Gachiakuta Tome 12 : Course-poursuite autour d’un informateur entre Cleaners et Raiders
Avec ce douzième tome, Gachiakuta fait un pas important dans sa mythologie. Jusqu’ici, on suivait surtout la quête de Rudo et les affrontements successifs. Ici, Kei Urana commence à relier les éléments entre eux et à donner un sens à ce qui n’était que des indices. Le volume mélange révélations sur le passé et scènes d’action pleines d’idées, avec une dose d’étrangeté propre à la série. On sent que le récit s’ouvre sur quelque chose de plus grand, et que Rudo est lié à cet univers de façon bien plus profonde qu’il ne l’imaginait.

Le logo gravé sur la série d’instruments vitaux de Rudo se révèle appartenir à un croque-mort. Comme Rudo porte le même nom de famille, il pourrait descendre de cette lignée et jouer un rôle clé entre le monde d’en haut et celui d’en bas. Pendant ce temps, Cleaners et Raiders se lancent dans une course-poursuite autour d’un informateur, puis s’affrontent. Que se passe-t-il à l’intérieur du ventre de cet informateur ? Et qu’est-ce qui attend au bout de l’autoroute ?

Ce tome 12 réussit à mêler deux choses qui ne vont pas toujours ensemble : de vraies révélations et un rythme soutenu. La découverte autour de la famille de Rudo donne de l’épaisseur au personnage et relance la question de ses origines, sans tout expliquer. On comprend mieux pourquoi il est au centre de tant de convoitises, et ça donne un nouvel enjeu à sa quête. Le dessin de Kei Urana reste très expressif, et l’étrangeté de certaines scènes, notamment celle qui se déroule dans le ventre de l’informateur, ajoute une vraie originalité au volume.

La course-poursuite apporte l’énergie dont le tome a besoin. Elle est bien construite, avec des affrontements lisibles et des idées de mise en scène qui donnent envie de tourner les pages. La fin ouvre sur l’inconnu et laisse le lecteur curieux de la suite. C’est un tome qui avance sur le fond comme sur la forme, et qui devrait plaire aux lecteurs attachés à l’univers et à ses secrets.



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