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[Chronique Manga] Le Garçon et le Dragon

Temps de lecture estimé :3 Minutes, 45 Secondes

Avez-vous déjà eu si peu de monde autour de vous que vous aviez l’impression de ne plus exister ? Shitarô est un jeune garçon. Il ne se souvient de rien et se réveille dans un vieux sanctuaire oublié. Mais au-delà de sa grande tristesse, le dieu-dragon attend sur place depuis des siècles. Découvrez ce magnifique one-shot de Fantasy douce et réparatrice, Le Garçon et le Dragon, qui a débarqué le 3 décembre 2025 chez Doki-Doki.

À propos de Le Garçon et le Dragon

Le Garçon et le Dragon est sorti initialement au Japon en 2022 aux éditions PIE International, célèbre pour ses livres d’art, et créé par l’artiste Idonaka. Ce dernier est d’abord connu pour ses publications sur Twitter. Ce titre arrive enfin en France grâce à Doki-Doki, dans une superbe édition grand format. Depuis le 3 décembre 2025, ce manga est disponible à l’achat au prix de 14,90 €, dans vos librairies préférées ainsi que sur les sites de vente en ligne.

L’histoire se déroule dans un sanctuaire isolé. Il reste à l’écart de la vie des gens et du temps. l’histoire du manga suit Shitarô, un collégien au regard vide. Il a de grandes blessures psychologiques. Face à lui, Yamabuki, un dragon divin majestueux mais maladroit, est persuadé d’avoir retrouvé sa promise réincarnée. Au début, tout n’a pas été compris, mais la cohabitation commence de manière un peu surprenante.

L’œuvre est un one-shot donc complet en un seul volume.

Shitarou, un collégien, se réveille sur un banc dans un étrange sanctuaire. Il y rencontre un dragon qui l’appelle sa « fiancée ». Une histoire fantastique et humaine sur « ce qu’est l’amour » entre un dieu dragon attendant sa future épouse depuis 100 ans et un garçon à la mémoire floue qui a été pris pour sa future mariée.

Synopsis

Chronique réalisée à partir d’une version presse numérique envoyée par l’éditeur que nous remercions.

Une promesse millénaire pour deux âmes solitaires

Shitarô se réveille sur le banc d’un vieux sanctuaire, sans savoir qui il est ni comment il est arrivé là. En face de lui, il aperçoit Yamabuki. Ce dernier est capable de faire venir la pluie, de guérir les blessures et dispose d’autres facultés. La grandeur du dragon peut surprendre le commun des mortels. Pour la créature divine, aucun doute ce garçon chétif est la réincarnation de son épouse disparue il y a longtemps. Il l’accueille avec beaucoup de joie et beaucoup d’amour. Shitarô ne sait pas où aller. Il porte un passé difficile avec de la maltraitance et de l’abandon. Contre toute attente, il accepte cette hospitalité qui paraît étrange. Le garçon passe du temps avec le dragon dans le lieu sacré. Peu à peu, ils apprennent à mieux se comprendre.

Le refuge des cœurs brisés

Le sanctuaire de Yamabuki est dans la nature. Il y a beaucoup de vie et de lumière dans le sanctuaire. Ce lieu est très différent du côté sombre de Shitarô. Le monde extérieur regroupe les lieux où vivent les humains. Dans le monde extérieur, il y a de la souffrance et du rejet. Au centre de ce huis clos se trouve la relation ambiguë mais touchante entre le garçon et le dragon. Yamabuki possède une grande puissance divine, mais le dragon vit seul depuis des milliers d’années. Il montre à Shitarô le souvenir d’un passé heureux. Shitarô, de son côté, trouve pour la première fois quelqu’un qui le remarque et l’attend, même si c’est pour de mauvaises raisons.

Mais ce quotidien paisible n’est pas vide de sens. L’auteur montre bien comment trouver la guérison. Shitarô ne guérit pas par magie il apprend à accepter la bienveillance. Le dragon découvre peu à peu qu’il vaut mieux aimer la personne qui est là plutôt que de s’accrocher à un souvenir. Cette histoire raconte la famille choisie, la famille que l’on crée pour avancer dans la vie.

Le passé refait surface. Le sanctuaire ne sert plus seulement d’abri. Le sanctuaire protège aussi les émotions. on voit rapidement que le vrai danger ne vient pas du dragon. Le plus grand risque vient du monde que le garçon cherchait à éviter.

Mon Avis

Ce manga propose une façon de voir ce qui sort de l’ordinaire. Le style d’Idonaka, qui s’est fait connaître grâce aux réseaux sociaux montre des planches aérées, avec un trait organique et crayonné qui rappelle davantage le carnet de croquis d’art plutôt que le manga traditionnel. Le design de Yamabuki attire le regard. Le dragon n’est pas effrayant loin de là, il est attachant ! On retrouve de la douceur dans son visage. La créatrice a dessiné les écailles avec soin et a donné au visage des expressions humaines. Le résultat est bluffant.

Je connais peu de livres en un seul tome qui donnent vraiment envie de s’attacher aux personnages. L’ambiance garde une note triste, mais ne tombe pas dans le désespoir. Le début avec le quiproquo de la fiancée peut prêter à sourire, mais le récit prend rapidement une tournure plus émouvante et vraie. L’autrice parle de la maltraitance des enfants avec beaucoup de réserve. Elle met également de la distance et choisit de ne pas nous brusquer. Le choix du grand format par Doki-Doki met bien en valeur la beauté des dessins.

Ce texte touche beaucoup, mais il apporte aussi un peu de paix. C’est une lecture qui fait du bien, comme une douce mélodie, comme un remède aux traumatismes. Une excellente pioche pour les amateurs d’histoires contemplatives, et parfaite pour tous ceux qui cherchent un beau livre à offrir ou à s’offrir.

Je suis inovadiax, 24 ans passionné de jeux vidéo. J'ai intégré le staff de Game Cover car j'aime écrire des articles et faire des review de jeu afin d'aider les développeurs.

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