Ushijima L’usurier de l’ombre Tome 5 : Jusqu’où ira le désespoir humain ?
Depuis ses débuts, Ushijima L’usurier de l’ombre dépeint sans concession les rouages implacables du prêt sur gages illégal, à travers le regard glaçant de Shôhei Manabe. Ce cinquième tome poursuit cette plongée méthodique dans les bas-fonds de la société japonaise, alors qu’Ushijima, tout juste sorti de prison, n’a rien perdu de sa froideur calculatrice face aux faiblesses humaines qu’il exploite sans le moindre scrupule. L’auteur continue également d’élargir son propos en explorant une nouvelle facette de la misère humaine, confirmant la noirceur et le réalisme brut qui font la réputation de la série depuis ses débuts. Une lecture qui ne laisse décidément que peu de répit à ceux qui s’y aventurent.

Dans ce cinquième tome de Ushijima L’usurier de l’ombre, l’équipe d’Ushijima s’active pour faire sortir leur patron de prison, à l’exception de Masaru qui continue de jouer double jeu. Parmi les trois personnes ayant porté plainte contre l’usurier, seul Jun refuse encore de revenir sur son témoignage. Mais le jeune homme se retrouve pris au piège du chantage d’un truand surnommé Nikumamushi, qui lui réclame deux millions de yens, et n’a d’autre choix que de faire appel aux hommes d’Ushijima pour s’en sortir. Ce tome explore ainsi une nouvelle facette de la misère humaine, notamment à travers la question de la prostitution, tout en poursuivant le dépouillement méticoreux de personnages pris dans un engrenage sans pitié.

Ce cinquième tome de Ushijima L’usurier de l’ombre confirme la noirceur implacable qui fait la réputation de la série. Shôhei Manabe poursuit son travail de dépouillement méticuleux de ses personnages, leur ôtant argent et dignité avec une froideur qui met mal à l’aise. Le retour d’Ushijima après son passage en prison ne change rien à sa dureté habituelle, et l’auteur démontre une nouvelle fois que ce monde de prêteurs sur gages ne laisse aucune place aux états d’âme.

Ce tome marque aussi un tournant en ouvrant une nouvelle porte sur la misère humaine, celle de la prostitution, élargissant ainsi le spectre déjà très sombre de la série. C’est un manga qui continue de racler les bas-fonds de la société japonaise avec un réalisme cru et sans concession. Une lecture éprouvante mais toujours aussi captivante pour les amateurs de seinen qui n’ont pas peur de la noirceur.



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