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[Test] Hot Wheels Infinite Rush – Des bolides de poche dans un bac à sable XXL

[Test] Hot Wheels Infinite Rush – Des bolides de poche dans un bac à sable XXL

Après deux épisodes Unleashed, dont le dernier remonte à 2023, Milestone décide de quitter nos environnements du quotidien pour faire rouler ses célèbres petites voitures sur des îles de jouets dans Hot Wheels Infinite Rush. Et le studio italien fait les choses en grand : ce changement de décor s’accompagne d’un passage très attendu au monde ouvert ! Ou plutôt… aux mondes ouverts. Quatre îles thématiques sont au programme (en attendant une cinquième centrée sur l’univers Ferrari), avec chacune son identité visuelle et son jouet représentatif. Ce virage ambitieux est-il une réussite, ou le titre y perd-il le fun immédiat de ses prédécesseurs ?

HOT WHEELS™ INFINITE RUSH – PRE-ORDER TRAILER
Points positifs
  • Des activités à tout va
  • Une bonne sensation de vitesse
  • La BO bien énervée
  • Les Daredevil
  • Un open-world agréable à parcourir
Points négatifs
  • Trop de collectibles
  • Les hitbox des collectibles, bien trop exigeantes
  • Les activités pneus et destruction
  • Trop d'éléments non destructibles
  • Des chargements bien trop longs (sur Switch 2)

Hot Wheels : Infinite Rush: est un titre d'une immense générosité, débordant d'activités et de bolides à collectionner. En s'appropriant avec intelligence la formule Forza Horizon, Milestone livre un monde ouvert grisant, porté par des sensations de vitesse excellentes et un multijoueur local redoutablement fun. Cependant, le titre peine à atteindre son plein potentiel à cause de plusieurs nids-de-poule : des défis annexes inégaux, une collecte d'objets indigeste, des collisions parfois hasardeuses, un éditeur de circuit ne profitant pas du potentiel des îles, et surtout des temps de chargement beaucoup trop longs sur Switch 2 (sans parler de sa limite à 30 fps). Il n'en reste pas moins un formidable bac à sable pour les amateurs d'arcade, qui nécessitera juste quelques coups de polish à l'avenir pour que la formule atteigne sa meilleure forme Ninof

7
von 10
2026-09-06T14:00:00+02:00

Le Forza Horizon du jouet de collection

S’il y a bien une chose qu’on ne peut pas reprocher à Hot Wheels Infinite Rush, c’est son manque d’activités. Il est tout simplement impossible de s’ennuyer tant chaque île regorge de défis. Avec 50 épreuves liées à l' »histoire » par région, des dizaines de contenus annexes, des autocollants à dénicher et pas moins de 300 pièces d’engrenage à trouver par carte, le contenu donne le tournis. Au total, ce sont près de 200 activités principales et 1200 objets à collecter qui vous attendent, sans compter les innombrables défis de vitesse ou de photographie. Nous sommes face à un immense terrain de jeu !

[Test] Hot Wheels Infinite Rush – Des bolides de poche dans un bac à sable XXL
Une des 4 îles, déjà très remplie de contenu

Évidemment, ce trop-plein peut se retourner contre lui. Les îles ont beau posséder leur propre identité visuelle (que l’on rejoint d’ailleurs de manière très spectaculaire en empruntant d’immenses rampes de saut), la boucle de gameplay se répète inévitablement. L’exploration risque de virer à l’indigestion sur les longues sessions, créant une durée de vie artificielle qui découragera les complétionnistes. Cependant, Hot Wheels Infinite Rush est un véritable plaisir coupable quand il s’agit de faire des courtes sessions, ou de se passer la manette entre ami.

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De plus, toutes ces activités ne se valent pas. Si les épreuves de vitesse, de dérapage et de photographie s’avèrent très amusantes, les événements de destruction et les courses de précision (où il faut passer dans des icônes de pneus) déçoivent. La faute revient à un calcul de score nébuleux et à des hitbox bien trop restrictives face à la vitesse folle de l’action, forçant donc à beaucoup ralentir pour faire un meilleur score, avec donc de moins bonnes sensations. De plus, mais il s’agit peut-être d’un problème propre à la Switch 2, les pneus apparaissent trop tard pour vraiment avoir le temps d’anticiper et prévoir ses trajectoires, ce qui cumulé aux hitbox rend ces épreuves plus difficiles qu’elles ne devraient vraiment l’être. 

