[Sauvage] La relecture habile de la Belle au Bois Dormant arrive chez Ankama le 6 février
Rosalia Radosti, qui signe ici son premier album, choisit de revisiter, en changeant légèrement l’angle de sa focale, le célèbre conte de la princesse endormie de Charles Perrault. Point de rouet ou de méchante fée dans ces pages, mais bien une princesse pas complètement dans les normes attendues : Sauvage, puisque c’est son prénom, n’est pas du genre à broder au coin du feu, mais cultive une ingénuité dont le conte, et c’est sa cruelle vertu, se chargera de la délester.

Dans le tranquille royaume de Val des Roses, le roi et la reine ont donné naissance à une petite fille. La reine a choisi de l’appeler « Sauvage », « un prénom puissant et audacieux », pour qu’elle devienne plus tard « une femme courageuse, forte et libre ». Sauvage grandit aimée et protégée de ses parents, libérée des carcans de la royauté. Ses journées s’écoulent dans les environs du château, de préférence en pantalons, à grimper aux arbres, poursuivre les oiseaux, admirer les crapauds, ou sauter dans les flaques de boue !
Résumé, Ankama
Lorsqu’elle atteint l’âge de 16 ans, ses parents l’énoncent comme une évidence : il est temps de rechercher un mari pour leur fille chérie. Si celle-ci est d’abord ravie à l’idée de découvrir l’amour, elle déchante vite lorsque défilent des prétendants, plus quelconques, insipides ou prétentieux les uns que les autres, en quête d’un trophée, quand ce n’est pas plus prosaïquement d’une servante ou d’un sujet à dominer.
Les saisons passent et Sauvage désespère de rencontrer un jour l’Amour, jusqu’à ce que son chemin croise celui de Rodrigue, ce jeune homme si différent de tous ces princes stupides, si désintéressé, et, comme elle, si sauvage…

Si Sauvage se présente comme l’histoire d’une princesse libérée et combattante, Rosalia Radosti évite les chemins tout tracés, n’épargnant au passage pas son héroïne qui, pour accéder à la pleine conscience de sa condition, et peut-être s’en affranchir, devra affronter l’insidieux démon de la tromperie et de l’illusion. Un récit qui tient autant de la fable douce-amère que de l’histoire sombre, car ne l’oubliez pas : on ne sait jamais ce que recouvre vraiment un tapis de roses…


