Wandance tome 2 : Kaboku a-t-il vraiment sa place sur la piste ?
Il y a quelque chose de vertigineux dans l’idée de devoir prouver sa légitimité à peine intégré un groupe. C’est précisément le terrain sur lequel Wandance de Coffee-Kizoku choisit d’avancer avec ce deuxième tome, en interrogeant une question simple en apparence mais redoutablement complexe : que signifie réellement bien faire quelque chose, et le faire aux côtés des autres ? Un questionnement qui trouve dans la danse un terrain d’expression particulièrement juste, entre technique, confiance en soi et alchimie collective.

Kaboku prend peu à peu ses marques au sein du club de danse, au point d’être sélectionné parmi les rares première année à intégrer l’équipe qui représentera le lycée lors d’une compétition à venir. Une reconnaissance qui n’est pourtant pas sans conséquences : un camarade recalé n’hésite pas à venir réclamer des explications, tandis qu’une rencontre avec Iori Itsukushima, seul autre garçon du club, vient ébranler la confiance encore fragile de Kaboku. Entre l’excitation de faire partie de l’équipe et le doute grandissant sur sa propre légitimité, ce deuxième tome pousse le héros à se questionner sur ce que signifie vraiment bien danser, et danser aux côtés des autres.

Ce deuxième tome confirme la justesse avec laquelle Coffee-Kizoku aborde les thématiques de légitimité et de confiance en soi, des sujets universels qui dépassent largement le cadre de la danse. La confrontation avec le camarade recalé, bien que classique dans son principe, permet d’installer une vraie tension autour de la question du mérite et de la reconnaissance, tandis que la rencontre avec Iori Itsukushima apporte un éclairage complémentaire sur ce que signifie vraiment maîtriser un art.

Sur le plan graphique, la série continue de faire des merveilles pour retranscrire l’énergie et la fluidité du mouvement, un exercice pourtant loin d’être évident sur papier. C’est justement cette alliance entre dynamisme visuel et profondeur psychologique qui distingue Wandance d’un simple manga de club scolaire : chaque doute de Kaboku résonne avec une sincérité, sans jamais sacrifier le rythme ni l’énergie propre au genre. Un tome qui confirme que la série a bien plus à offrir qu’une simple ode à la danse.



Laisser un commentaire
Vous devez vous connecter pour publier un commentaire.