Dans une série, le deuxième tome est souvent celui qui montre si l’auteur a de quoi tenir sur la durée. Après la mise en place, il faut donner envie de continuer, et ça passe par de l’action, de l’énergie et des personnages qui prennent leur place. Boichi, qu’on connaît pour son trait très marqué, a de quoi attirer les amateurs de dessin spectaculaire. Ce nouveau volume a donc de quoi retenir les lecteurs qui aiment les mangas d’action où tout va vite et où chaque combat compte.

Jimmu Godspeed est désormais équipé de Excalibur, le King Magnum, une arme à la hauteur de ses ambitions. Il exige maintenant d’obtenir son diplôme de l’école des Marshals de l’Ouest, mais une seule personne peut décider de lui remettre son badge : la directrice, la célèbre Fair Lady, qui a toute seule mis hors d’état de nuire 10 000 hors-la-loi. Pour repartir avec ce badge, Jimmu devra donc l’affronter.

Ce que j’aime dans ce deuxième tome, c’est que l’enjeu se comprend tout de suite : un héros, un objectif clair, et une adversaire dont la réputation fait peur. Pas besoin de réfléchir longtemps pour savoir ce qui se joue. Cette simplicité donne un côté direct et efficace au récit, un peu à l’image des grands shonens d’action où l’on a envie de tourner les pages pour voir ce qui va se passer. Fair Lady, avec son passé impressionnant, promet aussi un duel qui sort de l’ordinaire, loin des simples bagarres.

Le deuxième point fort, c’est le style de Boichi. Son dessin est détaillé et plein d’énergie, ce qui convient très bien à l’univers de western futuriste de la série. Quand on a lu Dr. Stone ou Sun-Ken Rock, on retrouve ce plaisir de voir des personnages qui ont du caractère, même en quelques cases. Ce tome sera donc surtout apprécié des lecteurs qui aiment l’action et les décors marquants.

