World Trigger tome 2 : quand l’attachement aux personnages prend le dessus
Daisuke Ashihara poursuit sur sa lancée avec ce deuxième tome de World Trigger, confirmant les promesses d’un premier volume qui avait su poser des bases solides. Le mangaka, déjà remarqué pour son sens du rythme et son goût pour l’action bien chorégraphiée, continue de développer un univers qui séduit autant par sa construction que par l’alchimie entre ses personnages. Ce tome s’impose comme une nouvelle étape convaincante dans cette série qui gagne à être découverte.

En France, World Trigger est édité par Kazé dans la collection Kazé Shônen, avec une traduction de la série originale prépubliée dans le Weekly Shōnen Jump de Shūeisha. Le tome 2 est paru le 22 octobre 2014, compte 192 pages en noir et blanc, pour un format compact d’environ 17,5 x 11,5 cm et un prix avoisinant les 6,89 €. La série, encore en cours au Japon avec 29 tomes parus à ce jour, continue d’être suivie en France au fil des sorties, avec une parution qui s’est étalée à un rythme soutenu lors des premiers tomes, avant de ralentir sur les volumes plus récents.

Yûma Kuga est un étudiant étranger qui vient d’arriver dans la ville de Mikadoshi. Osamu Mikumo, un autre élève de sa classe, est chargé de s’occuper du nouveau venu, mais dès leur premier jour de rencontre, ils assistent à l’ouverture d’une brèche dans la réalité et à l’apparition d’un Naver, une race d’envahisseurs venue d’un monde parallèle. Osamu intervient alors et utilise une arme issue de la technologie ennemie, le Trigger, qui lui permet de faire appel à des pouvoirs spéciaux : ce jeune étudiant à l’allure docile se révèle être un membre de Border, l’organisation de soldats d’élite chargée de contenir l’invasion des Navers. Yûma, quant à lui, cache lui aussi un lourd secret lié à sa véritable nature, et leur rencontre marque le début d’une alliance qui va bouleverser leurs deux existences face à la menace grandissante venue de l’autre dimension.

Ce deuxième tome confirme que World Trigger tient ses promesses. Daisuke Ashihara sait mettre en scène des combats vraiment dynamiques et lisibles, ce qui n’est pas toujours évident dans ce genre de manga.

Les affrontements sont clairs, bien rythmés, et donnent vraiment envie de tourner les pages.Ce qui plaît aussi, c’est que l’histoire avance bien sans s’éterniser sur des détails inutiles. On sent que le mangaka sait où il va, et les personnages continuent de gagner en profondeur au fil des pages.
L’alchimie entre les héros fonctionne bien et donne envie de mieux les connaître.Un tome efficace qui confirme les bonnes bases posées par le premier volume, et qui laisse présager une suite prometteuse.

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