[Test] Kusan: City of Wolves – Une aventure pleine de personnalité qui mérite d’être découverte
- Une direction artistique avec une vraie personnalité.
- Une bande-son hip-hop excellente qui accompagne parfaitement l’aventure.
- Une histoire simple mais efficace.
- Des personnages auxquels on finit par s’attacher.
- Un gameplay exigeant et satisfaisant.
- Une aventure qui ne souffre pas de longueur inutile.
- Une difficulté qui pourra frustrer certains joueurs.
- Peu de marge d’erreur avec les dégâts reçus.
- Les améliorations et armes limitées par certains choix de gameplay.
- Une durée de vie qui pourra sembler courte.
Kusan: City of Wolves: Une très bonne surprise. Je ne m’attendais pas forcément à accrocher autant en lançant le jeu, mais son ambiance m’a rapidement embarqué. Entre sa direction artistique, sa bande-son qui donne une vraie identité au titre et son histoire qui donne envie d’aller jusqu’au bout, le jeu réussit à proposer une aventure qui reste en tête. Oui, certains choix pourront diviser. Oui, la difficulté peut parfois être exigeante et quelques mécaniques auraient mérité d’être un peu plus poussées. Mais au final, j’ai passé un excellent moment. Le jeu sait où il veut aller, il ne cherche pas à être plus grand qu’il ne l’est, et surtout il donne envie de voir la suite. Pour un premier épisode, c’est une base très solide. – Manga by Will
Synopsis
Jin est un policier qui porte encore les traces d’un passé difficile. Alors qu’il pensait simplement reprendre son travail habituel, Ayn vient le chercher pour une mission qui va rapidement prendre une tout autre dimension.
Cette intervention va conduire Jin jusqu’à Haru, une jeune fille au centre d’une affaire bien plus importante qu’il n’y paraît. Ce qui devait être une simple mission de protection va alors se transformer en une véritable course contre la montre, où Jin devra faire face à de nombreux dangers, mais aussi aux blessures de son propre passé.
Entre affrontements, révélations et rencontres inattendues, Kusan: City of Wolves nous embarque dans une aventure où chaque étape rapproche un peu plus Jin de la vérité.
Une première impression qui donne le ton
Il y a des jeux qui ont besoin de plusieurs heures avant de réellement montrer ce qu’ils ont à proposer. Et puis il y a ceux qui réussissent à attirer notre attention presque immédiatement. Pour moi, Kusan: City of Wolves fait clairement partie de cette deuxième catégorie.
Dès les premières minutes, quelque chose m’a accroché. Ce n’est pas forcément un élément précis, mais plutôt une combinaison de plusieurs choses : son ambiance, son style graphique, son rythme et surtout cette impression que le jeu possède une vraie identité.
Aujourd’hui, beaucoup de productions cherchent à proposer toujours plus de réalisme, avec des graphismes impressionnants et des mondes gigantesques. Ici, les développeurs ont choisi une autre approche. Le jeu assume pleinement son style visuel et son côté rétro, et honnêtement, c’est probablement l’une de ses plus grandes forces.
Au lieu d’essayer de rivaliser avec les plus grosses productions du marché, Kusan: City of Wolves préfère créer une ambiance qui lui appartient. Et dès les premières minutes, on comprend rapidement qu’on n’est pas devant un jeu qui cherche simplement à copier ce qui existe déjà.
C’est ce qui m’a donné envie de continuer. Je voulais découvrir ce que le jeu avait encore à proposer, voir où son histoire allait m’emmener et surtout comprendre jusqu’où cette aventure allait aller.

Une direction artistique qui possède une vraie identité
Ce qui m’a frappé dès le début, c’est la direction artistique du jeu. Il y a quelque chose de très particulier dans son univers. Ce n’est pas le genre de jeu où l’on va forcément s’arrêter toutes les cinq minutes pour admirer un paysage immense, mais ce n’est pas ce qu’il cherche à faire.
Son objectif est différent : créer une atmosphère.
Et de ce côté-là, je trouve que le pari est réussi. Chaque environnement possède une vraie personnalité, chaque niveau garde son propre charme et l’ensemble donne l’impression d’avoir été pensé avec une vraie vision artistique.
C’est aussi ce qui permet au jeu de rester en tête. Même après plusieurs heures, on reconnaît immédiatement son style. À une époque où beaucoup de jeux peuvent parfois se ressembler visuellement, réussir à avoir une identité propre est déjà une vraie qualité.
Ce n’est peut-être pas le jeu qui impressionnera techniquement, mais ce n’est clairement pas ce que je retiendrai de mon expérience. Ce que je retiens, c’est une direction artistique cohérente qui sert parfaitement l’ambiance générale.

