Après six tomes, la série entre dans une phase où les personnages ne peuvent plus esquiver les questions importantes. Ce septième volume marque un moment où les relations deviennent plus sérieuses, et où chaque décision peut avoir des conséquences. Le lecteur connaît bien Himari et Keita, il attend donc de voir si leurs sentiments vont enfin trouver leur place. Si tu as suivi la série jusqu’ici, tu sentiras que l’histoire entre dans une étape importante, et que le ton devient un peu plus sensible.

Pour lire ou relire la série, He is a Beast ! est disponible dans son intégralité sur ONO. La plateforme propose tous les tomes en numérique, à lire sur téléphone ou tablette, ce qui permet d’avancer dans l’histoire de Himari et Keita à son rythme. C’est une façon simple de rattraper la série ou de la découvrir depuis le début, sans avoir à chercher les volumes en librairie.

Himari vit toujours avec Keita, et leur relation est de plus en plus difficile à définir. Entre les moments de complicité, les disputes et les silences gênants, elle ne sait plus très bien où elle en est. Sasaeki est toujours là, attentif et bienveillant, et sa présence l’oblige à se poser des questions qu’elle repoussait jusque-là. Keita, lui, continue de la surprendre, tantôt moqueur, tantôt plus sérieux. Dans ce tome, Himari doit regarder ses sentiments en face, comprendre ce qu’elle attend de chacun et décider comment avancer, alors que tout devient plus compliqué autour d’elle.

Ce septième tome fonctionne bien parce qu’il fait avancer les personnages sans les trahir. Keita reste fidèle à lui-même, avec son caractère piquant, mais on voit qu’il est plus impliqué dans ce qu’il vit. Cela rend certaines scènes plus fortes, parce qu’on sent que ses gestes ont plus de poids qu’avant. Himari, de son côté, est de plus en plus attachante. Elle hésite, elle a peur de se tromper, mais elle essaie de comprendre ce qu’elle ressent, et cette évolution est crédible. Sasaeki garde un rôle important, car il apporte une présence rassurante qui contraste avec Keita, ce qui crée une vraie tension dans l’histoire.

Le dessin de Saki Aikawa reste clair et expressif, avec des visages qui parlent presque autant que les dialogues. L’humour est toujours là, mais il laisse davantage de place aux émotions, ce qui donne au tome un ton un peu plus mûr que les premiers volumes. Le rythme est fluide, les scènes s’enchaînent bien et la lecture se fait sans effort. Comme souvent dans le shojo, on devine certaines directions que prend l’histoire, ce qui peut gêner les lecteurs qui cherchent des surprises. Mais pour ceux qui aiment les romances de lycée avec des personnages attachants et des sentiments bien traités, ce volume est une très bonne étape dans la série.


