Benny t'aime très fort

[Shadowz] Le programme de février se dévoile avec une nouveauté inattendue

Temps de lecture estimé :4 Minutes, 12 Secondes

Cette semaine sur Shadowz, retour brutal en enfance cette semaine avec quatre films qui vont vous péter le hochet. Dans ce monde de brutes, on a tous besoin d’un doudou, quelque chose à serrer fort quand ça dérape… Et que sont les films d’horreur, sinon les doudous de l’âme ?

De jolies pépites sont à découvrir dès ce week-end. Lancement de la programmation de février qui sera marqué avec l’arrivée de la première saison des Masters Of Horror dans deux semaines… Mais en attendant de pouvoir revenir sur cette anthologie culte, petit tour rapide des nouveautés de la semaine.

Becky de Jonathan Milott – 2020

Le temps d’un week-end dans une maison isolée au bord d’un lac, Jeff espère renouer avec sa fille Becky. Mais cette parenthèse intime vire au cauchemar lorsqu’un groupe de prisonniers en cavale, mené par le dangereux Dominick, prend brutalement possession des lieux.

Synopsis, Shadowz

Le petit mot de l’équipe : Après le très cool Cooties et ses mioches enragés, le duo Jonathan Milott / Cary Murnion revient le couteau entre les dents avec Becky. D’un côté, la formidable Lulu Wilson, mini-furie survitaminée. De l’autre, Kevin James, d’ordinaire ponte de la comédie potache US, ici transformé en masse de haine néonazie absolument terrifiante. Oui, ça surprend, et oui, ça marche à fond. Cet affrontement donne lieu à un survival méchant, jouissif et pulp qui va droit au but et tabasse jusqu’au sang des suprémacistes blancs avec une créativité franchement réjouissante (thérapeutique, même). En plus de toutes ces joyeusetés, Becky trouve la force d’injecter une vraie émotion, entre le poids du deuil et une colère adolescente prête à exploser.

Benny t’aime très fort de Karl Holt – 2019

En quête d’un nouveau départ, Jack tente de tourner la page de son passé. Mais en se séparant de Benny, le nounours qui l’accompagne depuis l’enfance, il déclenche un acte irréversible, un choix dont l’issue ne peut être que fatale.

Synopsis, Shadowz

Le petit mot de l’équipe : On pourrait résumer ainsi cette histoire de peluche tueuse : c’est comme si Jeu d’Enfant rencontrait Small Soldiers mais dans une version DTV un peu honteuse qu’on aurait trouvée au fond d’un bac à soldes. Mais ne fuyez pas pour autant ! Benny t’aime très fort, c’est avant tout une générosité totalement disproportionnée par rapport à ses moyens : un film qui rêve en grand avec un budget équivalent à sept fish and chips tièdes et une bière éventée. Ça déborde d’idées mais ça trébuche souvent, ça couine techniquement de partout mais ça avance quand même, la tête haute, avec une maladresse tellement criarde qu’elle en devient touchante. Oui, c’est moche. Oui, c’est cheap. Oui, c’est parfaitement débile. Mais c’est aussi plus fun qu’Annabelle. Et ça pisse le sang.

The Killer of Dolls de Miguel Madrid – 1975

Le fils d’un jardinier, mentalement instable en raison d’un traumatisme d’enfance, se lance dans une série de meurtres où sa perception de la réalité est déformée, confondant les personnes avec des mannequins et vice versa.

Synopsis, Shadowz

Le petit mot de l’équipe : À la croisée du slasher crasseux, du thriller psychologique et du délire baroque, The Killer of Dolls s’impose comme une anomalie fascinante tout droit surgie des seventies. Si le film s’appuie sur un trope problématique (celui du « grand méchant queer »), le recul et la remise en contexte (nous sommes en 1975) permettent d’en savourer la singularité : un Maniac avant l’heure où le plastique beige des mannequins et des poupées alimente les pulsions morbides et la démence de notre tueur. Prédation infantile, décapitations en série et névroses nécrophiles : cette dinguerie déviante venue d’Espagne séduira les regards curieux autant qu’elle fera lever quelques sourcils circonspects. Le film convoque aussi bien Bava, Buñuel que Hitchcock et parvient pourtant à rester étonnamment entier, et même plutôt cohérent. Les décors baroques du Parc Güell et le jeu outrancier de David Rocha viennent parachever comme il se doit cette joviale orgie filmique.

Dans les Replis de la Chair de Sergio Bergonzelli – 1970

Lucille est gouvernante et vit dans un manoir avec son neveu et la fille de son employeur, Falaise. Soudée autour d’un passé tragique qu’elle tient à dissimuler, cette étrange famille fait disparaître toute personne qui pourrait découvrir ses secrets…

Synopsis, Shadowz

Le petit mot de l’équipe : Production italo-espagnole tournée en 1970 par l’artisan solide Sergio Bergonzelli, Dans les Replis de la Chair est un pur concentré de ce que le ciné d’expoitation peut faire de pirieux (mélange de « mieux » et « pire »). Accrochez-vous : ce thriller aux accents giallesques enchaîne plus de twists et d’embardées qu’un circuit Hot Wheels. À la croisée du giallo épileptique, du soap opera dégénéré, de la nazisploitation et de l’épisode de Scooby-Doo, le film est un cocktail bis explosif, un joyeux chaos qui annihile toute forme d’ennui et stimule les méninges, quitte à virer malgré lui dans l’absurde le plus total.

Le reste de l’actu Shadowz de la semaine

Deux sorties littéraires à ne pas manquer en février

La semaine dernière, nous vous avions présenté la couverture de STRANDLING. Un bel ouvrage issu d’un partenariat entre Shadowz et Maison Pop. Dans quelques jours, une nouvelle pépite qui va ravir les amateurs du genre : Génération Body Horror. Une nouvelle parution attendue aux éditions ActuSF pour le 19 février dont nous reparlerons prochainement…

Silent Hill à l’honneur du nouvel épisode du ShadowzCast

Après Coralie Fargeat, nouveau format « rencontre », cette fois avec l’immense Christophe Gans, à l’occasion de la sortie de Retour à Silent Hill. Quarante-cinq minutes d’échanges avec un cinéaste cinéphile et gamer passionnant, qui a passé sa carrière de journaliste et de réalisateur à transmettre son amour du cinéma de genre. A écouter avant de vous perdre dans la brume !

Redux Redux arrivera prochainement sur Shadowz

Présenté durant le Festival international du film fantastique de Gérardmer, Redux Redux a remporté le Prix du public cette année. Une belle consécration pour le film de Kevin et Matthew McManus qui sera projeté à la Cinémathèque Française ce soir à 18h30. L’occasion de découvrir cette pépipte qui arrivera prochainement sur la plateforme…

La légende raconte qu'il est apparu pour la première fois dans le rayon "horreur" du vidéoclub local. Grand amoureux du 7ème art , des survival horror et de la littérature sous toutes ses formes, sa plume est aussi aiguisée que le couteau de Michael Myers.

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