Greenland, le dernier refuge : La fin du monde n’a jamais été aussi stressante
Sorti en plein cœur de l’été 2020, Greenland, le dernier refuge fait partie de ces films qui ont réussi à trouver leur public dans un contexte de salles bien vides. Porté par Gerard Butler, habitué du genre après des productions comme Hunter Killer ou La Chute du président, le long-métrage de Ric Roman Waugh s’inscrit clairement dans la tradition du film catastrophe hollywoodien. Le succès a d’ailleurs été suffisant pour donner naissance à une suite, Greenland Migration, preuve que le concept a su convaincre au-delà du simple effet de contexte.

Le film suit John Garrity, un architecte séparé de sa compagne Allison, qui se retrouve plongé avec elle et leur fils Nathan dans une course contre la montre lorsque des fragments de comète commencent à s’abattre sur la Terre. Alors que la menace prend une ampleur catastrophique, la petite famille tente de rejoindre un refuge gouvernemental censé les protéger, tout en étant confrontée aux dérives d’une société qui sombre peu à peu dans le chaos. Entre les obstacles logistiques et les choix moraux difficiles, leur périple devient rapidement une question de survie pure et simple.

Ce qui fonctionne bien dans Greenland, le dernier refuge, c’est sa capacité à rester concentré sur l’essentiel : une famille qui essaie de s’en sortir, sans se perdre dans des enjeux trop grandiloquents. Gerard Butler campe un père de famille crédible, loin des rôles de héros surpuissant qu’on lui connaît parfois, et cette approche plus terre-à-terre donne au film une tension assez efficace. La mise en scène ne cherche pas non plus à en mettre plein la vue à tout prix, ce qui change des blockbusters catastrophe habituels et rend le récit plus immersif.

En revanche, le scénario reste assez prévisible dans sa construction, et certains rebondissements sentent le déjà-vu pour qui a l’habitude du genre. Le film compense heureusement par un rythme soutenu qui laisse peu de temps mort, et par une ambiance de fin du monde suffisamment inquiétante pour qu’on reste accroché jusqu’au bout. Sans révolutionner quoi que ce soit, Greenland, le dernier refuge reste un divertissement solide, à voir si on aime les histoires de survie familiale sous tension.



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