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HerrKamper
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[Test] Dragon Quest XI S – Les Combattants de la destinée – Édition ultime (Switch 2)
Une version réhaussée de ce titre incroyable heureusement vendue à un bon prix
Les +
- Fluidité impeccable
- Très propre sur TV comme en nomade
- Une durée de vie colossale pour moins de 40€
- Modes 3D et 2D
- Une bande-son magnifique
- Un scénario et des personnages mémorables
- Une bonne porte d'entrée dans la saga
Les –
- Pas de valeur ajoutée sur le fond dans cette version
- Pas de cross save avec la Switch 1
- Pas d'upgrade depuis la Switch 1, il faut repasser à la caisse
- Le passage 3D/2D peu instinctif
Dragon Quest XI S – Les Combattants de la destinée – Édition ultime: Une version ultime qui porte bien son nom pour ce portage Switch 2 qui mise tout sur la forme sans changer le fond. A réserver à quiconque n'a jamais possédé le jeu ou aux fans qui veulent tenter l'aventure sur cette machine, mais pour les habitués, ne vous attendez pas à du contenu supplémentaire ou du contenu inédit. – HerrKamper
La Switch 2 se dote au fil du temps de versions optimisées des jeux sortis sur la console précédente ou parfois de titres auparavant trop gourmands. C’est au tour de Dragon Quest XI de faire le show sur la petite dernière en date de Nintendo, dans une version réhaussée comme il se doit et proposée à un prix assez sympa.
Reste alors une question essentielle : cette version Switch 2 mérite-t-elle que l’on replonge dans l’aventure du Luminaire ?
Avant-propos d’intérêt général
Il suffit de quelques heures passées dans les royaumes d’Erdrea pour comprendre pourquoi Dragon Quest XI demeure une référence du genre.
Son scénario parvient à alterner légèreté, moments épiques et séquences plus émouvantes avec une aisance déconcertante. La quête du Luminaire n’invente certes pas la roue, mais elle maîtrise parfaitement les codes du conte initiatique. Chaque nouvelle région visitée apporte son lot de rebondissements, tandis que les nombreux personnages qui rejoignent l’aventure développent une personnalité suffisamment marquée pour laisser une véritable empreinte dans la mémoire du joueur.
Sylvando continue ainsi de voler la vedette dans bien des scènes, tandis qu’Erik, Jade ou Hendrik offrent une profondeur bienvenue à une intrigue déjà généreuse.
Même constat du côté du système de combat. Fidèle à la tradition de la série, le jeu repose sur des affrontements au tour par tour particulièrement accessibles. Pourtant, derrière cette simplicité apparente se cache une richesse tactique qui se révèle progressivement, notamment lors des combats de boss et dans le contenu de fin de jeu.
Et quelle quantité de contenu ! Entre l’aventure principale, les histoires supplémentaires des compagnons, les activités annexes et le post-game, les joueurs les plus méticuleux pourront aisément dépasser la centaine d’heures sans avoir l’impression de tourner en rond.

La Switch 2 digne de cette grande aventure
L’intérêt principal de cette nouvelle édition réside évidemment dans ses améliorations techniques. Dès les premières minutes, l’image apparaît plus nette qu’auparavant. Les environnements gagnent en précision, les contours sont moins flous et les modèles 3D profitent d’un rendu plus agréable. Les ombres et certains effets visuels bénéficient également d’un petit coup de polish qui, sans révolutionner l’esthétique générale, contribue à rendre l’ensemble plus propre.
Mais la véritable star de cette version est ailleurs : le mode Performance à 60 images par seconde transforme sensiblement l’expérience. Les déplacements sont plus fluides, les rotations de caméra plus agréables et l’exploration gagne en confort. Ce n’est pas le genre de différence qui change la nature du jeu, mais c’est exactement le type d’amélioration qui rend difficile un retour à la version originale.
La différence se ressent particulièrement en mode portable. Là où la Switch première du nom commençait parfois à montrer ses limites, la Switch 2 offre une expérience beaucoup plus stable et agréable à l’œil. Pour un RPG pensé pour être dégusté sur plusieurs dizaines d’heures, ce gain de confort n’a rien d’anecdotique.
L’autre bonne nouvelle est que cette version embarque l’ensemble du contenu de l’édition S. On retrouve le choix entre l’affichage 2D et 3D, les doublages japonais, l’excellente bande-son orchestrale, les scénarios supplémentaires dédiés aux compagnons ainsi que les fameuses Quêtes draconiennes qui permettent enfin aux vétérans de relever un véritable défi.
Pour les nouveaux venus, difficile d’imaginer une meilleure porte d’entrée dans l’univers de Dragon Quest sur une machine Nintendo.

CEPENDAAAAANT !
Tout n’est cependant pas parfait ! Le principal reproche adressé à cette édition est simple : elle n’apporte pratiquement aucun contenu inédit. Aucune nouvelle histoire. Aucun personnage supplémentaire. Aucun donjon exclusif. Aucun véritable bonus susceptible de convaincre les joueurs ayant déjà terminé l’aventure sur Switch de repartir immédiatement pour une nouvelle quête.
Plus gênant encore, Nintendo et Square Enix n’ont prévu ni transfert de sauvegarde ni programme de mise à niveau. Les vétérans qui souhaiteraient profiter des améliorations techniques devront donc repasser à la caisse et recommencer l’intégralité de l’aventure.
Une décision difficile à comprendre pour un jeu reposant autant sur l’investissement à long terme de ses joueurs.
Enfin, certaines limites héritées de l’édition S subsistent. Le passage entre les modes 2D et 3D reste peu intuitif, l’introduction se montre toujours un peu lente à démarrer et la difficulté standard demeure assez faible sans activer les Quêtes draconiennes.
Illumination ?
Dragon Quest XI S : Les Combattants de la destinée – Édition ultime sur Switch 2 est paradoxalement à la fois facile à recommander et difficile à défendre.
Facile à recommander, car il s’agit toujours d’un chef-d’œuvre du JRPG qui bénéficie enfin d’une fluidité et d’une qualité d’image à la hauteur de ses immenses qualités. Pour les nouveaux joueurs, cette version est sans aucun doute la meilleure façon de découvrir l’aventure.
Difficile à défendre, car les améliorations se limitent presque exclusivement à la technique. Les possesseurs de l’édition Switch ne trouveront ici aucun contenu inédit capable de justifier à lui seul un nouvel achat.
Une excellente version d’un jeu exceptionnel, mais aussi un portage particulièrement prudent.
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