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FF7 Rebirth Test Switch 2

[Test] Final Fantasy VII Rebirth (Switch 2)

L’aventure continue sur Switch 2, qui arrive à faire tourner ce FF7 contre vents et marées

Les +
  • Impressionnant sur Switch 2 malgré tout
  • La durée de vie
  • L'OST !
  • L'aventure qui avance
  • Quelques ajouts sympas dans le gameplay
  • Le doublage français
Les –
  • Pas mal de concessions techniques et un rendu 30fps
  • La liberté creuse
  • Le rythme du jeu mal dosé
  • Les activités annexes parfois relou
  • Les temps de chargement plus notables

Final Fantasy VII Rebirth (Switch 2): Sur Switch 2, le jeu fait preuve d’une humilité technique évidente : textures simplifiées, effets réduits, 30fps constants mais il préserve l’essentiel : la vision, l’émotion, la mise en scène, la densité, la musique, la puissance narrative. Ce n’est pas la version la plus éclatante, mais c’est une version honorable, solide, parfaitement jouable, et surtout capable de transmettre tout ce qui fait de Rebirth un épisode majeur de la saga. HerrKamper

7.5
von 10
2026-06-13T10:28:15+02:00

La première fois que Final Fantasy VII a tourné sur ma PlayStation 1, j’ai eu cette sensation étrange que le jeu vidéo venait de changer d’échelle : Midgar qui s’ouvre comme une blessure industrielle, les thèmes de Nobuo Uematsu qui s’incrustent dans la mémoire, et cette impression d’être aspiré dans un monde trop vaste pour tenir sur trois disques. Depuis, chaque retour à cet univers réveille quelque chose de profondément ancré, un mélange de fascination, de nostalgie et de respect presque religieux. J’avais été conquis globalement par FFVII Remake, malgré les retouches de gameplay et autres dilutions scénaristiques pour justifier de devoir passer à la caisse trois fois, il en reste que le titre éclate la rétine et les oreilles, et au final je me suis laissé porter par cette nouvelle vision du titre.

Revenir aujourd’hui sur Final Fantasy VII Rebirth, c’est retrouver ce choc fondateur, mais réinterprété avec une ambition démesurée, une mise en scène qui ne s’excuse jamais, et une générosité presque insolente malgré son contenu discutable. Et pour pousser l’expérience plus loin, j’ai refait l’aventure sur Switch 2, histoire de voir si la petite dernière pouvait tenir tête à la PS5. Résultat : malgré des concessions visibles, un rendu plus clairsemé et un framerate qui s’accroche courageusement à ses 30fps, la machine parvient à préserver l’essentiel : l’émotion, la mise en scène et la densité du titre.

Final Fantasy VII Rebirth (Switch 2)

Si vous possédez uniquement une Switch 2 et que vous souhaitez faire ces Final Fantasy VII, foncez ! Mais si vous avez une PS5, une Xbox Series X ou un PC, l’aventure sera plus fluide sur ces machines et/ou plus agréable visuellement.

Un système de combat clivant mais qui s’affine malgré tout

Rebirth confirme ce que Remake avait amorcé : un système de combat hybride qui atteint ici une forme de maturité intéressante, si toutefois vous passez la barrière de ce gameplay clivant qui en a fait lâcher plus d’un, notamment les plus attachés au tour par tour. Les attaques en duo, les compétences liées aux armes, la montée en puissance via les PA, tout concourt à créer un ballet d’acier et de magie où chaque affrontement devient un petit morceau de chorégraphie. La Switch 2, malgré son framerate qui oscille dans les 30fps, conserve l’essentiel de cette dynamique. Les combats restent jouables, intenses, malgré le bordel ambiant selon les cas.

A côté du combat, il faudra toujours veiller à remplir votre codex pour ajouter des compétences aux personnages et augmenter certaines stats, sans oublier l’inventaire avec l’équipement des armes et armures et bien évidemment les matérias, à glaner où vous le pourrez et à optimiser à votre guise selon votre style de jeu.

Final Fantasy VII Rebirth (Switch 2)

Les cinématiques, quant à elles, demeurent l’un des points culminants du jeu. Même compressées, même légèrement moins fines, elles conservent leur puissance évocatrice, leur sens du spectacle et leur capacité à faire frissonner.

Une OST monumentale, un écrin émotionnel intact

Difficile de parler de Rebirth sans évoquer sa bande-son, véritable colonne vertébrale du projet. Les orchestrations, tantôt lyriques, tantôt martiales, tantôt mélancoliques, accompagnent chaque pas, chaque combat, chaque respiration du récit. Même sur Switch 2, en jouant en mode nomade le casque vissé aux oreilles, la magie opère. On ferme les yeux, on se laisse porter, et on comprend pourquoi cette OST s’impose déjà comme l’une des plus marquantes de la saga.

Rebirth déborde également de contenu, pour le meilleur et le pire : quêtes secondaires nombreuses, mini‑jeux parfois barbants, exploration vaste mais avec un sentiment de vide, activités annexes et challenges variés… Dans la globalité, cette liberté fracture légèrement le rythme global de la narration, en tout cas si vous prenez le temps de vous promener sans faire le jeu en ligne droite. Certaines zones semblent vouloir en faire un peu trop, certains détours paraissent moins inspirés, mais l’ensemble reste cohérent, généreux, et surtout profondément respectueux de l’univers d’origine.

Final Fantasy VII Rebirth (Switch 2)

Verdict

Final Fantasy VII Rebirth est une œuvre monumentale, un hommage vibrant à un mythe fondateur, mais aussi une relecture audacieuse qui n’a pas peur de surprendre, de bousculer, de réinventer. Sur Switch 2, le jeu fait preuve d’une humilité technique évidente : textures simplifiées, effets réduits, 30fps constants mais il préserve l’essentiel : la vision, l’émotion, la mise en scène, la densité, la musique, la puissance narrative.

Ce n’est pas la version la plus éclatante, mais c’est une version honorable, solide, parfaitement jouable, et surtout capable de transmettre tout ce qui fait de Rebirth un épisode majeur de la saga.