Après le combat spectaculaire contre le dieu serpent, Dandadan relâche un peu la pression avec un septième volume plus posé, centré sur les conséquences de l’arc précédent. Yukinobu Tatsu, publié en France par Crunchyroll Manga, ralentit le ttempo pour s’intéresser davantage à ses personnages. C’est un tome de transition, mais loin d’être anecdotique : on y sent le groupe se souder et la série prendre une dimension plus chaleureuse. Les lecteurs qui ont découvert l’histoire par l’anime y retrouveront un moment plus intime, qui fait respirer l’ensemble.

Okarun et ses amis ont vaincu le dieu serpent, mais une menace persiste : l’Œil du Mal continue de posséder Jiji. Même l’exorcisme tenté par Mamie Seiko n’y change rien. Pire, dès que Jiji entre en contact avec de l’eau froide, l’esprit reprend le contrôle et attaque. Faute de solution immédiate, le groupe décide de veiller ensemble sur Jiji, en attendant qu’un véritable exorcisme puisse avoir lieu.

Ce tome 7 joue la carte de l’humour et de la chaleur humaine, et ça fonctionne très bien. La situation de Jiji, qui bascule dès qu’il touche de l’eau froide, donne lieu à des scènes comiques inventives, sans jamais masquer le danger. Le tome profite aussi de ce rythme plus calme pour développer la vie en commun des personnages : Momo, Okarun, Aira et Jiji partagent désormais le même quotidien, et leurs échanges sont un vrai plaisir à suivre.

Moins spectaculaire que le tome précédent, ce volume n’en reste pas moins important, car il donne de l’épaisseur au groupe et rend les enjeux futurs plus forts. Le dessin de Yukinobu Tatsu garde toute sa précision, y compris dans les moments plus calmes, avec des expressions très réussies. Un tome qui fait du bien, drôle et touchant, et qui prépare la suite avec intelligence.