Une bande-son qui donne une vraie âme au jeu
S’il y a bien un élément qui m’a marqué dès les premières minutes, c’est clairement la bande-son.
Très orientée hip-hop, elle apporte énormément au jeu. Ce n’est pas juste une musique d’accompagnement qui est là pour remplir les moments entre deux combats. Au contraire, elle participe vraiment à l’identité de Kusan: City of Wolves.
Elle colle parfaitement au rythme de l’aventure. Pendant les affrontements, elle apporte une vraie énergie, mais elle fonctionne aussi très bien dans les moments plus calmes. C’est ce genre de bande-son qui arrive à renforcer une scène sans jamais prendre toute la place.
Personnellement, c’est même l’un des premiers éléments qui m’a donné envie de continuer. Dès le début, je me suis dit qu’il y avait quelque chose de différent. Cette ambiance musicale, combinée à la direction artistique, donne au jeu une personnalité qu’on retrouve rarement dans des productions de ce style.
Et honnêtement, c’est souvent ce genre de détail qui fait la différence. Un jeu peut avoir de bonnes mécaniques, mais quand son ambiance fonctionne, l’expérience devient tout de suite plus marquante.

Une histoire simple en apparence, mais qui fonctionne
Au départ, je ne savais pas forcément à quoi m’attendre concernant l’histoire. Le jeu commence avec une mission qui semble assez classique, mais très rapidement, on comprend que ce qui se passe autour de Jin est beaucoup plus important qu’une simple intervention.
C’est d’ailleurs ce que j’ai apprécié : le jeu prend le temps de développer son scénario sans chercher à en faire trop.
L’un des points qui m’a le plus marqué, c’est évidemment la relation entre Jin et Haru. Au début, on comprend simplement qu’il doit la protéger et qu’il prend cette mission au sérieux. Mais plus l’aventure avance, plus on découvre que cette relation représente quelque chose de beaucoup plus profond pour lui.
Sans rentrer dans les détails pour éviter de gâcher la découverte, Haru va progressivement devenir un personnage important dans l’évolution de Jin. Elle va réveiller certaines choses qu’il pensait avoir laissées derrière lui, notamment liées à son passé et aux événements qui l’ont marqué.
C’est ce que j’ai aimé dans l’écriture du personnage principal. Jin n’est pas juste un héros qui avance d’un point A à un point B en éliminant tout ce qui se trouve sur son chemin. Il a une histoire, des blessures et des émotions qui expliquent ses réactions.
Petit à petit, on comprend mieux pourquoi cette mission compte autant pour lui.
J’ai également apprécié la présence d’Ayn dans l’histoire. Il apparaît rapidement et son rôle est important puisque c’est lui qui va lancer Jin dans cette mission qui va complètement dépasser ce qu’il imaginait au départ. Les personnages secondaires ne sont pas seulement là pour faire avancer le scénario : ils participent réellement à construire cette aventure.
Une aventure courte, mais qui ne perd jamais son rythme
Avant de commencer le jeu, j’avais une petite inquiétude : celle de finir par ressentir une certaine répétition.
C’est un piège dans lequel beaucoup de jeux peuvent tomber. On découvre les premières mécaniques, on apprécie l’expérience, puis au bout de quelques heures, on a l’impression de refaire constamment la même chose.
Mais finalement, ça n’est jamais arrivé avec Kusan: City of Wolves.
Le jeu est assez court, puisque j’ai terminé l’aventure en environ huit heures, mais je n’ai jamais eu cette sensation de longueur. Au contraire, j’avais toujours envie de découvrir le prochain chapitre, de voir ce que l’histoire allait proposer et de continuer mon avancée.
Je pense que c’est aussi parce que le jeu ne cherche pas à rallonger artificiellement son expérience. Il va à l’essentiel. Il propose son aventure, ses combats, son histoire, puis il nous laisse avec l’impression d’avoir vécu quelque chose de complet.
Personnellement, je préfère largement un jeu de huit heures qui maîtrise son rythme plutôt qu’un titre qui dure vingt heures mais qui finit par se répéter.
Un gameplay simple à prendre en main, mais qui demande de la maîtrise
Côté gameplay, Kusan: City of Wolves propose une formule qui paraît simple au premier abord, mais qui demande finalement pas mal d’attention.
Les combats reposent beaucoup sur l’observation et le timing. Il ne suffit pas de foncer tête baissée en espérant passer en force. Les ennemis peuvent rapidement prendre l’avantage, et une erreur peut coûter très cher.
C’est un aspect que j’ai plutôt apprécié, parce qu’il oblige à rester concentré. Chaque affrontement demande un minimum de réflexion, surtout lorsque plusieurs adversaires arrivent en même temps.
La prise en main est rapide, mais le jeu demande du temps pour être réellement maîtrisé. Plus on avance, plus on comprend les possibilités offertes par les différentes armes et améliorations, et plus les combats deviennent intéressants.
C’est vraiment un système qui récompense la patience. On apprend de ses erreurs, on comprend les comportements des ennemis et on progresse naturellement.

