Kagurabachi a toujours su jouer avec le rythme, alternant scènes de duel tendues et moments plus calmes pour laisser respirer ses personnages. Avec ce dixième volume, Takeru Hokazono pousse encore un cran plus loin son goût de la mise en scène. Les combats s’enchaînent à toute vitesse, les camps se multiplient et le décor s’agrandit nettement. Pour celles et ceux qui suivent la série, c’est un rendez-vous important, car le récit prend une ampleur qu’on ne lui connaissait pas encore.

Chihiro cherche à prouver à Samura qu’il est déterminé et qu’il a un rôle à jouer dans ce qui se prépare. Pendant ce temps, le groupe Hishaku, pourtant peu nombreux, décide de s’en prendre directement au siège du Kamunabi, en plein Tokyo. Sur place, Hakuri et Uruha se retrouvent en difficulté face à leurs adversaires. Mais de nouveaux alliés font leur apparition et pourraient bien rebattre les cartes dans cet affrontement très confus.

Ce tome 10 change un peu. On suit moins Chihiro de près et on se retrouve plongé dans une vraie guerre entre le Kamunabi et les Hishaku. C’est un choix qui peut surprendre, mais il fonctionne bien : le décor s’élargit, les enjeux montent et les personnages secondaires gagnent en épaisseur. Les scènes d’action restent le gros point fort. Elles sont lisibles, nerveuses, et le dessin donne toujours cette impression de vitesse.

Le volume est dense et avance sans temps mort, ce qui peut demander un peu d’attention au début. Mais c’est aussi ce qui fait le charme de la série, qui donne toujours l’impression d’avoir un coup d’avance. On ressort de ce tome avec l’envie de lire la suite, et c’est bon signe. Côté édition, le collector (flowpack holographique, calendrier 2027, porte-clé de Chihiro et jaquette réversible métallisée) fera plaisir aux fans.

