[Test] MIMESIS : quand la confiance ne suffit plus
Connaissez-vous vraiment vos amis ?
J’ai eu le plaisir de participer au playtest de MIMESIS, un jeu d’horreur et de survie coopératif actuellement en early access. À quatre joueurs, on doit récupérer de la ferraille pour réparer notre tram tout en survivant à des entités capables d’imiter parfaitement notre voix et nos gestes.
- Hilarant à plusieurs
- Des Mimesis bluffants
- On a vraiment besoin des autres
- Une ambiance visuelle réussie
- Une prise en main parfois compliquée
- Pas toujours facile de s'y retrouver
- Assez répétitif
MIMESIS: met notre confiance à rude épreuve, on commence la partie persuadés de connaître nos amis, on la termine à douter de tout le monde en observant les moindres détails chez eux pour trouver si quelque chose cloche… et on en redemande à chaque fois ! – Maéna B.
Dès les premières minutes de jeu, le ton est donné : j’explore tranquillement la station avec mes amis tout en récupérant de la ferraille, on rigole, tout se passe bien. Puis après un moment d’égarement, je reviens vers eux et réalise que nous ne sommes plus 4 mais 5 ! Mais alors, qui est l’intrus, et pourquoi parle-t-il exactement comme nous ? C’est là que j’ai compris dans quoi je m’étais embarquée…
Ne faites confiance à personne !
C’était la première fois que je me suis retrouvée nez-à-nez avec des Mimesis. Ils agissent exactement comme les joueurs en copiant leur voix, leurs gestes, allant même jusqu’à réagir à ce qui les entoure !
Ce qui les rend particulièrement durs à repérer, c’est leur capacité d’adaptation. Je pensais (naïvement) que vu qu’ils étaient contrôlés par une IA, ils seraient facilement reconnaissables et même un peu bêtes. Quel bonheur de me rendre compte que j’avais complètement tort ! On a tenté d’établir un signe de reconnaissance entre nous (la danse du poulet) et l’IA l’a compris tout de suite en nous imitant aussitôt. Ça devient donc très dur de distinguer le vrai du faux, le seul moyen est de rester constamment ensemble et encore… Croyez-moi, tout ça crée une paranoïa redoutablement efficace.
Je me suis d’ailleurs fait avoir plusieurs fois : je pensais me balader avec mes camarades, on se suivait tranquillement, et c’est seulement quand j’ai remarqué qu’ils répétaient souvent les mêmes phrases que j’ai réalisé que j’étais entourée de Mimesis et que j’étais la dernière survivante !
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Chacun son rôle !
Et c’est exactement pour ça que rester en groupe devient vite une question de survie ! Le but étant de ramasser le plus de ferraille possible pour réparer le tram et avancer dans le jeu, chaque sortie devient une aventure où la coopération est la clé. On est limités à 4 emplacements d’inventaire et certains gros objets nous empêchent de ramasser d’autres choses. Et si, comme nous, vous décidez d’acheter des objets au début du jeu (ou à la station essence), comme une boussole pour repérer la sortie de la station, une lampe torche ou encore une Teddy-Bat pour tuer les monstres, à la fin il ne reste plus beaucoup de place disponible !
D’où l’importance de bien se répartir les rôles pour optimiser chaque sortie. On s’organisait généralement avec deux joueurs équipés de Teddy-Bats pour défendre le groupe, et un troisième chargé de la boussole pour ne jamais perdre le nord. Le quatrième, lui, n’avait pas de rôle fixe : entre le loot et les objets à tester, comme le paintball ou la peluche chien, c’était un peu le cobaye du groupe.
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D’une station à l’autre…
Au cours de notre périple on a débloqué plusieurs stations, chacune avec sa propre atmosphère. Que ce soit l’usine, le métro ou le manoir, il y en a pour tous les goûts ! J’ai trouvé qu’on ressent plutôt bien la montée en difficulté d’une station à l’autre : le manoir, par exemple, est beaucoup plus sombre et angoissant que les lieux précédents. Et je peux vous dire que l’apparition de nouveaux monstres beaucoup plus forts ne m’a pas vraiment aidée à me sentir plus à l’aise.
À chaque fois que le tram redémarre, on choisit la prochaine destination en fonction de la difficulté des monstres mais aussi du niveau de récompenses. Un système plutôt simple qui nous laisse décider du niveau de risque qu’on est prêts à prendre pour ramener un maximum de ferraille.
Malgré tout, après plusieurs heures de jeu, j’ai souvent eu l’impression d’explorer les mêmes environnements. Bien que l’usine, le métro et le manoir diffèrent visuellement, ils n’offrent pas vraiment de mécanique différenciante, ce qui finit par créer une certaine répétitivité au fil des parties. Mais ce n’est pas le seul point sur lequel le jeu a encore des progrès à faire.
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Tout n’est pas parfait, soyons honnêtes
MIMESIS nous plonge dans le bain sans vraiment nous expliquer ses mécaniques ou même le but du jeu. J’ai rejoint la partie, et quelle fut ma surprise quand je me suis retrouvée devant des distributeurs pour acheter des objets et un arrêt de tram ! Alors oui, on comprend quand même assez vite ce qu’on doit faire mais certaines choses sont plus difficiles à deviner.
Par exemple, on était persuadés que le montant affiché sur une des parois du tram était le quota d’argent à atteindre pour la station, sinon le tram se dégradait de plus en plus. C’est seulement après avoir visité plusieurs stations qu’on a compris que c’était la somme nécessaire à accumuler pour débloquer la station-essence, un hub crucial où on peut réparer le tram, l’améliorer et acheter de nouveaux objets.
Dans le même esprit, j’ai trouvé que le ratio risque/récompense semblait parfois un peu déséquilibré. On prend des risques, on ramène un maximum de ferraille, et pourtant la progression financière reste lente. C’est un peu rageant de frôler la mort pour ramener un ventilateur qui ne vaut quasiment rien !
Cela dit, il faut garder en tête que MIMESIS est encore en early access, et que ces petits accrocs ont de bonnes chances d’être corrigés à l’avenir.
Alors, on repart ?
Je trouve que MIMESIS apporte un vrai vent de fraîcheur aux jeux coopératifs avec une mécanique aussi innovante qu’amusante. Malgré quelques points de friction, je n’ai pas vu l’après-midi passer et j’ai surtout beaucoup rigolé avec mes amis. Si les développeurs se concentrent sur la prise en main et règlent ces petits accrocs, je pense sincèrement que MIMESIS deviendra un jeu incontournable du genre. En tout cas, je serais très heureuse d’y consacrer une autre après-midi !
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