Ce sixième volume joue sur un terrain inattendu et ça fait du bien. Tatsuya Endo met de côté l’ambiance de l’école pour proposer des scènes plus sportives, avec un décor qui change complètement et des personnages qui se révèlent sous un nouveau jour. On retrouve toute la fantaisie de la série, avec un petit plus côté cœur.

Loid doit mettre la main sur un document sensible qui pourrait faire basculer l’équilibre entre l’Est et l’Ouest. Pour y parvenir, il fait équipe avec Nocturna, une collègue qui ne cache pas vraiment ses sentiments à son égard. Leur piste les mène vers un tournoi de tennis clandestin, où chaque match compte. Pendant ce temps, Yor s’interroge sur sa place au sein de la famille et se demande si elle est à la hauteur de son rôle d’épouse, tandis que Loid peine toujours à se rapprocher de sa cible.

Ce tome a un ton plus décalé que les précédents, et c’est ce qui le rend si agréable. Le tournoi sert de prétexte à des scènes spectaculaires et pleines d’humour, où chacun essaie de gagner sans se faire repérer. Nocturna apporte une énergie nouvelle : sûre d’elle, un peu obsessionnelle, elle crée de vrais moments de comédie face à Loid, qui ne voit rien venir. Le dessin accompagne très bien ces séquences, avec des mouvements nets et des expressions qui valent mille mots.

Mais l’auteur ne se contente pas de faire rire. Les questions de Yor donnent une vraie profondeur à son personnage, et on comprend mieux ce qu’elle ressent derrière sa douceur. Cette partie plus sensible contraste avec l’agitation du tournoi et rend le volume plus riche qu’il n’y paraît. C’est une lecture variée, vivante, qui ajoute de la nuance à la série tout en gardant son esprit léger.

