce qui le rend d’autant plus attachant. Les duels contre les agents de rang A permettent également de mieux cerner les mécaniques du Border et l’étendue des capacités trioniques, sans jamais tomber dans l’exposition too much.

On pourra néanmoins regretter que cette accumulation de défis et de mises en avant successives finisse par sentir un peu la démonstration, comme si le mangaka cherchait à convaincre le lecteur de l’intérêt de ses héros plutôt que de les laisser simplement exister. Cela dit, le worldbuilding continue de se déployer avec intelligence, et l’alchimie entre Osamu et Yûma reste le véritable moteur de la série. Un tome de transition solide, qui prépare efficacement le terrain pour les affrontements à venir.



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