[Test] STYX : BLADES OF GREED – Le roi des gobelins est de retour.
- Une liberté totale d'action
- Une prise en main du gameplay assez intuitive
- Les commentaires de Styx sur nos actions
- Des zones magnifiques
- Des ennemis qui réfléchissent
- Une histoire qui nous perd
- Un équilibrage de difficulté hasardeux
- Le système de parkour punitif
- Trop peu de diversité de biome
Styx : Blades of Greed: STYX est de retour 9 ans après la sortie de l'iconique Styx : Shards of Darkness, suite directe des évènements de Shard of darkness, sa suite, Blades of greed s'impose comme un petit frère qui a tout d'un grand. Très bon opus dans son ensemble, ce dernier se démarque de par ses nouveautés et son côté monde ouvert complètement assumés, un choix qui porte ses fruits tant les zones sont magnifiques et bien pensées dans leur design. Cependant le manque de biomes nous laisse ce sentiment qu'il manque un petit quelque chose. et c'est pourtant avec plus de 13 h de jeux que l'histoire se boucle, honorable pour un jeux d'infiltration fantaisiste. Blades of Greed n'est pas exempt de défauts, et pas des moindres : le parkour y est parfois punitif et l'histoire principale nous perd relativement vite dans les débuts du jeux et l'on peine à comprendre où Styx veut en venir dans sa narration. Et pourtant cela en fait un jeux très convaincant, punitif et assurément frustrant mais tellement jouissif ! STYX : Blades of Greed est le quartz brut du studio et on le ressent. – Imshael
La licence STYX c’est le mélange subtil entre un jeux d’infiltration, une partie de D&D et un soul like, ajoutez-y un antihéros au corps de rêve. Cyanide Studio a fait très fort et a offert une lettre de noblesse à sa licence. Lancer un jeux Styx, c’est se lancer dans une aventure unique qui transportera à coup sûr le joueur dans un univers riche et palpitant tant le gameplay prend aux tripes et joue avec nos émotions : chaque action irréfléchie y est punitive et frustrante. Blades of Greed n’y déroge pas, s’acquittant de sa tâche avec brio.
« Bonne chance à tes petits copains pour te trouver là »
Dans Blades of Greed, Styx a le taux de sarcasme et d’ironie à son paroxysme et c’est tant mieux ! Il n’écoute que ce qui l’arrange et fait ce qui lui chante ! Oui, j’ai pris plaisir à entendre les commentaires et les avis de ce gobelin à chaque fois que je m’occupais d’un ennemi et le planquais. Ce gobelin, bien que cynique au premier abord, est en réalité un artichaut à l’intérieur ; honnêtement je ne serais pas étonné si Styx pouvait briser le quatrième mur à l’avenir.
Outre ses commentaires, Styx peut se targuer d’avoir un panel de compétences plus qu’intéressant pour diversifier ses approches et accomplir ses tâches sans qu’un corps ne soit trop vite découvert.

Cache cache dans les conduits
Qui dit jeux d’infiltration… dit ? dit cachette ! et Styx n’a que l’embarras du choix dans cet opus.
Que ce soit en hauteur, accroché à un rebord, dans un coffre ou même dans un conduit, le petit gobelin vert a de quoi rester dans l’ombre longtemps ; mais attention à ne pas vous faire repérer car si les gardes sont en alerte ils ne vont pas chercher sans âme ni logique, non ! Ils vont purement et simplement chercher dans toutes les cachettes de Styx pour le débusquer ! Et pour une fois ! POUR UNE FOIS ! Le sentiment d’avoir des gardes idiots disparait. On peut essayer de sortir, trouver une autre planque, qui sera elle aussi fouillée par un autre garde en alerte.
D’ailleurs, en parlant de garde en alerte : oubliez l’idée de passer devant leurs yeux, même de loin, leur champ de vision est digne d’un aigle royal et les tireurs ne vous le feront pas savoir deux fois avant de vous enfoncer un carreau d’arbalète dans le crâne sans même que vous puissiez comprendre ce qui vient de se passer.
Styx, c’est de l’infiltration et la programmation des gardes vous le fera comprendre dès les premières heures de jeux.
Avez vous déjà vu… Un touriste gobelin ?
Les paysages dans Blades of Greed sont tout simplement magnifiques, alors … oui parfois le décor parait cheap au possible mais force est d’avouer que les décors ont de la gueule ! Propulsé comme son aînée sous Unreal Engine, cet opus se paye le luxe de l’être sous UE5, ce qui rend le jeux plus fluide, plus nerveux et plus propre : Alors oui, parfois les textures seront à la ramasse et d’autres fois trop propres, ce qui crée de temps à autre un décalage de qualité qui peut être visible mais n’impacte en rien la qualité du jeux.
Parmi les décors proposés, nous allons en retrouver 3 en exploration libre :
– Une cité bâtie sous un mur aux allures de repaire de bandits et marginaux en tout genre qui coexiste avec un pan entier de bâtiments d’ordre pseudo-religieux
– Une jungle luxuriante aussi dangereuse qu’imprévisible.
– Une cité en ruine flottant par magie à cause… de Styx (oui oui)
Nous en retrouverons d’autres dans des quêtes précises, mais ces biomes resteront dans le style des trois zones principales et seront plus petites, mais demanderont de garder vos talents pour vous faufiler aux aguets. C’est peu et j’aurais apprécié voir d’autres biomes. Mais désormais si l’on vous pose la question : Avez-vous déjà vu un touriste gobelin ? Vous pourrez lui répondre : « Maintenant oui ! »
Laisse moi m’infiltrer comme je le veux !
La plus grande force de Blades of Greed ? Sa liberté de mouvement, d’action et aucun chemin n’est bon ni mauvais ! Toutes les stratégies peuvent être payantes si l’on sait y faire. Alors même que le gameplay finit par tourner en rond après plusieurs heures, il est largement capable de nous surprendre et de se renouveler en changeant de stratégie.
Vous avez envie de sauter dague en main comme un assassin de la confrérie ? Styx le fait !
Votre style, c’est plutôt d’envoyer des sbires au casse-pipe pour passer ? Styx le fait !
Il n’y a pas de limite à votre façon de faire si ce n’est de ne pas vous faire repérer, cela va de soi. Mais attention, si le gameplay est intuitif et permet une liberté totale, il n’en reste pas moins que Styx est un gobelin très fragile et sa petite taille ne lui permet pas de tout effectuer, que ce soit pour le parkour ou pour du combat au corps à corps.

Blades of greed s’impose comme un petit frère qui a tout d’un grand. Très bon opus dans son ensemble, ce dernier se démarque de par ses nouveautés et son coté monde ouvert complètement assumés, un choix qui porte ses fruits tant les zones sont magnifique et bien pensée dans leurs designs. Il ne lui manquerait que d’un léger ajustement d’équilibrage et peut être du contenu additionnel pour être plus que marquant. C’est un jeux très convaincant, Punitif et assurément frustrant mais tellement jouissif ! STYX : Blades of Greed est le quarzt brut du studio et on le ressent.


