Ciné/Séries
Pop Culture /Culture Geek
Alien, Alien : le huitième passager, Alien vs Nosferatu, analyse, Auguste Lumière, Cinéma B, Cinéma de genre, Documentaire, Fantastique, Fiction, Friedrich Wilhelm Murnau, Fritz Lang, Hadrien Dufourt, Horreur, La planète des vampires, Le cabinet du docteur Caligari, Les dents de la mer, Les jeudis de 'langoisse, Les jeudis de l'angoisse saison 2, Louis Lumière, Mario Bava, Metropolis, r Friedrich Wilhelm Murnau, Ridley Scott, Science-fiction, Septième Art, Star Wars, Steven Spielberg, Terrore nello spazio, Trailer, WEBSÉRIE DOCUMENTAIRE
Vox Populi
0 Commentaires
[Les jeudis de l’angoisse S2E03] Alien vs Nosferatu – Aux origines du film d’horreur
Temps de lecture estimé :4 Minutes, 21 Secondes
Du Nosferatu de Murnau au Alien de Ridley Scott, nombreuses sont les pépites qui ont influencé le cinéma de genre. Retour sur l’évolution de ses premières œuvres aux classiques du genre via le documentaire Alien vs Nosferatu d’Hadrien Dufourt qui revient sur ces films qui ont fait évoluer le cinéma horrifique.
Welcome to hell
Avant d’aller plus loin… Sachez que Hadrien Dufourt n’est de base pas l’un des grands influenceurs du septième art. Bien avant de poser mes yeux sur cette pépite, j’ai dans un premier temps jeté mon dévolu sur la trilogie Enfers (vous pouvez retrouver sur le site la critique des Tomes 1 et Tome 2) en attendant celle du tome 3 dont nous reparlerons du tome 3 prochainement…).



De fil en aiguille, une amitié est née… Jusqu’au moment où j’ai découvert cette analyse parmi les nombreux projets de l’auteur. Ayant une énorme appétence pour le cinéma horrifique, je ne pouvais résister à ce documentaire en huit parties dédiées aux maîtres du genre. Mais aussi à l’évolution du cinéma qui au fil du temps n’a cessé d’évoluer et de nous surprendre même si certains chefs-d’œuvre restent intemporels…
Avec Nosferatu en 1922, Friedrich Wilhelm Murnau a posé un code esthétique qui a marqué radicalement le septième art. En 1979, Alien de Ridley Scott répond si bien à ce code qu’il est structurellement superposable à Nosferatu, séquence par séquence, parfois plan par plan. Deux chefs-d’œuvre éloignés en apparence, qui pourtant se ressemblent à un degré confondant. En les comparant, on voit apparaître les mécanismes de l’épouvante. On comprend pourquoi l’on a peur. Le cinéma d’épouvante a fait l’objet de nombreux documentaires et ouvrages qui retracent l’histoire des « grandes figures du mal dans le septième art », sans révéler ses secrets de fabrication. Or, la peur, plutôt que l’exhibition des monstres, est une véritable technique expressive : un langage. L’esthétique fondée par les cinéastes expressionnistes allemands perdure. Cent ans après Nosferatu, au-delà d’incroyables innovations visuelles et sonores, le cinéma d’horreur applique toujours les mêmes recettes. Grâce à la comparaison entre Alien et Nosferatu, ainsi qu’à des exemples tirés de plus de 220 films d’horreur, des origines du cinématographe aux productions contemporaines les plus audacieuses, je traduis cette langue et révèle la méthode appliquée scrupuleusement depuis un siècle par les réalisateurs les plus talentueux.
Résumé, Hadrien Dufourt
Don’t be afraid of the dark
À travers huit épisodes d’une durée moyenne de 20/30, minutes, Hadrien Dufourt nous propose un voyage à travers l’histoire du cinéma, mais aussi sur les pépites qui ont influencé le genre horrifique dès sa naissance. Bien avant les films qui nous font frissonner en salles, il faut remonter à 1895, soit l’invention du cinématographe par Auguste et Louis Lumière.
Dès les premiers courts-métrages, dont « L’arrivée d’un train en gare de La Ciotat« , le frisosn s’emparait des spectateurs pensant voir un simple train leur tomber dessus… De cette révolution technologique résultera la peur ! Une émotion primaire sublimée par le septième art qui de ce petit court-métrage révolutionnera le cinéma bien avant celui que nous connaissons aujourd’hui… Naîtra alors un sous-genre de l’horreur qui fascine autant qu’il terrifie…


