Alice in Kyoto Forest Tome 2 : Trouver sa place avant qu’il ne soit trop tard !
Ce deuxième et dernier tome referme la relecture d’Alice au Pays des Merveilles imaginée par Mai Mochizuki et Haruki Niwa, en resserrant l’intrigue autour de sa quête personnelle. Le duo continue d’entremêler onirisme et introspection, cette fois avec une urgence qui pousse Alice à se confronter directement à ses propres doutes. C’est une conclusion qui mise davantage sur l’émotion et le sens du récit que sur l’action, dans la lignée de ce qu’annonçait le premier tome.

Alice se retrouve toujours plongée dans ce Kyoto magique et déroutant, bien loin du monde qu’elle connaissait. Elle cherche désespérément Ren, son premier amour d’enfance, persuadée que c’est lui qui l’a appelée dans cet endroit hors du temps. Le trouble grandit lorsqu’elle découvre que le prince héritier ressemble étrangement à Ren, sans pourtant sembler la reconnaître. Pour ne rien arranger, Alice apprend qu’elle doit absolument trouver la véritable vocation de son cœur si elle veut rester dans la forêt de Kyoto, sous peine de vieillir à toute vitesse et de finir par disparaître. Elle qui a toujours puisé du réconfort dans les contes et les histoires devra alors s’y raccrocher une dernière fois pour trouver sa voie.

Cette conclusion pousse plus loin le thème central de la quête de soi déjà amorcé dans le premier tome, et c’est clairement ce qui fonctionne le mieux ici. Voir Alice devoir affronter l’urgence de trouver sa place, littéralement sous peine de disparaître, donne un vrai enjeu émotionnel à cette dernière ligne droite. Le mystère autour de Ren et du prince héritier apporte aussi une couche de trouble, qui vient enrichir la dimension plus intime du récit.

Le format court de la série se ressent malgré tout un peu dans ce tome final, qui doit boucler pas mal d’éléments en peu de pages, ce qui donne parfois une impression de précipitation. Cela dit, le message reste touchant, entre l’importance de croire en ses propres histoires et celle de se choisir soi-même, peu importe le monde dans lequel on évolue. Une fin honnête et sincère, qui referme bien cette parenthèse fantastique même si on aurait aimé un peu plus de temps pour savourer certains moments clés.



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