Une bonne sensation de vitesse, des chargements au contraire très lents

Fort heureusement, Milestone n’a pas perdu la main sur la piste : les sensations de vitesse sont excellentes. « Hot Wheels, toujours plus vite » n’a jamais aussi été vrai ! Manette en main, le titre conserve son ADN purement arcade. Le boost est utilisé à outrance, porté par une bande-son très énergique qui pousse au crime. C’est un vrai plaisir de voir ces petits bolides foncer d’une activité à l’autre.

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Le gameplay s’articule autour de quatre classes de véhicules. Les « Universels », polyvalents, régénèrent leur boost passivement. Les « Drifters » se rechargent en enchaînant les dérapages. Les « Speeders » maximisent la vitesse de pointe et se rechargent à haute vélocité. Enfin, les « Titans » bénéficient d’une régénération constante mais entrent dans un état de « fatigue » pénalisant si la jauge est entièrement vidée, exigeant une gestion plus fine.

Chaque type de voiture offre un style de pilotage distinct, à l’exception des Universels, un peu trop classiques. En exploration libre, il est possible de changer de classe instantanément d’une simple pression sur la croix directionnelle, une fonctionnalité seamless extrêmement plaisante. Si les activités annexes de la carte sont techniquement faisables avec n’importe quel bolide, dans les faits, quasiment chaque type d’activité est plus adapté à un type spécifique, et donc on fait face à une illusion du choix, car pour la quête de la médaille d’or, un véhicule adapté et optimisé sera évidemment de rigueur. Les épreuves « oranges » de l’histoire, quant à elles, imposent un type précis de véhicule et passent par un temps de chargement bien trop long avant de commencer l’épreuve.

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Une précision d’orfèvre

C’est en effet là là qu’intervient le gros point noir de cette version Switch 2 : les fameux temps de chargement. Il faut compter près d’une minute pour lancer une activité principale, sans inclure le temps de sélection du véhicule. Heureusement, le reste des activités de la carte sont seamless et les affrontements contre les Daredevils (des pilotes errants) se lancent quasi instantanément. Victoire après victoire, vous débloquerez d’ailleurs leurs bolides, garnissant un garage déjà fort d’une impressionnante collection de 150 modèles. L’autre moyen de débloquer des véhicules est d’aller en acheter à la concession.

Une technique en demi-teinte, un open-world grisant puis frustrant

Sur le plan technique, si les environnements aux textures plastiques flattent la rétine, l’absence de mode 60 fps (même en mode docké) est une vraie déception. Le 30 fps altère inévitablement la fluidité de la sensation de vitesse, un comble pour un monde ouvert dédié à la course folle où même les arbres volent en éclats.

On regrette également l’abondance d’éléments non destructibles. S’il est logique qu’une maison reste debout, certaines zones sinueuses deviennent un calvaire à naviguer. Le moindre choc contre un muret indestructible envoie votre petite voiture valser à des kilomètres. C’est parfois amusant, mais souvent rageant en pleine épreuve, et surtout frustrant tant le plaisir de la destruction des autres éléments est plaisant. On en ressort avec un goût de trop peu

Du multijoueur et de la création à foison

Si ce contenu dantesque ne vous suffit pas, un éditeur de circuits répond présent. Vous pourrez parcourir une multitude de tracés créés par la communauté, bien que ceux-ci se limitent à des pistes « en l’air » constituées de rails orange, sans pouvoir véritablement interagir avec la géométrie de la ville (rues, bâtiments). Du côté du multijoueur, le jeu brille par son mode local en écran splitté jusqu’à 4 joueurs, offrant un framerate stable où la physique des collisions prend tout son sens ludique. Un mode en ligne est également de la partie (non testé dans le cadre de cette review).

En résulte un jeu au contenu gargantuesque, où la moindre session est du fun assurée, que ce soit seul ou à plusieurs. Avec une durée de vie infinie pour les complétionnistes ou les gens qui aiment la compétition, étant donné que chaque épreuve chronométrée ou scorée possède un leaderboard, il y a de quoi passer énormément de jeu sur Hot Wheels Infinite Rush.

La formule n’est pas pour autant parfaite, entre hitbox non adaptées et chargement bien trop longs, mais le jeu porte bien son nom, avec un contenu infini, et un bon rush de plaisir.

(Test de Hot Wheels Infinite Rush sur Switch 2 réalisé à partir d’une copie fournie par l’éditeur)