[Chronique Manga ] Eclat(s) d’âme
Découvre notre chronique sur le manga Eclat(s) d’âmes chez les Éditions Akata. Une œuvre poignante et onirique sur l’acceptation de soi et la quête de liberté face aux préjugés.

Comment est éditer le manga ?
L’édition française d’Éclat(s) d’âme est publiée par les éditions Akata, dans leur collection Large. L’éditeur connu pour son catalogue sensible aux thématiques LGBT+ (il avait déjà sorti Le Mari de mon frère), a lancé la série en France à partir du 22 février 2018. La traduction est signée Aurélien Estager. La série compte exactement 4 tomes au total, et elle est terminée en français comme en japonais (le dernier tome est sorti en décembre 2018). Le format est (d’environ 176 pages par volume, prix autour de 8,05 € ). Akata avait même fait un geste solidaire pour le tome 2 en reversant 5 % des ventes à l’association SOS homophobie pendant plusieurs mois.

Deux jours avant les vacances d’été, Tasuku Kaname, lycéen ordinaire, voit son monde s’effondrer lorsqu’un camarade de classe lui vole son smartphone et découvre qu’il regardait une vidéo porno gay. La rumeur se répand comme une traînée de poudre, et le jeune garçon, terrifié par le regard des autres et par une identité qu’il n’assume pas encore pleinement, envisage de se suicider. Alors qu’il s’apprête à sauter du haut d’un bâtiment, il aperçoit une mystérieuse jeune femme qui le devance et plonge dans le vide… Intrigué et choqué, Tasuku se rend sur les lieux et découvre qu’elle est vivante : elle gère une résidence associative, une véritable safe space où se réunissent des personnes LGBT+ de tous horizons. Au fil des rencontres avec ces individus aux parcours variés, Tasuku va peu à peu apprendre à se connaître, à s’accepter tel qu’il est, et à trouver sa place dans un monde qui ne lui semblait plus tolérable.

Qui est l’auteur(e) ?
Yuhki Kamatani (né·e le 22 juin 1983 à Fukuyama dans la préfecture d’Hiroshima) est un·e mangaka japonais·e non-binaire et asexuel·le, connu·e pour son style graphique poétique, ses thèmes introspectifs et sa sensibilité aux questions d’identité, d’adolescence et de marginalité. Iel a fait ses débuts professionnels très jeune avec le one-shot Hanaya en 2000, puis s’est imposé·e avec la série Nabari no Ou (2004-2010, 14 tomes, publiée en France chez Kazé), un shonen fantastique autour d’un lycéen porteur d’un pouvoir ninja convoité par des clans secrets. Parmi ses autres œuvres notables figurent Shonen Note (2010-2014, seinen musical sur un jeune chanteur), Busshi no Busshin (comédie sur un sculpteur de bouddhas), Hiraeth: The End of the Journey (2020-2022, un road-trip mélancolique et philosophique), ainsi que des one-shots. Son manga le plus personnel et acclamé reste Éclat(s) d’âme (Shimanami Tasogare, 2015-2018), où iel explore avec une rare finesse les vécus LGBT+ à travers une communauté bienveillante, reflétant souvent ses propres réflexions sur le genre et la sexualité.


