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Gachiakuta Tome 1 : Jeté dans les abysses, Rudo découvre un monde fait de déchets

Gachiakuta Tome 1 : Jeté dans les abysses, Rudo découvre un monde fait de déchets

Quand une mangaka se fait remarquer comme la successeuse d’Atsushi Ohkubo, l’auteur de Soul Eater et Fire Force, on attend forcément son premier gros projet au tournant. Kei Urana, qui a fait ses armes dans l’équipe de ce dernier, signe avec Gachiakuta un shônen d’action à l’esthétique très marquée, nourri par la culture street et le graffiti, pour lequel elle a travaillé avec l’artiste Hideyoshi Andou. Le manga a depuis connu une adaptation en anime par le studio Bones, ce qui lui a donné une belle visibilité. Reste à voir si ce premier tome tient ses promesses, ou si tout repose sur son look.

Rudo grandit dans un bidonville, rejeté de tous à cause de son père, condamné à la pire peine de ce monde : être jeté dans des abysses sans fond, d’où personne ne revient. Seul Regto, un homme bienveillant, l’a recueilli et essaie peu à peu de le sortir de sa carapace. Rudo survit en récupérant les déchets des gens de la haute société, jusqu’au jour où il est accusé du meurtre de son protecteur et subit à son tour le même sort. En bas, un tout autre monde l’attend, rempli de détritus mais aussi de créatures dangereuses nées de déchets mêlés à des émotions négatives. Pour survivre, Rudo va devoir révéler des capacités qu’il ignorait, notamment grâce aux gants que lui avait offerts Regto.

Ce qui saute aux yeux dès les premières pages, c’est le dessin. Le trait est nerveux, l’ambiance sombre et crasseuse est parfaitement rendue, et on sent l’influence du graffiti dans la façon dont certaines planches sont construites. C’est vraiment le gros atout du manga pour l’instant, et c’est une bonne chose, car dans un marché aussi chargé, beaucoup de lecteurs se décident sur un seul tome. Celui-ci donne tout de suite envie d’en voir plus, avec des scènes d’action qui font leur effet et un univers qui sort de l’ordinaire.

Côté histoire, la mise en place est efficace : le drame de Rudo est posé rapidement, et l’idée d’un monde bâti sur les déchets donne un vrai décor original à la série. On reste toutefois dans les codes du shônen, avec un héros rejeté qui découvre un pouvoir caché, donc on a parfois l’impression de déjà connaître le schéma. Au final, c’est un très bon premier tome, à conseiller à ceux qui aiment les mangas d’action avec un style visuel fort et un héros qui part de très bas.

Lectrices assidue depuis très longtemps qui lit de tout ! Je lis aussi du Webtoon ! 🫶