La terreur prend place dès le classique de Murnau s’inspirant du roman Dracula de Bram Stocker. Une œuvre intemporelle qui aura droit à de nombreuses adaptations tout comme le vampire (sous différentes formes) tout comme nombreuses figures iconiques du genre comme les boogeymen du slasher, les monstres sous toutes leurs formes dont le requin des « Dents de la mer » et autres monstres tapis dans l’obscurité que nous aimons retrouver malgré cette hantise d’être confronté à nos peurs les plus profondes…
Mais bien avant cette révolution, il faut nous pencher sur deux œuvres magistrales ici confrontées pour le meilleur et pour le pire : Alien vs Nosferatu. Premier né d’un genre en pleine mutation, Nosferatu aura fait naître la peur de différentes manières. De l’arrivée de Thomas Hutter sur les terres du vampire à l’atterrissage de l’équipage du Nostromo sur LV-426, il est fascinant de découvrir l’origine du mal que va déécouvrir l’humanité malgré de nombreuses interdictions allant du simple villageois à un message décodé top tard…

Mais ces deux monstres sacrés du cinéma ayant traversé les âges donneront naissance à bien des pépites en devenir… De leurs images plan par plan (on reste fasciné par ceux de Terrore Nello Spazio – La planète des vampires de Mario Bava qui auront inspiré Ridley Scott pour certaines scéquences dui huitième passager), on retiendra une inspiration surprenante offrant au spectateur une évolution des différents moyens techniques. Du célèbre comte fasciné par une simple goutte de sang au terrifiant xénomorphe sortant de sa cachette pour décimer un équipage complet…, rien ne nous sera épargné.
Mais à travers ces visages mythiques du cinéma d’horreur, nous découvrons également la figure du monstre à travers le miroir de notre corruption. L’avidité de l’être humain et sa soif de braver les interdits donne toujours naissance à l’arrivée d’un mal pouvant prendre bien des visages. Enfant maudit, créature avide de chair fraîche, entité vengeresse… Le malin peut revêtir des formes dépassant parfois l’imaginaire collectif allant puiser des fois sa source dans le cœur d’une humanité fragile (souvent des protagonistes de classe moyenne), mais aussi au plus profond de notre rancœur comme le démontre Fritz Lang avec M le maudit et David Lynch via Elephant Man.


De la naissance du genre à sa révolution
À travers les huit épisodes qui composent Alien vs Nosferatu, Hadrien Dufourt qui officie en tant que narrateur nous off une magnifique rétrospective du genre horrifique de sa naissance aux pépites horrifiques qui ont traverses les âges du vidéoclub aux plateformes de SVOD de nos jours.
Il est à mon sens, difficile de vous présenter plus en détails ce petit joyau du cinéma de genre qui revient avec beaucoup d’amour sur l’évolution du cinéma de genre à travers le Nosferatu de Friedrich Wilhelm Murnau ainsi que via Alien, le huitième passager de Ridley Scott, mais aussi pas moins de 220 films qui auront su tirer parti de cet héritage pour le plus grand plaisir des fans. Une véritable capsule temporelle qui ne manquera pas de nous faire voyager à travers l’espace des plus grands films de l’expressionnisme allemand jusqu’aux blockbusters américains qui sous différentes formes tentent de devenir les dignes héritiers d’une horreur ne cessant de muter…
Si cet article a piqué vote curiosité, sachez que vous pouvez retrouver les différents épisodes de Alien vs Nosferatu via le site offciel de l’auteur.


![[Game of Thrones: Conquest] Toutes les infos sur le contenu inspiré de A KNIGHT OF THE SEVEN KINGDOMS](https://gamecover.fr/wp-content/uploads/2026/01/image-22.png)
