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Voici quatre mangas à lire absolument pour célébrer la Journée internationale de l'amitié.

Voici quatre mangas à lire absolument pour célébrer la Journée internationale de l’amitié.

Aujourd’hui, 30 juillet, c’est la Journée internationale de l’amitié. Pour marquer le coup, nous vous recommandons 4 mangas qui mettent l’amitié à l’honneur !

1) Sunny (Taiyō Matsumoto, Kana)

Sunny, de Taiyō Matsumoto, suit un groupe d’enfants vivant dans un foyer d’accueil à la campagne, où trône une vieille Nissan Sunny hors d’usage qui leur sert d’échappatoire imaginaire , chacun s’y installe pour rêver, fuir un instant sa réalité, ou simplement être ailleurs. Le manga alterne les points de vue entre les différents enfants, de Haruo le plus turbulent à Junsuke le plus rêveur, en passant par les figures adultes qui les encadrent avec plus ou moins de tendresse, dans un style graphique très reconnaissable, à la fois brut et poétique. L’amitié y est omniprésente sans jamais être théâtralisée : c’est le ciment silencieux qui tient ces enfants ensemble, chacun marqué par l’abandon ou l’absence parentale, et qui trouvent dans le groupe une forme de famille de substitution , les disputes, les bêtises collectives, les silences partagés autour de la Sunny en disent souvent plus long que n’importe quel dialogue sur ce que signifie ne pas être seul face à une enfance déjà abîmée.

2) Solanin (Inio Asano, Kana )

Solanin, d’Inio Asano, suit Meiko et Taneda, un jeune couple tout juste sorti des études qui peine à trouver sa place dans la vie adulte à Tokyo. Elle démissionne de son travail de bureau sans trop savoir pourquoi, lui traîne entre petits boulots et rêves de musique jamais concrétisés. Autour d’eux gravite toute une bande de potes d’université, chacun empêtré dans ses propres doutes, ses petits renoncements et ses élans d’espoir, dans un Tokyo contemporain dessiné avec un réalisme mélancolique très caractéristique d’Asano. L’amitié y occupe une place centrale en filigrane : c’est ce groupe d’amis, avec ses habitudes, ses soirées, ses silences gênés et ses moments de complicité presque anodins, qui sert de filet de sécurité face à l’angoisse de « devenir quelqu’un » , le vrai sujet du manga n’est pas tant l’histoire d’amour que cette solidarité discrète entre jeunes adultes qui refusent, ensemble, de sombrer complètement dans le désenchantement.

3) March comes in like a lion ( Umino Chica , Kana )

March Comes in Like a Lion de suit Rei Kiriyama, un jeune joueur de shōgi professionnel isolé, orphelin et encore marqué par un passé familial douloureux, qui vit seul à Tokyo et peine à trouver sa place autant sur l’échiquier que dans la vie. Le manga alterne scènes de compétition et tranche de vie beaucoup plus douce, notamment autour des sœurs Kawamoto qui l’accueillent peu à peu dans leur quotidien, le tout porté par un dessin délicat et une narration très introspective sur la solitude et la dépression. L’amitié y est un thème central et progressif : ce sont les liens tissés avec les Kawamoto, ses camarades de club, et même certains rivaux du shōgi qui, sans jamais forcer les choses, viennent lentement réchauffer l’isolement de Rei , le manga montre avec beaucoup de justesse comment une présence discrète et fidèle peut littéralement sauver quelqu’un, sans qu’il y ait le moindre romantisme là-dedans.

4) Chiisakobee ( Minetarō Mochizuki, Le Lézard Noir )

Chiisakobé, de Minetarō Mochizuki, adapte un roman de Shūgorō Yamamoto en le transposant à l’époque contemporaine : Shigeji, jeune charpentier au look de marginal chevelu, perd ses parents et l’entreprise familiale de construction, Daitomé, dans un incendie, et fait le serment de la reconstruire seul. Son retour dans la maison natale s’accompagne de l’arrivée de Ritsu, une amie d’enfance, qu’il embauche comme assistante et qui impose avec elle cinq jeunes orphelins turbulents rescapés du même incendie, refusant qu’ils soient séparés par les services sociaux. L’amitié (et plus largement le lien humain choisi plutôt que subi) y est un thème très présent mais tout en retenue : c’est une cohabitation forcée entre un homme taiseux et des enfants au caractère bien trempé qui, sans grands discours ni scènes démonstratives, tisse peu à peu une véritable famille de substitution , le manga excelle à montrer comment la tendresse peut naître du silence et des gestes du quotidien plutôt que des mots.

Lectrices assidue depuis très longtemps qui lit de tout ! Je lis aussi du Webtoon ! 🫶