Après un tome de recherche et de foule, Gachiakuta change de braquet. Kei Urana a patiemment installé tous ses éléments, et l’heure est venue de voir ce qu’elle en fait. Ce dix-septième tome met la série face à un ennemi qui ne se bat pas comme les autres, et il pose une question simple mais lourde de conséquences : que reste-t-il de la liberté quand tout le monde est relié ? Une promesse de tension qui tombe à pic pour les lecteurs qui attendaient que l’intrigue se resserre.

Grâce à Too Lily, Rudo est enfin parvenu à entrer en contact avec le choker maker. Mais avant qu’il ait pu lui poser la moindre question, Mymo s’empare du festival des poupées. Il y dévoile son plan : détourner les colliers communicants pour asservir la population du bas monde. Les Nettoyeurs vont devoir trouver comment libérer tous les spectateurs de l’emprise de ce despote.

Le contraste avec le tome précédent fait beaucoup d’effet. L’ambiance de fête laisse la place à une menace qui vient de là où on l’attendait le moins, et la mise en scène joue très bien avec cette bascule. La foule, qui servait de décor chaleureux, devient un élément inquiétant, et plusieurs pages marquent par leur côté oppressant. Le choix de l’ennemi est aussi malin, puisque le danger est lié à un objet qu’on a vu partout dans la série, ce qui donne tout de suite de l’enjeu.

L’autre point fort, c’est que le tome ne sacrifie pas les personnages au spectacle. Chacun a une vraie place dans la réponse à la crise, et Rudo reste au cœur de l’histoire sans éclipser les autres. On peut juste regretter qu’une partie des échanges avec le choker maker arrive en second plan, car l’urgence prend le dessus. Mais le rythme est soutenu, l’histoire avance, et ce volume donne clairement envie de savoir comment tout cela va se dénouer.

