Avec ce huitième volume, Dandadan prépare méthodiquement la suite de son intrigue. Yukinobu Tatsu, publié en France par Crunchyroll Manga, y change de rythme pour offrir un tome centré sur la progression de ses héros. C’est une étape classique du shōnen, mais abordée avec l’humour et l’imagination propres à la série. Les fans de l’anime y retrouveront un passage qui donne de l’élan à l’histoire, et qui montre que les personnages ne sont pas figés : ils évoluent, doutent et décident de se dépasser.

Après avoir assisté, impuissant, au combat de Momo contre l’Œil du Mal, Okarun décide de devenir plus fort. Pour l’aider à s’entraîner, Turbo Granny l’emmène, avec Aira, dans la salle de musique du lycée, où les portraits de compositeurs accrochés aux murs les attaquent. Grâce aux conseils de Turbo Granny, Okarun parvient à les vaincre et prend à ce moment-là une décision : affronter lui-même l’Œil du Mal.

Ce tome 8 réussit à rendre un passage d’entraînement vraiment amusant. L’idée des portraits de compositeurs qui s’animent est aussi absurde qu’inventive, et Yukinobu Tatsu en tire des scènes d’action dynamiques, avec une vraie énergie dans le découpage. Okarun gagne en détermination, et son envie de protéger Momo donne au récit un enjeu émotionnel simple mais efficace. Le trio formé avec Aira et Turbo Granny fonctionne très bien : chacun a son ton, et les échanges sont drôles.

Le volume est plus léger que les précédents, mais il n’est pas pour autant creux. Il pose les bases de ce qui va suivre et laisse monter l’attente autour de l’affrontement à venir. Le dessin reste précis et expressif, que ce soit dans les scènes d’action ou dans les moments plus humoristiques. Un tome qui plaira aux lecteurs sensibles à la progression des personnages et qui donne envie de passer rapidement à la suite.

