Ushijima l’usurier de l’ombre Tome 7 : Mizuki et Moko dans la tourmente
Dans ce tome, deux hôtesses qu’Ushijima connaît bien traversent une mauvaise période. Mizuki doit changer d’établissement pour échapper à un ancien client qui la harcèle, tandis que Moko se retrouve victime de chantage de la part d’un étudiant. Ushijima décide alors de s’impliquer personnellement pour régler ces problèmes et protéger les deux jeunes femmes. En parallèle, un autre danger menace l’usurier : le petit ami d’Anna a été chargé par une organisation rivale de voler les fichiers clients de son entreprise, Buy Buy Finance. Voici notre avis sur ce tome 7, entre protection rapprochée et menace venue de l’intérieur.

Une bonne partie de ce tome se concentre sur le quotidien difficile des hôtesses qui gravitent autour de l’univers d’Ushijima, montrant à quel point leur vie reste précaire malgré les apparences. Ces passages permettent de mieux comprendre les difficultés que rencontrent ces jeunes femmes, souvent confrontées à des hommes qui cherchent à profiter d’elles d’une manière ou d’une autre. Vers la fin du tome, l’histoire revient davantage sur le monde des usuriers, avec notamment le cas d’une famille prise dans une spirale d’endettement à cause d’un fils accro aux jeux d’argent et d’une mère qui joue en bourse sans succès. Ce tome montre ainsi que les problèmes d’argent touchent des profils très différents, tout en recentrant progressivement l’intrigue sur les méthodes des prêteurs-sur-gages.

Ce tome est un peu moins convaincant que les précédents, principalement parce qu’il passe beaucoup de temps sur les histoires des hôtesses de l’Erorin, sans forcément faire beaucoup avancer l’intrigue principale. Ces passages tournent parfois un peu en rond, avec des situations qui se répètent d’un chapitre à l’autre, ce qui peut donner une impression de longueur. Le vrai point fort du tome arrive plutôt vers la fin, quand l’histoire revient sur ce qui fait la force de la série : le monde des usuriers et l’engrenage de la dette.

Le cas de cette famille, avec un fils accro aux machines à sous et une mère qui perd de l’argent en bourse, montre bien à quel point la série est efficace quand elle se concentre sur ce sujet. C’est là qu’on retrouve ce ton sans concession qui fait la force de Ushijima.Dans l’ensemble, un tome un peu moins marquant que d’habitude, qui met de côté le personnage principal plus longtemps que nécessaire. Mais la fin relance bien l’intérêt et donne envie de connaître la suite, notamment avec le complot qui se prépare autour du vol des fichiers clients.



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