Chargement en cours
[Chronique Manga] Avec le printemps fleurit l'amour !

[Chronique Manga] Avec le printemps fleurit l’amour !

Il y a des histoires qui prennent le temps de fleurir, comme les sentiments qu’elles racontent. Le Printemps fleurit l’amour fait partie de ces one-shots BL qui misent sur la délicatesse plutôt que sur la précipitation, offrant une parenthèse tendre et lumineuse le temps de quelques pages. Une lecture idéale pour celles et ceux qui aiment voir naître une romance en douceur, portée par l’atmosphère printanière qui donne son titre à l’œuvre.

L’édition française d’Avec le printemps fleurit l’amour est publiée par Delcourt/Tonkam dans leur collection Moon Light, sortie le 7 mai 2026 au prix public de 8,50€. Ce one-shot de 192 pages en noir et blanc est la toute première parution française d’ocha , l’autrice ayant assuré à la fois le dessin et le scénario. À l’origine, l’œuvre a été prépubliée au Japon en 2024-2025 dans le magazine LiQulle des éditions Overlap sous le titre Kimi ga tomoshite kuretanara.

Akashi, dix-huit ans, débarque à Kyoto pour y commencer sa vie étudiante au printemps, la saison des rencontres. Le récit s’ouvre sur une rencontre modestement poignante: bouleversé après avoir perdu un portefeuille reçu en cadeau pour son entrée à l’université, il craque en larmes sans vraiment savoir pourquoi, jusqu’à ce qu’un jeune homme discret et mystérieux, Tôma, s’approche pour s’assurer que tout va bien. Bien qu’Akashi tente de minimiser la situation, Tôma insiste pour l’aider à retrouver l’objet perdu. Guidé dans le cadre apaisant de Kyoto, Akashi découvre peu à peu les multiples facettes de son nouveau camarade, et les sentiments entre les deux garçons commencent à éclore doucement, portés par la douceur et la sincérité propres à cette romance étudiante.

Avec le printemps fleurit l’amour est de ces lectures qui n’ont pas besoin de grands rebondissements pour toucher juste. Ocha signe ici un boy’s love d’une grande douceur, où chaque page respire la sincérité plutôt que la surenchère émotionnelle. Le trait est délicat, presque aérien, et sert parfaitement cette ambiance printanière qui donne son titre à l’œuvre : tout semble éclore lentement, à pas mesurés, sans jamais forcer le trait.


Ce qui frappe surtout, c’est la justesse avec laquelle sont dépeintes les émotions des deux protagonistes. On sent une vraie attention portée à l’acceptation de soi et à la confiance qui se construit peu à peu entre les personnages, loin des clichés parfois envahissants du genre. Un one-shot réconfortant, qui prouve qu’une romance simple, bien racontée, peut encore émouvoir sans artifice.

Lectrices assidue depuis très longtemps qui lit de tout ! Je lis aussi du Webtoon ! 🫶