[Chronique Manga] Suicide Red – Tome 01 !
Découvre ma chronique sur le premier tome de Suicide Red, la nouvelle création originale de Ki-oon ! Suicide Red suit Madoka, une jeune chasseuse aux pouvoirs de flammes, dans un Tokyo post-apocalyptique envahi de monstres, où une mission périlleuse dans la redoutable zone interdite va l’opposer à une hydre gigantesque et la lancer sur les traces de son aïeul disparu.

J’ai participer à la conférence de l’auteur de Suicide Red à la Japan expo, voici le lien du compte rendu de la conférence : https://gamecover.fr/decouvre-la-conference-de-suicide-red-hanmaru-qui-a-eu-lieu-a-la-japan-expo/
L’édition française de Suicide Red est publiée par Ki-oon dans leur collection Shônen, avec un premier tome sorti le 2 juillet 2026 au prix de 7,95€. Il s’agit d’une création originale que Ki-oon a choisi de développer directement avec Harimaru dès 2022, après avoir repéré une première ébauche de la série postée sur la plateforme japonaise Days Neo , l’éditeur français a donc été de bout en bout partie prenante du développement du titre, plutôt que de simplement en licencier une version déjà éditée au Japon. Le tome 1 se distingue par un soin particulier apporté à l’objet-livre, avec pas moins de 12 pages en couleurs et une impression de bonne qualité sur papier épais, un traitement qui souligne la volonté de Ki-oon de mettre en avant cette nouvelle licence. La série est en cours de publication, avec la suite des tomes à venir.
Il y a dix ans, un cataclysme surnommé le « Jour de l’Apocalypse » a fissuré le ciel au-dessus de Tokyo, laissant surgir monstres et créatures venus d’ailleurs, tandis que certains humains développaient des pouvoirs surnaturels. Madoka, une jeune femme capable de manier les flammes, vit dans ce Tokyo devenu fantastique : chasseuse de trésors pour gagner sa vie, elle a été recalée à l’examen des brigades de nettoyeurs et rêve pourtant d’explorer la redoutable zone rouge. Son surnom, « Suicide Red », vient de sa fâcheuse tendance à se blesser en combat. Alors qu’elle se contente de missions mineures, un imprévu va la propulser au cœur d’une zone interdite où règne une hydre gigantesque , une occasion inespérée de partir sur les traces de son aïeul, à condition de survivre.

Suicide Red mise avant tout sur le spectacle et le dynamisme visuel : Harimaru apporte à son premier titre solo un sens du mouvement et des scènes d’action très travaillé, avec un rythme sans temps mort, à mi-chemin entre RPG et jeu de combat. Sur les thématique, le manga explore la reconstruction d’un monde après une catastrophe totale , comment une société apprend à vivre normalement aux côtés de monstres devenus quotidiens ainsi que la quête de Madoka, tiraillée entre son désir de repousser ses limites et les obstacles institutionnels qui la freinent, un scénario classique du shonen mais efficace pour incarner la résilience et la détermination. Son point fort réside justement dans cette alliance entre un bestiaire fantastique original (hydres, gobelins, objets animés) et une mise en scène héritée d’un des meilleurs dessinateurs d’action du genre, même si l’univers post-apocalyptique à pouvoirs n’est pas sans rappeler des séries comme Solo Leveling. C’est un manga prometteur moins pour son originalité narrative que pour la qualité de son exécution visuelle et l’énergie qu’il dégage dès son premier tome, porté par une héroïne attachante et une intrigue qui se faufile en fin de premier volume.

Harimaru est un mangaka qui a longtemps évolué dans l’ombre avant de se lancer en solo : pendant près de dix ans, il a été l’assistant en chef de Yusuke Murata, le dessinateur derrière One-Punch Man et Eyeshield 21, où il était notamment chargé de la formation des nouvelles recrues du studio , il a également travaillé auprès de Shun Saeki (Food Wars). Cette longue expérience aux côtés d’un maître de la mise en scène et du dynamisme visuel a nourri son propre style, très expressif, qui donne du punch à ses scènes d’action. Avant de se consacrer à Suicide Red, il avait déjà remporté un prix de manga sur l’e-sport organisé par les éditions Shûeisha. C’est en 2022 qu’il poste une première ébauche de Suicide Red sur la plateforme japonaise Days Neo, un projet qui attire rapidement l’attention de plusieurs éditeurs japonais avant qu’il ne choisisse finalement Ki-oon, en France, pour développer et publier sa toute première série en tant qu’auteur principal.

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