Une difficulté qui ne pardonne aucune erreur
C’est probablement le point qui fera le plus parler autour du jeu.
Dans Kusan: City of Wolves, il faut accepter une chose : on ne peut pas se permettre des d’erreurs. Un seul coup reçu suffit à mettre fin au combat.
D’un côté, j’ai trouvé ce choix intéressant. Il apporte une vraie tension pendant les niveaux. On avance différemment, on fait plus attention aux ennemis présents autour de nous et chaque victoire apporte une certaine satisfaction.
Mais de l’autre côté, je comprends totalement que certains joueurs puissent trouver ça frustrant.
Même avec les améliorations débloquées, la difficulté reste bien présente. Certains passages demandent plusieurs essais, notamment certains combats de boss où il faut vraiment apprendre les mouvements adverses avant de réussir.
Le boss de l’autoroute m’a particulièrement marqué sur ce point. Ce n’est pas forcément un mauvais moment, mais clairement un passage qui demande de la patience.
Personnellement, ça ne m’a pas empêché de prendre du plaisir, parce que j’aime les jeux qui demandent un peu d’investissement. Mais je pense qu’il faut prévenir les joueurs : Kusan: City of Wolves n’est pas une aventure où l’on avance sans réfléchir.
Une petite possibilité de seconde chance aurait peut-être été intéressante. Par exemple, une amélioration permettant d’encaisser un premier coup avant de tomber aurait pu apporter un peu plus de souplesse, sans forcément rendre le jeu trop facile.

Des choix d’amélioration intéressants, mais parfois frustrants
Le système d’amélioration est une bonne idée sur le papier.
Au fil de l’aventure, on débloque différentes possibilités pour améliorer son équipement et adapter sa façon de jouer. Le problème, c’est qu’on ne peut pas tout utiliser en même temps.
Même chose pour les armes : malgré un nombre important de possibilités, il faut constamment faire des choix.
Je comprends parfaitement pourquoi les développeurs ont pris cette décision. Si toutes les améliorations étaient utilisables simultanément, le joueur deviendrait probablement beaucoup trop puissant, et une partie de l’intérêt du système disparaîtrait.
Mais malgré tout, j’aurais aimé avoir un peu plus de liberté. Après avoir débloqué plusieurs éléments, c’est parfois frustrant de devoir choisir alors qu’on aimerait simplement profiter de toutes les possibilités offertes par le jeu.
Ce n’est pas un défaut qui gâche l’expérience, mais plutôt une occasion manquée d’aller encore plus loin dans la personnalisation.

Quelques défauts, mais une vraie envie de découvrir la suite
Au final, les défauts de Kusan: City of Wolves sont surtout des petits détails qui empêchent le jeu d’être encore meilleur.
La difficulté pourra diviser. Certains choix de gameplay peuvent frustrer. La durée de vie, autour de huit heures, pourra sembler courte pour certains joueurs.
Mais personnellement, je préfère retenir tout ce que le jeu réussit.
Sa direction artistique, son ambiance, sa bande-son incroyable et son histoire m’ont donné envie d’aller jusqu’au bout. Je n’ai jamais eu l’impression de jouer uniquement pour terminer le jeu. J’avais réellement envie de découvrir la suite.
Et c’est peut-être le meilleur compliment que je peux lui faire : quand le générique de fin est arrivé, ma première pensée n’a pas été “c’est terminé”. C’était plutôt : “J’espère vraiment qu’il y aura une suite.”
Parce que ce premier épisode pose des bases très intéressantes. L’univers a du potentiel, les personnages peuvent encore être développés, et je serais clairement curieux de voir ce que les développeurs pourraient proposer avec un deuxième jeu.

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