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[Les jeudis de l’angoisse S2E15] Resident Evil de Zach Cregger
La saga Resident Evil revient en 2026 avec un nouvel opus infecté, brutal et résolument orienté survival horror. Un retour aux sources qui tombe à pic pour notre rubrique Les Jeudis de l’Angoisse, où l’on dissèque ce que ce nouveau chapitre apporte — ou détruit — dans l’univers déjà chaotique d’Umbrella.

Mes débuts avec Resident Evil
C’est en décembre 1996 qu’a débuté mon périple avec la franchise de Capcom. Fraîchement séparé de ma Super Nintendo, j’ai le plaisir de découvrir, sous le sapin la première PlayStation avec un jeu dont la jaquette avait retenu mon attention : Resident Evil. Lumières éteintes, manette en main… je me souviens encore de mes premiers pas dans le manoir Spencer en compagnie de Jill, Chris et Barry. La tension était présente derrière chaque porte, les ennemis surgissaient en nombre par moments et les munitions étaient peu nombreuses… Naissait alors une passion pour une saga qui ne me quitte plus depuis trente ans et que j’ai toujours autant à cœur.
Six ans plus tard, Resident Evil débarque dans les salles obscures. Un premier film dans lequel on prend plaisir à retrouver Milla Jovovich sous la caméra de Paul W.S Anderson. Un premier visionnage sympathique, une hexalogie qui aura toujours divisé les fans. On fera l’impasse sur la série Netflix et les animes (même si je vous recommande Resident Evil : Death Island), mais comment oublier Resident Evil : Bienvenue à Raccoon City ? Un film attendu par les fans, qui sentait le reboot, nous offrait du fan service à outrance et qui ara malgré tout fait un flop. Mais qu’attendre d’une bonne adaptation de Resident Evil alors ? Il aura fallu attendre 2026 pour avoir la réponse avec l’arrivée de Zach Cregger qui, après Barbarian et Évanouis, nous offre sa vision de la saga. Accrochez vos ceintures, il est temps d’aller saluer nos amis d’Umbrella Corporation.
Umbrella Corporation : mensonges, virus et carnage
Alors qu’il aurait pu regagner sa demeure après une dernière livraison, Bryan (Austin Abrahams) en accepte une dernière course en dehors de la zone. L’occasion de se faire un petit billet en plus, mais un accident de la route et de mauvaises conditions météo vont tout faire basculer. Cependant, notre héros d’un soir va devoir faire face à une menace bien plus grande. Parviendra-t-il à survivre à cette nuit de terreur ?

Un retour aux fondamentaux du survival horror
Passé les vingt premières minutes qui posent les bases du récit le temps de faire les présentations, Cregger nous plonge dans une atmosphère poisseuse, sombre et claustrophobe. Il ne faut que peu de temps afin que le carnage commence. Mais pas de bol, notre héros n’est pas un agent surentraîné pour faire face aux armes bactériologiques.
Rapidement, on ressent une tension permanente héritée des premiers jeux, dont Resident Evil 2, le scénario du film se passant au même moment que le périple de Léon. L’intrigue laisse ici planer le doute sur l’origine du nouveau pathogène qui pourrait être dans le fameux colis mystère de Bryan. Comme vous l’aurez compris, on ne va pas passer 97 minutes à le voir mitrailler tout ce qui bouge. Mais comment survivre dans ce joyeux bordel du coup ?


C’est plus sur le fond que sur la forme que le réalisateur s’est approprié la franchise. On prend plaisir à découvrir Racoon City sous un nouvel angle (même si ce cadre enneigé nous ramènerait presque à Silent Hill). Pas de super-héros ici, mais un personnage lambda que l’on pourrait diriger manette en main. Ayant pour simple mission de se rendre d’un point A vers un point B, on prend plaisir à le voir évoluer face à cette menace grandissante. Les zombies sont ici des plus agressifs, leurs mutations des plus imprévisibles sans oublier la recherche d’armes et bien entendu les énigmes qui m’auront fait sourire.
L’humour un peu décalé que l’on pouvait entrapercevoir dans la bande-annonce m’effrayait un peu. Finalement, ce dernier est justement dosé et nous offre des scènes mémorables comme la première fois que Bryan tente de forcer un cadenas pour fuir. Ou encore la pauvre femme accidentée qui va lui en faire voir de toutes les couleurs. Les scènes d’actions ne sont pas en berne et se veulent assez nerveuses. Un survivant crédible loin du fan-service qui cherche juste à vous en mettre plein la vue. On ne peut que saluer le travail du réalisateur qui aura su se réapproprier le matériel d’origine tout en respectant les codes du genre, et ce, jusqu’à la fin…

Conclusion
Resident Evil est un retour infecté et brutal qui devrait satisfaire les fans de survival horror. Un film imparfait mais généreux, qui assume son ADN gore et son héritage vidéoludique. Parfait pour un Jeudi de l’Angoisse où l’on aime quand ça dégénère. Et vous, qu’avez-vous pensé de cette nouvelle adaptation ?



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