Vigilante – My Hero Academia Illegals Tome 3 : Stendhal, le justicier de trop !
Édité chez Ki-oon, Vigilante – My Hero Academia Illegals continue d’explorer l’univers créé par Kohei Horikoshi sous un angle différent avec ce troisième tome, porté par le scénario de Hideyuki Furuhashi et le dessin de Betten Court. La série confirme ici sa volonté de ne pas se contenter d’être un simple spin-off, en cherchant à apporter une vraie profondeur supplémentaire à cet univers de justiciers évoluant en marge de la loi. Une suite qui continue de creuser la question de ce qui sépare vraiment un héros d’un vilain, lorsque la justice elle-même commence à flirter avec l’extrême.

Un nouveau combattant de l’ombre fait son apparition en ville : Stendhal, dont Koichi est d’abord admiratif avant de réaliser que l’homme a une conception bien trop extrême de la justice, condamnant à mort criminels endurcis comme simples délinquants sans distinction. Heureusement, il n’est pas de taille face à Knuckle Duster, qui brise à la fois son masque et ses illusions d’un seul coup de poing. Cet épisode aura au moins le mérite de montrer que The Crawler n’est pas encore prêt à tout affronter seul, alors que l’ombre de Kuin Hachisuka, jeune lycéenne à la tête du trafic de trigger dans le quartier, continue de planer sur la ville.

Ce troisième tome confirme que la série ne se contente pas de surfer sur le succès de My Hero Academia, en cherchant vraiment à creuser des questions plus complexes sur la justice. Le personnage de Stendhal est intéressant justement parce qu’il pousse à réfléchir sur la limite entre justicier et vilain, quand la volonté de faire le bien tourne à l’extrême et devient elle-même dangereuse. Sa confrontation avec Knuckle Duster reste un bon moment du tome, qui montre bien les valeurs que ce dernier essaie de transmettre à Koichi.

Le personnage de Captain Celebrity, en revanche, est clairement pensé pour agacer, et ça fonctionne plutôt bien dans ce rôle. On sent aussi que le tome prend le temps de souffler avec un côté plus tranche de vie autour de Makoto, ce qui permet à Koichi de continuer à s’affirmer petit à petit dans son rôle de héros de l’ombre. Le principal reproche qu’on peut faire, c’est un certain manque d’enjeux qui rend la lecture un peu moins prenante que celle de la série principale, mais ça reste un tome solide pour qui apprécie déjà cet univers.



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