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Dune : Le voyage sur Arrakis qui a redéfini la science-fiction au cinéma

Dune : Le voyage sur Arrakis qui a redéfini la science-fiction au cinéma

Adapter Frank Herbert au cinéma, c’est un défi que beaucoup ont tenté et peu ont réussi. Après l’essai controversé de David Lynch dans les années 80 et le projet avorté d’Alejandro Jodorowsky, c’est Denis Villeneuve qui s’attaque à ce monument de la science-fiction avec Dune, sorti en 2021. Le réalisateur québécois, déjà remarqué pour Blade Runner 2049 et Premier Contact, avait fort à faire pour convaincre à la fois les fans du roman et les nouveaux venus. Le résultat s’impose comme l’un des films les plus marquants de la décennie, porté par un casting cinq étoiles et une ambition visuelle rarement vue sur grand écran.

L’histoire se déroule dans un futur lointain où les grandes familles nobles se disputent le contrôle des planètes de l’Empire. La famille Atréides, dirigée par le duc Leto, se voit confier la gestion d’Arrakis, une planète désertique mais essentielle puisqu’elle est la seule source de l’épice, une substance précieuse qui permet notamment les voyages spatiaux. Son fils, le jeune Paul, doué de visions étranges, doit apprendre à s’adapter à ce monde hostile tout en se méfiant des ennemis de sa famille, les Harkonnen, qui n’ont jamais accepté de perdre le contrôle de la planète. Quand la trahison frappe, Paul et sa mère se retrouvent livrés à eux-mêmes dans le désert, où ils vont croiser la route des Fremen, le peuple qui habite Arrakis depuis toujours.

Ce qui marque dans Dune, c’est la manière dont Denis Villeneuve arrive à rendre tangible un univers aussi complexe. Plutôt que balancer énormément d’explications, il préfère montrer les choses par l’image et l’ambiance : l’immensité du désert, le vrombissement des vaisseaux, le silence pesant avant les scènes d’action . Cette approche donne un film qui prend son temps, loin des standards habituels du blockbuster, et qui mise davantage sur l’immersion que sur l’action. Certains pourront trouver le rythme lent, mais c’est justement ce choix qui permet de vraiment ressentir le poids de cet univers et les enjeux qui pèsent sur les épaules de Paul.

Sur le fond, le film reste fidèle à l’œuvre de Frank Herbert et à ses thématiques : la manipulation politique et religieuse, l’exploitation des ressources, le poids d’un destin qu’on n’a pas choisi. Les acteurs portent parfaitement ces enjeux, que ce soit Timothée Chalamet dans la peau d’un héros encore hésitant, ou Rebecca Ferguson dans le rôle d’une mère prête à tout pour protéger son fils. Ajoutez à cela une bande-son signée Hans Zimmer qui accompagne à merveille chaque scène marquante, et vous obtenez un film qui pose des bases solides pour la suite. Ce premier chapitre donne clairement envie de découvrir comment l’histoire va se poursuivre.

Lectrices assidue depuis très longtemps qui lit de tout ! Je lis aussi du Webtoon ! 🫶