Cinéma / Séries
News
Pop-Culture
Bewitched film, cadavres possédés, cinéma de genre asiatique, cinéma hong-kongais, films cultes Hong Kong, films extrêmes, fœtus démoniaques, Game Cover Shadowz, magie noire HK, Seeding of a Ghost, Shadowz plateforme, Shaw Brothers horreur, sorcellerie asiatique, The Boxer’s Omen, week-end Shadowz
VoxPopuli
0 Commentaires
[Shadowz] Trois classiques HK possédés débarquent sur la plateforme
Shadowz frappe fort ce week-end avec l’arrivée de trois torgnoles hong-kongaises cultes : Bewitched, The Boxer’s Omen et Seeding of a Ghost. Un triptyque d’horreur asiatique dégénérée, entre fœtus démoniaques, cadavres en rut, sorciers sous acide et momies-crocodiles. Le cinéma HK dans ce qu’il a de plus furieux.
Bewitched (Kuei Chih-Hung- 1981) : la malédiction craspec

À Bangkok, un playboy hongkongais séduit une jeune femme thaïlandaise avant de la délaisser lâchement. Elle ne l’entend pas de cette façon et se rend chez un sorcier local pour lui jeter un sort.
Le petit mot de la team Shadowz : Au sein de l’écurie Shaw Brothers, Kuei Chih-Hung est le mouton noir, le perturbateur frondeur. Ses Killer Snakes ou Corpse Mania sont des sommets d’exploitation déviante (allez-y à vos risques et périls !), et il n’est guère étonnant qu’il ait été à l’origine des films d’horreur les plus fous du studio. Sa marque de fabrique ? Amener le surnaturel traditionnel sur un territoire urbain et concret où le polar se mêle aux séances d’affrontements shamaniques surréalistes. Bewitched en est un exemple emblématique, avec son flic cherchant à sauver un homme d’une malédiction lancée par une jeune fille thaïlandaise qu’il a délaissée après une brève aventure. Ne cherchez pas de subtilité dans le scénario, ni ailleurs d’ailleurs : Bewitched se savoure pour sa façon de confronter croyances ancestrales et turpitudes modernes de façon à créer des séquences aussi fauchées qu’inventives, aussi méchantes que fun. Mais cette friandise n’est qu’un avant goût du feu d’artifices concocté par Kuei Chih-Hung : The Boxer’s Omen…
The Boxer’s Omen (Kuei Chih-Hung- 1983) : hallucinations, kung-fu et magie noire

Chan Hung part en Thaïlande défier Bu Bo à la boxe et se retrouve par une suite de fortes improbabilités ensorcelé. Il devient alors un bouddhiste invincible combattant un sorcier thaïlandais particulièrement fou.
Le petit mot de la team Shadowz : Attention : ce film est authentiquement fou. Sous ses dehors de délire d’exploitation, The Boxer’s Omen résume en fait toute l’histoire du versant horrifique du studio hongkongais culte Shaw Brothers, et en signe également le point final. Trois ans plus tard, la Shaw mettra la clé sous la porte. Le film de Kuei Chih-Hung, grand artisan des excès horrifiques du studio, prolonge son Bewitched sorti 2 ans plus tôt. Mais au lieu d’en faire une séquelle opportuniste, il l’utilise pour compiler le fantastique surréaliste des débuts de la Shaw, l’ADN fondateur du film d’action et d’arts martiaux, l’exploitation excessive des années 1970 et la fascination malsaine du public hong-kongais pour la magie noire thaïlandaise. Le résultat est certainement l’une des œuvres les plus psychotroniques pondues par le cinéma HK, où les rituels ésotériques deviennent des happenings de foire généreux et bariolés, teintés de visions sidérantes qui font du film le 2001 du bis taré. Livrez-vous à un petit exercice rigolo : enchaînez The Boxer’s Omen et Doctor Strange 2 de Sam Raimi, et vous verrez ce que le second doit au premier !
Seeding of a Ghost (Yang Chuan- 1983) : vengeance, fœtus démoniaque et gore poisseux

Une jeune femme qui abandonne son amant au milieu de nul part, tombe face à deux jeunes écervelés qui la brutalisent, la violent, et finissent par la tuer involontairement. Mais son mari connait un maître en sorcellerie et compte bien s’en servir pour se venger.
Le petit mot de la team Shadowz : The Boxer’s Omen a beau être le sidérant baroud d’horreur de la Shaw Brothers, Seeding of a Ghost en est le vrai point final, le dernier clou dans le cercueil. Le premier se tourne vers le passé et déploie une certaine magie malgré ses excès, le second est un polar urbain réaliste et cradingue qui vire au surnaturel et à l’horreur excessive. Adultère, viol, vengeance : on est loin du combat métaphysique de The Boxer’s Omen. Il faut dire que le réalisateur de Seeding of a Ghost, Yang Chuan n’est pas Kuei Chih-hung ni Ho Meng-hua. C’est un franc-tireur mercenaire plus terre-à-terre dans ses préoccupations et plus rentre-dans-le-lard dans l’exploitation et l’horreur. Le résultat n’en est pas moins hautement distrayant pour peu que les excès typiques de l’époque ne vous refroidissent pas. Le combat entre sorciers est particulièrement fun, et le fameux climax avec son foetus/démon en mode Alien/The Thing vaut son pesant de cacahuètes. Amis de la poésie, au revoir. Amateurs de bidoche, installez-vous.
Un joli panel de titres à découvrir ce week-end en attendant que la team nous dévoile la programmation d’Halloween pour l’édition 2026. Si vous préférez vous ruer dans les salles obscures, nous ne pouvons que vous recommander le sympathique Flush.

![[The Big Break Showcase], un nouveau showcase de jeu indépendant annoncé](https://gamecover.fr/wp-content/uploads/2026/09/image-40.png)
![[The Rogue Prince Of Persia] voit l'arrivée d'une mise à jour anniversaire](https://gamecover.fr/wp-content/uploads/2026/09/image-39.png)
Publier un commentaire
Vous devez vous connecter pour publier un commentaire.