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007 First Light Test

[Test] 007 First Light – L’adaptation qui a tout compris

Le meilleur jeu Bond depuis bien longtemps… Voire le meilleur.

Les +
  • le respect de l’univers de James Bond
  • la variété des possibilités pour réussir un objectif (un peu comme pour les Hitman)
  • Les différents gadgets de Q
  • La musique composée par The Flight impeccable
  • Visuellement réussi dans ses environnements et les personnages
  • La durée de vie honorable, environ 15h pour une première run
  • Belle rejouabilité avec les collectibles à trouver, les façons de finir un niveau ou les missions du mode Simulation Tactique
  • Gameplay agréable et intuitif malgré les possibilités en jeu
  • Courbe d’apprentissage sympa avec les premières missions sous forme de tuto assez digeste et bien intégré
  • Des personnages attachants
  • La variété des panoramas et des pays visités
Les –
  • Le mode performance qui fait pas mal de concessions même sur Xbox Series X
  • Pas de doublage français
  • Synchronisation labiale pas toujours nette
  • Les phases de conduite basiques

007 First Light: 007: First Light est l’un de ces jeux qui rappellent qu’une licence iconique peut encore surprendre lorsqu’elle est confiée à un studio qui comprend profondément ce qui la rend unique. IO Interactive signe ici une aventure élégante, maîtrisée, généreuse, où l’on retrouve tout ce que l’on aime chez Bond : le style, la précision, l’improvisation, tout en profitant d’un gameplay moderne, ouvert et remarquablement bien pensé. Un excellent jeu d’espionnage, un très bon jeu d’action-infiltration, et peut-être même le meilleur Bond vidéoludique depuis deux décennies. HerrKamper

8.5
von 10
2026-06-03T17:30:00+02:00

Découvrez ci-dessous notre test complet de 007 First Light en vidéo avec du gameplay maison !


L’univers de James Bond repose sur un équilibre fragile entre sophistication, danger permanent et charme désinvolte et 007: First Light fait partie de ceux-là, non pas parce qu’il cherche à singer bêtement les films mais parce qu’il parvient, avec une assurance presque déconcertante, à réinventer les codes de la licence tout en les respectant profondément, en proposant une aventure où l’infiltration, l’action et l’espionnage se mêlent dans un ballet méthodique qui doit autant à la philosophie Hitman d’IO Interactive qu’à l’héritage cinématographique de l’agent 007 .

Dès les premiers instants, le jeu installe son identité : une histoire d’origine réinventée, un Bond encore jeune, encore brut, mais déjà habité par cette capacité à improviser sous pression, à lire une pièce d’un seul regard, à transformer un environnement hostile en terrain de jeu tactique. La mise en scène, sans jamais tomber dans la caricature, multiplie les panoramas spectaculaires, les installations high-tech, les villes mal famées ou complexes sécurisés et offre une variété de décors qui nourrit constamment le plaisir de progression .

La grande force de First Light réside dans son système d’approches multiples, héritage direct de la philosophie d’IOI : infiltration silencieuse, combat frontal, bluff social, usage créatif des gadgets… chaque mission devient un puzzle ouvert où l’on choisit sa méthode, où l’on improvise, où l’on recommence pour tenter une autre route, un autre timing, une autre élimination. Cette liberté, rare dans les jeux sous licence, donne au titre une saveur unique, presque artisanale, où chaque joueur écrit sa propre version de la mission parfaite.

Les gadgets de Q, eux, sont un plaisir à utiliser : entre la montre-laser capable de transformer un extincteur en explosion improvisée, des fléchettes incapacitantes, mines sonores… tout est pensé pour encourager l’expérimentation, la créativité, et cette sensation d’avoir toujours un coup d’avance sur l’ennemi .

Le gameplay, malgré la richesse des options, reste étonnamment intuitif : les premières missions servent de tutoriel déguisé, parfaitement intégré à la narration, et la courbe d’apprentissage, douce mais progressive, permet d’apprivoiser chaque mécanique sans jamais donner l’impression d’être noyé sous les systèmes. On retrouve cette fluidité dans les fusillades, nerveuses et lisibles, comme dans les phases d’infiltration où le moindre faux pas peut transformer une approche silencieuse en chaos contrôlé.

La musique composée par The Flight, déjà remarquée sur Horizon Zero Dawn, apporte une élégance sonore rare : nappes électroniques, percussions feutrées, variations subtiles autour des codes bondiens… une bande-son impeccable, qui accompagne aussi bien les moments de tension que les séquences plus spectaculaires.

Techniquement, First Light propose un rendu visuel solide, parfois même superbe, avec des éclairages travaillés et des environnements détaillés ; mais le mode performance, même sur Xbox Series X, doit faire quelques concessions visibles, notamment sur la netteté et certains effets. Rien de dramatique, mais suffisamment perceptible pour rappeler que le Glacier Engine, aussi flexible soit-il, reste exigeant. On note également l’absence de doublage français, un manque regrettable pour une licence aussi iconique et une synchronisation labiale parfois approximative.

La campagne, d’une quinzaine d’heures pour une première run , se parcourt avec un plaisir constant, portée par des personnages attachants Greenway en mentor réticent, Q en guide technique, M en figure d’autorité et par une narration qui, sans chercher à rivaliser avec les films, propose une histoire cohérente, rythmée et suffisamment dense pour donner du poids aux enjeux.

Et lorsque le générique tombe, le jeu ne s’arrête pas : entre les collectibles, les défis de missions, les approches alternatives et surtout le mode TacSim, véritable laboratoire d’espionnage où l’on perfectionne ses compétences et où l’on grimpe dans les classements mondiaux, First Light révèle une rejouabilité rare pour un jeu sous licence, presque addictive dans sa manière de pousser à la maîtrise totale

007: First Light est l’un de ces jeux qui rappellent qu’une licence iconique peut encore surprendre lorsqu’elle est confiée à un studio qui comprend profondément ce qui la rend unique. IO Interactive signe ici une aventure élégante, maîtrisée, généreuse, où l’on retrouve tout ce que l’on aime chez Bond : le style, la précision, l’improvisation, tout en profitant d’un gameplay moderne, ouvert et remarquablement bien pensé. Un excellent jeu d’espionnage, un très bon jeu d’action-infiltration, et peut-être même le meilleur Bond vidéoludique depuis deux décennies.