[Test] Starfield : Un peu plus près des étoiles ?
- Monde ouvert massif, vraiment exploitable
- Liberté réelle dans la progression de l'histoire
- Création de personnage poussée (beaucoup d'options)
- Direction visuelle très réussie
- Ambiance sonore et technique grobalement solide
- Crashes fréquents lors de l'exploration des planètes
- Contenu trop dense-> dispersion facile, perte de rythme
- Capacité de portage trop limitée en début de partie
Starfield: Starfield s’impose comme un RPG extrêmement riche, qui brille surtout par la liberté qu’il laisse au joueur et sa capacité à happer dès les premières heures. Malgré quelques défauts techniques et une tendance à se disperser, l’expérience reste solide et surtout très engageante sur la durée. Le jeu donne clairement envie d’y revenir, avec le sentiment d’avoir encore énormément à découvrir. Une base déjà très convaincante, qui pourrait facilement monter en puissance avec le temps. – Manga by Will
Après plusieurs heures passées sur Starfield, l’impression générale est celle d’un jeu qui repose avant tout sur son ambition. On sent immédiatement que tout est pensé pour offrir une liberté maximale au joueur, que ce soit dans la manière d’aborder les missions, dans l’exploration ou dans la progression globale. Le jeu ne cherche pas à te tenir par la main, il te lâche assez vite dans un univers où tu es libre de décider ce que tu veux faire, et surtout dans quel ordre tu veux le faire.
Cette liberté est clairement l’un des points les plus marquants de l’expérience. Très rapidement, on se retrouve à dévier complètement de l’objectif principal sans même s’en rendre compte. Les activités secondaires prennent naturellement le dessus, non pas parce qu’elles sont obligatoires, mais parce que le jeu donne constamment quelque chose à découvrir. Entre les planètes à explorer, les missions annexes, la gestion de son vaisseau ou encore les différentes interactions possibles, le contenu est dense, parfois même un peu trop.
C’est d’ailleurs là que le jeu montre aussi ses limites. Cette abondance de contenu peut créer une forme de dispersion. On passe facilement d’une activité à une autre sans toujours ressentir une progression très structurée. Le rythme peut paraître inégal selon les moments, avec des phases très immersives et d’autres un peu plus creuses, où l’on sent que tout n’est pas parfaitement équilibré.
Sur le plan visuel, le jeu s’en sort très bien. On retrouve clairement la signature de Bethesda, avec une identité proche de ce qu’on pouvait déjà voir dans The Elder Scrolls V: Skyrim ou Fallout 4, mais avec une nette évolution technique. Les environnements sont variés, les jeux de lumière sont réussis, et l’ensemble reste cohérent malgré la taille colossale du monde proposé. Les cinématiques sont propres et participent à l’immersion globale.

L’aspect sonore et audio est globalement solide, même si tout n’est pas parfaitement constant. L’ambiance fonctionne bien, et certains choix comme l’intégration des retours de la manette sur certaines interactions apportent un vrai plus à l’immersion. En revanche, la version française reste correcte sans être particulièrement marquante, ce qui peut légèrement casser certaines scènes.
Le gameplay, lui, reste dans une continuité très assumée des précédents jeux du studio. Si on a déjà aimé les productions Bethesda, on retrouve immédiatement ses repères. Les mécaniques de combat, d’exploration et de gestion sont efficaces, même si elles ne révolutionnent pas le genre. Pour quelqu’un habitué à ce type de RPG, l’expérience est confortable et familière, ce qui peut être un avantage comme une limite selon les attentes.
Mais ce qui fait réellement la force du jeu, c’est la quantité de possibilités offertes. Entre le pilotage et la personnalisation des vaisseaux, la construction de bases, le recrutement d’équipage, les achats de propriétés ou encore l’exploration d’un très grand nombre de planètes, le jeu donne constamment l’impression de pouvoir faire quelque chose de nouveau. Même après de nombreuses heures, on a le sentiment de n’avoir effleuré qu’une partie de ce qu’il propose.
Au final, l’expérience est celle d’un RPG extrêmement ambitieux, riche, parfois déséquilibré, mais toujours engageant. Il ne cherche pas forcément la perfection sur tous les aspects, mais il réussit à proposer une aventure suffisamment dense et libre pour captiver sur la durée. C’est pour ça que je lui attribue un 8,5/10 : un jeu imparfait, mais clairement marquant dans ce qu’il essaie de proposer.



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