Après avoir vu Asako et Kôtarô s’apprivoiser, la série passe à l’étape que beaucoup de romances laissent de côté : vivre ensemble pour de vrai. C’est là que les histoires d’amour se testent, et Kintetsu Yamada le sait bien. Ce troisième tome garde la douceur qui fait la marque de la série, mais il y ajoute un peu plus de réalisme. On rit, on s’attendrit, et on se dit que ces deux-là ressemblent à de vrais gens, avec leurs habitudes, leurs maladresses et leur façon de s’écouter.

Love Fragrance tome 3 est disponible en numérique sur l’application Ono. Pas besoin de passer en librairie : il suffit d’installer l’appli sur son téléphone ou sa tablette, de chercher le titre et de se lancer dans la lecture, où et quand on veut. C’est pratique pour enchaîner les tomes à son rythme et suivre la suite des aventures d’Asako et Kôtarô.

Asako et Kôtarô ont décidé d’emménager ensemble, après beaucoup de discussions et de petits papiers collés partout pour tout organiser. Dans leur nouvel appartement, ils découvrent que partager le même espace du matin au soir demande quelques réglages, et un premier accroc vient secouer leur relation. En parallèle, Kôtarô a déjà fait la paix avec la famille d’Asako, mais ses propres parents n’ont pas encore eu l’occasion de rencontrer la jeune femme. Le moment arrive enfin, et Asako doit trouver sa place face à une famille très différente de la sienne.

Ce volume réussit à parler de la vie de couple sans jamais devenir lourd. Les petites tensions viennent de situations très simples, comme les habitudes de chacun ou la fatigue du quotidien, et c’est ce qui les rend crédibles. Le plus agréable, c’est que les personnages en parlent au lieu de laisser le malaise grandir. Asako n’est plus tout à fait la jeune femme effacée du début. Elle a encore ses complexes, mais elle ose davantage se montrer et se faire entendre, et cette petite évolution se ressent à chaque chapitre. La série reste aussi très douce sur l’intimité : elle montre que ce qui est beau entre deux personnes ne passe pas forcément par de grandes scènes.

La rencontre avec les parents de Kôtarô est sans doute le meilleur moment du tome. Chaque membre de la famille a sa personnalité, et l’autrice les traite avec beaucoup de finesse et de tendresse, surtout la mère et le père, qui ont chacun leur façon d’exister. On sent que Yamada ne cherche pas l’effet facile, mais la justesse. Le dessin reste simple et clair, avec des visages très expressifs qui font beaucoup pour l’humour comme pour l’émotion. Si on devait pointer un petit défaut, c’est que l’histoire avance sans grand coup d’éclat, et ceux qui cherchent du suspense seront un peu sur leur faim. Mais pour qui aime les récits doux et sincères, ce troisième tome tient toutes ses promesses.


